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Pays de la Loire : origine et histoire du département Vendée

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Départements français
Histoire des départements français. Les événements, histoire de chaque département : origine, évolution, industries, personnages historiques
Histoire du département de la Vendée
(Région Pays de la Loire)
Publié / Mis à jour le dimanche 31 janvier 2010, par LA RÉDACTION
 

Histoire du département de la Vendée (Partie 1/2)
(Région Pays de la Loire)

Pendant la Période gauloise, le pays qui forme aujourd’hui le département de la Vendée était habité par les Pictones, puissante confédération à laquelle appartenaient trois tribus alliées dont les noms sont parvenus jusqu’à nous : les Ambiliates, dont les possessions réunies plus tard à l’Anjou, notamment le pays de Mauge, se prolongeaient jusque vers les rives de la Sèvre Nantaise ; les Anagnutes ou Agnotes, qui occupaient la partie de la province désignée dans la suite sous le nom de pays de Rais, près du duché de Retz, et la contrée de Pareds, jusqu’aux Alpes vendéennes ; enfin, les Cambolectri Agesinates, qui tenaient les bords de la mer et s’avançaient jusqu’à une certaine distance dans l’intérieur des terres.

Ces derniers fournirent leurs marins à César pour l’aider a réduire les Vénètes, et valurent à la province entière, l’amitié des vainqueurs et l’exemption de certains impôts dont furent grevés les autres peuples ; ce qui a fait dire à Lucain Pictones immunes. La conquête compliqua ces divers éléments de population. Des Sarmates et des Teiffaliens furent envoyés en garnison dans le Poitou ; c’est une colonie de ces derniers qui a laissé dans Tiffauges un souvenir de son séjour et de son nom. La maison de Lusignan passe pour être issue de cette race.

L’invasion des barbares, l’établissement du christianisme, l’envahissement et la défaite des Wisigoths ne se signalent dans la Vendée par aucune particularité notable ; il en est de même pour toute l’époque mérovingienne. Cette contrée,. comme le reste du Poitou, reste attachée au sort du duché d’Aquitaine, et, comme elle en formait l’extrême frontière au nord-ouest, une marche fut créée, commune au Poitou et à la Bretagne, territoire neutre de 2 à 4 kilomètres de largeur sur 60 de longueur. Ce canton, exempt de tailles, gabelles et tous droits fiscaux, était arrivé à un haut degré de prospérité ; nulle autre part l’agriculture n’avait fait plus de progrès.

Une autre marche séparait le Poitou de l’Anjou et était commune à ces deux provinces. C’est la région qui, parallèle au cours de la Loire, répond dans la division populaire de la Vendée au mot de Plaine, en opposition au Bocage et an Marais. Nous aurons à revenir, dans l’appréciation des événement contemporains, sur cette division et sur l’influence que la diversité du sol a exercée sur les mœurs et le caractère des populations. Nous traversons encore toute la période carlovingienne, l’époque des Maures et des Normands, sans rencontrer un seul fait important qui ne se rattache ou à l’histoire générale de la province, ou aux annales particulières des villes ou des bourgs ; nous voyons seulement, en 1317, le pape Jean XXII diviser en trois évêchés le Poitou, qui n’avait eu jusqu’alors que celui de Poitiers, et les deux nouveaux sièges sont placés dans la Vendée, à Maillezais et à Luçon.

Les empiétements de la féodalité, les péripéties de la lutte contre l’Angleterre, la reconstitution du pouvoir central, les guerres de religion, les agitations de la Ligue et de la Fronde passèrent sur le bas Poitou sans que les calamités que ces événements y attirèrent se recommandent à l’attention de l’historien par aucun retentissement exceptionnel ; le pays, dans ces diverses phases, n’affecte pas encore de physionomie particulière ; il n’y joue qu’un rôle passif et ne figure que comme partie intégrante de la province.

