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10 août 1678 : Paix de Nimègue

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10 août 1678 : Paix de Nimègue
Publié / Mis à jour le jeudi 9 août 2012, par LA RÉDACTION
 

Cette paix, dont Louis XIV dicta les conditions, mit fin à la guerre de 1672 ; on vit dans cette paix combien les événements contredisent les projets. La Hollande, contre qui seule la guerre avait été entreprise, et qui aurait dû être détruite, n’y perdit rien ; au contraire, elle y gagna une barrière, et toutes les autres puissances qui l’avaient garantie de la destruction, y perdirent ; il est vrai que la Hollande avait été assez heureuse ou assez adroite pour ne paraître plus qu’auxiliaire dans une guerre entreprise pour sa ruine, tandis que l’Empire et l’Espagne, d’abord auxiliaires, étaient devenus les principales parties.

Le roi rendit aux Espagnols quelques villes qui devaient servir de barrière aux Provinces-Unies, comme Charleroi, Courtrai, Oudenarde, Ath, Gand, Limbourg ; mais il se réservait Bouchain, Coudé, Valenciennes, Cambrai, Maubeuge, Saint-Omer, Charlemont, etc., ce qui faisait une bonne partie de la Flandre. Il se réservait aussi toute la Franche-Comté, et ces deux provinces étaient un assez digne fruit de la guerre.

Par un des articles du traité avec l’empereur, Huningue, qui n’était alors qu’une simple redoute, resta à la France, et devint ensuite une place de guerre tenant toute la tête du Rhin. Le roi eut la gloire de rétablir dans leurs principautés, les deux Furstemberg, que l’empereur avait dépouillés, et dont l’un était en prison ; et de faire rendre à son allié, le roi de Suède, tout ce que l’électeur de Brandebourg et le roi du Danemark lui avaient pris ; la volonté de Louis XIV était une loi d’un bout de l’Europe à l’autre.

En vain l’électeur de Brandebourg lui écrivit la lettre la plus soumise, l’appelant monseigneur, le conjurant de lui laisser ce qu’il avait acquis ; il fallut que le vainqueur des Suédois rendît toutes ses conquêtes. Louis XIV fut en ce temps au comble de la grandeur ; victorieux depuis qu’il régnait, n’ayant assiégé aucune place qu’il n’eût prise, supérieur en tout genre à ses ennemis réunis, la terreur de l’Europe pendant six années de suite, enfin son arbitre et son pacificateur, ajoutant à ses Etats la Franche-Comté et la moitié de la Flandre ; et ce qu’il devait compter pour le plus grand de ses avantages, roi d’une nation heureuse, et alors le modèle des autres nations.

L’Hôtel de Ville de Paris lui déféra, quelque temps après, le nom de Grand avec solennité, et ordonna que dorénavant ce titre seul serait employé dans tous les monuments publics. Cependant le nom de Louis XIV a prévalu dans le public sur celui de Grand : l’usage est le maître de tout. Henri, qui fut surnommé le Grand à si juste titre, après sa mort, est appelé communément Henri IV : ce nom seul en dit assez.

 
 
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