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18 juillet 1659 : naissance de Hyacinthe Rigaud, portraitiste, à Perpignan (Pyrénées-Orientales)

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18 juillet 1659 : naissance du portraitiste
Hyacinthe Rigaud à Perpignan
Publié / Mis à jour le mercredi 18 juillet 2012, par LA RÉDACTION
 

Né à Perpignan le 18 juillet 1659, Hyacinthe Rigaud né Jacint Rigau-Ros — c’est-à-dire Rigaud le Roux —, est fils et petit-fils de peintres. Il prit goût de bonne heure pour leur profession, et après la mort de son père Mathias, il fut envoyé à Montpellier, et placé successivement, par les soins de sa mère, chez plusieurs maîtres, Pezey, Verdier et Ranc. Il vint ensuite à Lyon pour exercer ses divers talents et y demeura quatre années.

Hyacinthe Rigaud
Hyacinthe Rigaud

Pour se perfectionner dans toutes les parties de son art, il se rendit à Paris en 1681 ; dès l’année suivante, il remporta le premier prix de peinture proposé par l’académie. Le sujet était Caïn bâtissant la ville d’Hénoch, Ce succès valut à Rigaud une médaille d’or de deux cents livres, un porte-crayon et deux compas d’argent donnés par Colbert, et un porte-crayon également en argent, de la composition du sieur Dien, offert par l’académie. Cependant il n’alla point à Rome et ne put jouir de la pension accordée aux élèves couronnés. D’après un portrait qu’il fit de Girardon, ses dispositions dans ce genre de peinture servirent de motifs au premier peintre du roi, Lebrun, pour retenir et fixer Rigaud en France.

On s’empressa de l’agréer à l’académie comme peintre d’histoire sur la vue seule d’un Crucifiement, avec figures, non terminé, le 5 août 1684 ; mais ce fut un Portrait du sculpteur Desjardins et un Saint-André qui le firent recevoir, le 2 janvier 1700, comme peintre d’histoire et de portraits. Dans les tableaux de ce genre, une parfaite ressemblance, jointe à l’expression du caractère et de la physionomie, lui fit sans doute une réputation brillante, mais qui le détourna ou ne lui permit que très rarement de cultiver l’histoire. Mignard, quoique excellent lui-même dans le portrait, avait engagé Rigaud à exécuter, pour les salles de l’académie, celui de Lebrun, son prédécesseur : le grand succès qu’obtint son protégé le produisit dans un cercle choisi et de là dans une sphère plus élevée. Rigaud peignit Monseigneur devant Philisbourg, ce qui le fit désigner pour faire le portrait en pied de Philippe V en 1700. Ce portrait figura au salon de 1704 : c’est la seule fois que Rigaud ait exposé.

Il fit ensuite, en 1701, celui de Louis XIV, également au Louvre. Après qu’il eut peint ainsi les princes de la famille royale, on ne l’appela plus que le peintre de la cour : il méritait ce titre. Dans la composition de ses figures, toujours conformes, soit par les attitudes et le port, soit par le jet des draperies, au caractère des personnages, il déploie une noblesse qui lui est propre et qui était analogue à la magnificence de la cour du monarque. Peut-être semble-t-il y avoir quelque chose de théâtral dans ses poses. Ce style, qui chez ses successeurs dégénéra en affectation, était alors le type que le théâtre reçut de la cour et qu’il outra en l’imitant ; mais l’artiste, dans ses tableaux même d’apparat, ne s’écarte point de la vérité, et, malgré le luxe ou, comme on l’a dit, le fracas des accessoires et l’ampleur des draperies, il n’y a point de roideur ni d’exagération dans son style.

Avec plus de gravité et de force que de vivacité et de délicatesse, il a fait moins de portraits de femmes. Il les laissait faire à Largillière, et d’ailleurs il ne croyait pas, après Mignard, pouvoir y joindre la même grâce avec la même vérité. Il disait d’elles : « Si je les fais telles qu’elles sont, elles ne se trouveront pas assez belles, et si je les flatte trop, elles ne ressembleront pas. » Inspiré pourtant par un sentiment tendre, il peignit plusieurs fois le portrait de sa mère, Marie Serre, dont Coysevox a sculpté le buste. Drevet a gravé en 1702, d’après Rigaud, un des portraits de sa mère.

Dans l’un des voyages qu’il fit pour cet objet, la ville de Perpignan le nomma en 1709 au rang de ses nobles. Louis XIV confirma cette nomination, et Louis XV, qui fut également peint par Rigaud, la lui maintint, « tant en considération de la réputation acquise dans son art que pour avoir peint la famille royale jusqu’à la quatrième génération ». En 1627, indépendamment de la conservation qu’il obtint de ses rentes à l’hôtel de ville, Rigaud fut pensionné du roi et décoré de l’ordre de Saint-Michel.

De professeur, il fut créé recteur, puis directeur de l’académie. Le chagrin qu’il ressentit de la mort de son épouse, en 1742, joint à son âge avancé, accéléra la fin de ses jours : il mourut le 29 décembre 1743, à l’âge de 84 ans, sans postérité et sans autres élèves remarquables que Nicolas Desportes, le neveu, et Jean Ranc, qui avait épousé sa nièce et qui devint premier peintre du roi d’Espagne.

 
 
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