D’où lui vient donc, à la fin du dernier siècle, cette notoriété subite, qui lui fait désormais une place à part dans les annales contemporaines ? Nous croyons que l’histoire de la Vendée moderne est encore à faire ; nous croyons qu’il est bien difficile à tout homme de notre temps de se dépouiller assez complètement des passions présentés, pour porter un jugement vrai sur ce drame formidable que chacun envisage encore aujourd’hui au point de vue de ses espérances ou de ses regrets. Le caractère de loyale impartialité que noirs cherchons à donner à nos notices nous interdit donc toute appréciation, et nous nous bornerons à exposer les faits en recherchant les causes les plus probables.

C’est ici l’occasion de revenir sur celle division topographique de la Vendée dont nous avons déjà dit quelques mots. En descendant la Loire, sur la rive gauche du fleuve, après l’étroite et longue plaine qui formait autrefois les marches d’Anjou et de Bretagne, on rencontre un pays accidenté, couvert de bois, adossé, à l’est, à une chaîne de montagnes, d’une médiocre élévation, mais d’un accès peu pratiqué, et s’abaissant à l’ouest jusqu’à la région appelée le Marais ; cet espace intermédiaire est le Bocage.

Plus isolé, plus impénétrable encore, le Marais est une espèce de triangle resserré entre la mer, la Loire et le Bocage ; le sol humide et bas se compose de prairies coupées par une infinité de petites rivières, par leurs affluents et par des canaux de jonction que leurs eaux se sont creusés ; chaque champ est entouré de haies formées d’arbres touffus et élevés qui donnent au pays l’aspect d’une forêt immense ; les rares chemins étroits, fangeux, profondément encaissés, serpentent sous ces voûtes épaisses où arrive à peine la clarté du jour.

Qu’on ajoute à ces obstacles naturels les barrières que l’ancienne organisation administrative et politique élevait entre les provinces du même État, entre les seigneuries de la même province ; qu’on se rappelle la longue indépendance de la Bretagne, l’isolement d’une côte saris commerce, entre les deux grands ports de Nantes. et de La Rochelle, et on comprendra dans quel oubli de tous, dans quelle ignorance des faits nouveaux et des idées qui en surgissent, devait vivre, avant la Révolution, ce pays perdu, ce bout du inonde français, ce bas Poitou, la Vendée.

En 1789, on en était encore aux vieux souvenirs des guerres contre les Anglais : les exploits du roi et des seigneurs qui avaient défendu la France, la tradition des miracles qui l’avaient sauvée alimentaient encore les récits de la veillée ; les agitations du XVIe et du XVIIe siècle y avaient à peine troublé quelques villes ; mais les ardeurs réformistes, les intrigues de la Fronde, la propagande philosophique, l’indiscipline des parlements n’avaient trouvé aucun écho dans ces naïves populations.

La difficulté des communications enchaînant le clergé et le noble près du paysan avait établi entre les trois classes des rapports d’intimité, presque de famille, inconnus dans le reste de la France, et qui plaçaient Ie vassal reconnaissant et soumis sous l’influence exclusive de son curé et de son seigneur. D’ailleurs n’avaient-elles pas aussi leur poésie, ces traditions intimes de village ! Dieu et le Roi, cette double manifestation de la puissance divine et humaine, cette protection sur la terre, cette récompense dans le ciel, ce symbole de justice et de bonté autour duquel on ne laissait planer aucune ombre, aucun soupçon, ne devait-il pas suffire à remplir ces coeurs simples, confiants et fidèles ?

Les premiers actes de la Révolution passèrent inaperçus ; la portée n’en fut pas comprise. Comment préjuger les conséquences de principes qui n’avaient pénétré dans aucune intelligence ? La captivité du roi, la persécution des nobles, le schisme dans l’Élise à l’occasion du serment constitutionnel, voilà les faits par lesquels se révéla le grand drame et pour seuls interprètes à ces faits, le prêtre qui se cache et le seigneur dépossédé !

