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Roi Henri Ier, capétien. Naissance, mort, couronnement, règne. Capétiens - Histoire de France et Patrimoine


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Rois, Présidents

Biographie des rois, empereurs, présidents français. Vie des souverains, faits essentiels, dates-clés. Histoire des règnes


Henri Ier
(né le 4 mai 1008, mort le 4 août 1060)
(Roi de France : règne 1031-1060)
Publié / Mis à jour le jeudi 4 février 2010, par LA RÉDACTION

 

Fils de Robert et de la reine Constance, il monta sur le trône au mois de juillet 1031 ; ce ne fut pas sans éprouver beaucoup de difficultés. Sa mère, femme impérieuse, avare, incapable de faire céder ses préventions à la sûreté de sa famille, s’était opposée pendant le règne de Robert à ce qu’il associa Henri à la couronne ; elle voulait obtenir cette faveur pour un autre de ses fils, qui portait aussi le nom de Robert.

Henri Ier (1031-1060)
Henri Ier (1031-1060)

L’intérêt de l’État l’emporta sur sa volonté ; mais les événements prouvèrent qu’elle n’avait pas renoncé à ses projets. A peine le roi fut-il mort, qu’un parti puissant, soutenu par Constance, prit les armes contre Henri, qui se vit réduit à chercher son salut dans la fuite. Il se réfugia près de ce duc de Normandie connu dans l’histoire sous le nom de Robert le Diable, prince rempli de vertus, mais prompt à apaiser une révolte, ayant pour principe de ne jamais traiter avec des rebelles armés.

C’est sans doute à cette sévérité qu’il doit le singulier surnom que les Normands lui donnèrent : aussi vit-on plusieurs nobles de sa cour, contraints à s’éloigner de leur patrie, se rendre célèbres dans la Pouille et dans la Calabre, et finir par attirer en Italie ces aventuriers normands, dont les chefs se sont acquis une gloire qui égale celle des plus grands rois. Robert le Diable, protecteur du roi Henri, fit une guerre si vive au parti de la reine Constance, que cette princesse fut bientôt réduite à demander la paix.

Elle l’obtint, à condition de se tenir éloignée de la cour, et se retira à Melun, où elle mourut l’année suivante, trop tard pour le repos de la France ; car Eudes, autre frère du roi, profita de la chaleur qui régnait encore dans les esprits pour se révolter à son tour : il fut vaincu, fait prisonnier, envoyé à Orléans, et Henri se trouva enfin paisible possesseur du trône.

Pour s’attacher son frère Robert, en faveur duquel la reine Constance avait pris les armes, il lui céda le duché de Bourgogne : de ce prince est issue la première race royale des ducs de Bourgogne. Eudes ne fut pas si heureux ; il obtint sa liberté, mais resta sans apanage.

Henri était alors veuf de Mathilde, nièce de l’empereur Conrad ; il n’en avait pas d’entant ; on doute même si ce mariage avait été accompli. Ses conseillers lui ayant représenté que les troubles se multiplieraient tant que la succession au trône ne serait pas assurée, à l’âge de trente-neuf ans il consentit à contracter de nouveaux engagements ; et, pour éviter toute discussion avec l’Eglise sur les degrés de parenté, il épouse Anne, fille de Jarodialas ou Jaroslaw, duc de Russie : la neuvième année de ce mariage, il eut un fils nommé Philippe, qui lui succéda.

La puissance des ducs de Normandie était alors plus considérable que celle des rois de France, moins par l’étendue des pays qu’ils gouvernaient, que parce que les liaisons qu’ils conservaient avec les princes du Nord, dont ils étaient issus, les rappelaient sans cesse à cette unité de pouvoir totalement oubliée en France depuis le triomphe du gouvernement féodal.

Robert le Diable, après avoir aidé Henri à soumettre les partis élevés contre l’autorité de ce monarque, forma le double projet d’aller en pèlerinage à Jérusalem, et de se donner pour successeur un enfant de neuf ans, qu’il avait eu d’une bourgeoise de Falaise : il assembla les grands de ses Etats, écouta leurs remontrances, persista dans ses volontés ; et tous les seigneurs jurèrent en sa présence de reconnaître, servir et défendre cet enfant, connu d’abord sous le nom de Guillaume le Bâtard, et par la suite sous celui de Guillaume la Conquérant.

Robert mourut à Nicée, comme il revenait de son pèlerinage : cette nouvelle ne fut pas plutôt parvenue en Normandie, que les révoltes éclatèrent de toutes parts. Henri, qui avait promis de protéger le jeune Guillaume, crut pouvoir faire céder la reconnaissance aux intérêts de sa couronne, et profiter de ces divisions pour reconquérir une des plus belles provinces de son royaume : mais il rencontra des obstacles qui ralentirent ses démarches ; et les ministres du jeune duc ayant su intéresser la gloire du roi à la défense de leur prince, il le soutint d’abord avec courage.

Jaloux ensuite de la grande réputation de Guillaume, il devint son ennemi, lui déclara la guerre, et perdit les droits d’un bienfaiteur sans en être dédommagé par la victoire. Henri eut presque toujours les armes à la main : ce n’était qu’en combattant qu’un monarque se faisait respecter à cette époque ; il devait assistance à ses vassaux, et, lorsqu’il négligeait de les secourir, il s’exposait à s’en voir abandonné à son tour : c’est ainsi que les fils du comte de Champagne refusèrent l’hommage au roi, qui n’avait point secondé leur père dans une guerre qu’il faisait pour son propre compte à l’empereur.

Henri fut obligé de les combattre pour les ramener à l’obéissance. Ce prince, voyant sa santé s’affaiblir, crut devoir associer au trône sou fils aîné Philippe, qui n’avait alors que sept ans ; il le fit sacrer à Reims en 1059 : ses pressentiments ne le trompèrent pas ; car il mourut le 4 août 1060, dans la 55e année de son âge et la trentième de son règne.

Il laissa la régence du royaume, et la tutelle de ses trois fils, Philippe, Hugues et Robert, qui mourut fort jeune, à Baudouin, comte de Flandre, époux de sa sœur, sentant bien que la reine Anne, sans domaine et sans alliance en France, y serait sans autorité. Anne se retira à Senlis avec le projet de vivre dans un monastère ; mais elle accorda sa main à Raoul de Péronne, comte de Crépi : étant devenue veuve une seconde fois, elle retourna dans son pays.

Henri a laissé la réputation d’un roi juste, brave et pieux : fils d’un père excommunié, il évita soigneusement toute contestation avec la cour de Rome, et ne lui céda qu’autant que l’exigeait l’esprit de son siècle. Son successeur (Philippe Ier) ne fut ni aussi prudent ni aussi heureux.




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