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29 juillet 1099 : mort du pape Urbain II

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29 juillet 1099 : mort
du pape Urbain II
Publié / Mis à jour le mardi 17 juillet 2012, par LA RÉDACTION
 

Son pontificat est célèbre par la publication de la première croisade. Othon qui fut depuis Urbain II, naquit en 1042 d’une famille noble : destiné à l’état ecclésiastique pour lequel il annonçait de grandes dispositions, il fut d’abord chanoine de la cathédrale de Reims, ensuite moine de Cluny. Le bruit de ses talents étant parvenu jusqu’au fameux Grégoire VII, qui régnait alors, ce pontife l’appela à Rome en 1078, et lui donna l’évêché d’Ostie.

Grégoire Vll, en mourant, désigna les deux hommes qu’il croyait les plus dignes de lui succéder : c’étaient Didier et Othon. Le premier fut pape sous le nom de Victor Ill, et ne régna que quatre mois ; le second fut élu immédiatement après. Urbain II marcha sur les traces de celui qui avait fait sa fortune. Il poursuivit l’empereur du Saint Empire romain germanique Henri IV, et excommunia le roi de France Philippe Ier.

Les Turcomans ayant chassé les Sarrasins de Jérusalem, exercèrent les plus grandes cruautés sur les pèlerins qui jusqu’alors avaient pu faire ce pieux voyage en payant un léger tribut. Les plaintes de ces derniers retentirent dans l’Europe : Urbain touché de leur douleur, et sollicité d’ailleurs par l’empereur de Constantinople, convoqua un concile pour remédier aux maux de la chrétienté.

Ce concile s’ouvrit à Plaisance le 1er marrs 1095, et ne dura que sept jours. Il s’y trouva deux cents évêques, quatre mille ecclésiastiques, et trente mille laïques, foule énorme qui ne pouvait tenir dans une église et se réunit dans une plaine voisine de la ville. Le projet y fut formé d’aller combattre les infidèles, et le pape eut lieu d’être content de la disposition des esprits.

Mais il pensa que la France était plus propre que l’Italie à devenir le centre d’un aussi grand mouvement. C’est pourquoi il passa les monts, et vint à Clermont en Auvergne où il ouvrit, le 18 novembre 1095, le célèbre concile qui porte ce nom. Ce qu‘il y eut de fort singulier, c’est qu’il commença par excommunier le roi de France dans les Etats duquel il se trouvait. Ensuite il s’occupa de la croisade qui fut publiée avec la plus grande solennité. A peine eut-il prononcé l’exhortation, que toute l’assemblée, composée des plus illustres seigneurs français, s‘écria d’une voix unanime : « Dieu le veut ! Dieu le veut ! » Ce concert de sentiments, dans une si grande multitude, fut regardé comme miraculeux ; et les Croisés prirent cette exclamation pour leur mot de ralliement. Ils s’occupèrent, dans la même séance, des moyens de se reconnaître, soit dans le voyage, soit au milieu des dangers ; pour y parvenir, ils résolurent d’arborer une croix sur l’épaule droite.

Urbain, qui fut l’auteur d’un mouvement si important dans notre histoire, retourna en Italie pour attendre l’effet de ses prédications ; mais il ne put en voir le succès, car il mourut quatre ans après. Ce pontife, si jaloux de ses prérogatives, dont il eut le malheur d’abuser, montra, par un contraste fort singulier, la vénération la plus profonde pour les vertus humbles et obscures. Il fit venir à Rome Saint-Brune dont il avait été l’élève, et voulut l’associer au gouvernement de l’Eglise ; mais le pieux solitaire rejeta toutes les propositions du pape, qui ne put lui faire accepter l’archevêché de Reggio. Urbain fut obligé de consentir. à ce qu’il se retirât en Calabre, où il vécut dans les austérités de son ordre.

C’est au pontificat d’Urbain Il qu’a commencé l’usage de placer des croix sur les grandes routes. Ce pape fit décider, au concile de Clermont, que le voisinage d’une croix serait, pour un homme poursuivi par ses ennemis, un asile aussi respectable que celui des églises.

 
 
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