Ce n’est pas tout : à ces motifs de mécontentement et d’aversion vient s’ajouter pour chacun une atteinte plus personnelle, qui comble la mesure et détermine l’explosion, c’était la conscription et les levées extraordinaires. Le Vendéen est brave, il devait bientôt le prouver : ce n’est pas la mort qu’il redoute, mais l’absence des siens, l’éloignement du foyer. Et dans quels rangs fallait-il aller combattre ? Parmi ceux qui avaient chassé le roi de son château et Dieu de ses églises !

Au milieu des luttes civiles et étrangères que la Révolution soutenait pour le triomphe des principes qu’elle avait proclamés, ils relevèrent le drapeau de la royauté en face de la république incomprise ; les deux forces se heurtèrent et une guerre de géants commença.

Quelques émeutes partielles et une fermentation sourde annonçaient que la levée de 1793 éprouverait de grandes difficultés ; cependant il y avait encore hésitation, lorsque, le 10 mars, un coup de canon tiré imprudemment, dans la ville de Saint-Florent-le-Vieil, sur des conscrits réfractaires, porta la rage dans tous les coeurs et hâta la crise.

Le soir même, six jeunes gens, qui rentraient dans leur famille, traversant le bourg de Pin-en-Mauge, y furent accostés par un homme qui, les bras nus, pétrissait le pain du ménage et, venant d’apprendre l’épisode de Saint-Florent, leur en demanda les détails ; c’était un colporteur marchand de laine, père de cinq enfants ; il se nommait Cathelineau et avait dans tous les environs la réputation d’un homme d’intelligence et d’énergie. Il était rempli d’une indignation qu’il sut communiquer à ses auditeurs ; ils sont vingt-sept et n’ont à la main que des bâtons ; dans trois mois, ils seront vingt mille et assiégeront Nantes sous les ordres du généralissime Cathelineau.

La petite troupe, en effet, recrute des forces de métairie en métairie ; elle arrive, le 14, à La Poitevinière. Le tocsin sonne de clocher en clocher. A ce signal, tout paysan valide fait sa prière, prend son chapelet et son fusil, ou, s’il n’a pas de fusil, sa faux retournée, embrasse sa mère ou sa femme, et court rejoindre ses frères à travers les haies.

Le château de Jallais, défendu par un détachement du 84e régiment de ligne et par la garde nationale de Chalonnes, est attaqué. Le médecin Rousseau, qui la commande, fait braquer sur les assiégeants une pièce de six ; mais les jeunes gars improvisent la tactique qui leur vaudra tant de victoires : ils se jettent tous à la fois ventre à terre, laissent passer la mitraille sur leurs têtes, se relèvent, s’élancent et enlèvent. la pièce avec ses artilleurs.

Ces premiers progrès donnent à la révolte d’énormes et rapides développements ; mais elle eut à lutter contre le plus énergique pouvoir qui ait jamais gouverné la France. Le 13 mars, la Convention rend un décret dont l’article 6 condamne à mort les prêtres, les ci-devant nobles, les ci-devant seigneurs, leurs agents ou domestiques, ceux qui ont en des emplois ou exercé des fonctions publiques sous l’ancien gouvernement ou depuis la Révolution, pour le fait seul de leur présence en pays insurgé.

Cette sommation, si elle ne parvenait pas à étouffer la guerre, devait lui donner un caractère ouvertement politique. C’est ce qui arriva. Les paysans, trop enivrés de leurs premiers triomphes pour renoncer à la lutte, trop clairvoyants cependant pour ne pas sentir l’insuffisance de leurs ressources dans la direction d’une guerre sérieuse, s’adressèrent à ceux dont le décret faisait les principaux intéressés ; c’est ainsi que M. de Charette, de La Rochejaquelein, de Lescure, d’Elbée, de Bonchamp, Dommaigné, prirent les commandements.

Les ordres de rassemblement portaient : « Au saint nom de Dieu, de par le Roi, la paroisse de... se rendra tel jour à tel endroit, avec ses armes et du pain. » Là, on s’organisait par compagnie et par clocher ; chaque compagnie choisissait son capitaine par acclamation ; c’était, d’ordinaire, le plus fort et le plus brave. Tous lui juraient obéissance à la vie et à la mort. Ceux qui avaient des chevaux formaient la cavalerie.

