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18 juillet 371 avant Jésus-Christ : bataille de Leuctres, gagnée par les Thébains sur les Lacédémoniens

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18 juillet 371 avant Jésus-Christ :
bataille de Leuctres, gagnée par les
Thébains sur les Lacédémoniens
Publié / Mis à jour le lundi 16 juillet 2012, par LA RÉDACTION
 

Les deux armées étaient dans un endroit de la Béotie nommé Leuctres. La veille de la bataille, pendant qu’Epaminondas faisait ses dispositions, inquiet d’un événement qui allait décider du sort de sa patrie, il apprit qu’un officier de distinction venait d’expirer tranquillement dans sa tente : « Eh bons Dieux ! s’écria-t-il, comment a-t-on le temps de mourir dans une pareille circonstance ? »

Le lendemain se donna cette bataille que les talents du général Thébain rendront à jamais mémorable. Cléombrote s’était placé à la tète de son armée, avec la phalange lacédémonienne, protégée par la cavalerie qui formait une première ligne. Epaminondas, assuré de la victoire s’il peut enfoncer cette aile si redoutable, prend le parti de refuser sa droite à l’ennemi, et d’attaquer par sa gauche. Il y fait passer ses meilleures troupes, les range sur cinquante de hauteur, et met aussi sa cavalerie en première ligne. A cet aspect, Cléombrote change sa première disposition ; mais au lieu de donner plus de profondeur à son aile, il la prolonge pour déborder Epaminondas.

Pendant ce mouvement, la cavalerie des Thébains fondit sur celle des Lacédémoniens, et les renversa sur leur phalange, qui n’était plus qu’à douze de hauteur. Pélopidas, qui commandait le bataillon sacré la prit en flanc. Epaminondas tomba sur elle avec tout le poids de sa colonne, elle en soutint le choc avec un courage digne d’une meilleure cause, et d’un plus heureux succès. Des prodiges de valeur ne purent sauver Cléombrote ; les guerriers qui l’entouraient sacrifièrent leurs jours, ou pour sauver les siens, ou pour retirer son corps que les Thébains n’eurent pas la gloire d’enlever.

Après sa mort, l’armée du Péloponèse se retira dans son camp, placé sur une hauteur voisine ; quelques Lacédémoniens proposaient de retourner au combat ; mais leurs généraux, effrayés de la perte que Sparte venait d’essuyer, et ne pouvant compter sur des alliés plus satisfaits qu’affligés de son humiliation, laissèrent les Thébains élever paisiblement un trophée sur le champ de bataille. La perte de ces derniers fut très légère ; celle de l’ennemi se montait à quatre mille hommes, parmi lesquels on comptait mille Lacédémoniens. De sept cents Spartiates, quatre cents perdirent la vie.

Le premier bruit de cette victoire n’excita dans Athènes qu’une jalousie indécente contre les Thébains. A Sparte, il réveilla ces sentiments extraordinaires que les lois de Licurgue imprimaient dans tous les cœurs. Le peuple assistait à des jeux solennels, où les hommes de tout âge disputaient le prix de la lutte et des autres exercices du Gymnase. A l’arrivée du courrier, les magistrats prévirent que c’en était fait de Lacédémone, et sans interrompre le spectacle, ils firent instruire chaque famille de la perte qu’elle venait d’essuyer, en exhortant les mères et les épouses à contenir leur douleur dans le silence. Le lendemain on vit ces familles, la joie peinte sur le visage, courir aux temples, à la place publique, remercier les dieux, et se féliciter mutuellement d’avoir donné à l’Etat des citoyens si courageux ; les autres n’osaient s’exposer aux regards du public, ou ne se montraient qu’avec l’appareil de la tristesse et du deuil. La douleur de la honte et l’amour de la patrie prévalurent tellement dans la plupart d’entre elles, que les époux ne pouvaient soutenir les regards de leurs épouses, et que les mères craignaient le retour de leurs fils.

Les Thébains furent si enorgueillis de ces succès, que le philosophe Antisthène disait : « Je crois voir des écoliers, tout fiers d’avoir battu leurs maîtres. »

 
 
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