L’aspect de ces troupes était des plus étranges c’étaient des hommes et des chevaux de toutes tailles et de toutes couleurs ; des selles entremêlées de bâts ; des chapeaux, des bonnets et des mouchoirs de tête ; des reliques attachées à des cocardes blanches ; des cordes et des ficelles pour baudriers et pour étriers ; une précaution que personne n’oubliait, c’était d’attacher à sa boutonnière, à côté du chapelet et du sacré-cœur, sa cuiller de bois ou d’étain. Les chefs n’avaient guère plus de coquetterie. Les capitaines de paroisse n’ajoutaient à leur costume villageois qu’une longue plume blanche, fixée à la Henri IV, sur le bord relevé de leur chapeau.

La masse des combattants vendéens se divisait en trois classes : la première se composait de gardes-chasse, de braconniers, de contrebandiers, excellents tireurs, la plupart armés de fusils à deux coups et de pistolets. Ils formaient le corps des éclaireurs ; ils n’avaient pas besoin des officiers pour les commander ; ils se portaient rapidement le long des haies et des ravins, sur les ailes de l’ennemi qu’ils cherchaient toujours à dépasser. Ils ne tiraient qu’à portée, et il était rare qu’ils manquassent leur coup.

La seconde classe était celle des paysans les plus déterminés et les plus exercés au maniement du fusil. C’était la troupe des braves ; ils avaient appris à se connaître dans les combats. Les plus entreprenants soutenaient les tirailleurs que l’on regardait comme les premiers soldats de l’armée ; les autres attaquaient sur la ligne de l’ennemi, mais ils ne marchaient sur lui que lorsque les ailes commençaient à plier.

La troisième classe, composée du reste des paysans, la plupart mal armés, formait une masse confuse autour des canons et des caissons, que l’on tenait toujours à une grande distance ; la cavalerie, composée des hommes les plus intelligents, servait à la découverte de l’ennemi, à l’ouverture de la bataille, à la poursuite des fuyards, et surtout à la garde du pays après la dispersion des soldats.

Quand les combattants se trouvaient réunis, pour une expédition, au lieu qui leur avait été désigné, avant d’attaquer les bleus ou d’essuyer leur charge, la troupe entière tombait à genoux, chantait un cantique et recevait l’absolution du prêtre, qui, après avoir béni les armes, se mêlait souvent dans les rangs pour assister les blessés ou ramener les fuyards en leur montrant le crucifix.

La tactique des Vendéens était presque toujours la même. Pendant que leur avant-garde attaquait l’ennemi de front, tout le corps d’armée l’enveloppait, en se dispersant à droite et à gauche au commandement : Égaillez-vous allez-vous, les gars ! Ce cercle invisible se resserrait en tiraillant à travers les haies, et si les bleus ne parvenaient point à se dégager, ils périssaient tous dans quelque carrefour ou dans quelque chemin creux. Arrivés en face des canons dirigés contre eux, les plus intrépides Vendéens s’élançaient en faisant le plongeon à chaque décharge (Ventre à terre, les gars !) et s’emparaient des pièces en exterminant les canonniers.

Au premier pas des républicains en arrière, un cri sauvage des paysans annonçait leur déroute ; ce cri trouvait à l’instant et de proche en proche mille échos effroyables, et tous, sortant comme une fourmilière des broussailles, des genêts, des coteaux et des ravins, se ruaient corps à corps à la poursuite et au carnage. Chacun démontait un bleu, l’égorgeait ou lui brûlait la cervelle, et lui prenait son cheval, son argent et ses armes.

On conçoit quel était l’avantage des indigènes dans ce labyrinthe fourré du Bocage, dont eux seuls connaissaient les détours. S’ils étaient vaincus, ils trouvaient le même avantage pour fuir ; aussi leurs chefs avaient-ils toutes les peines du monde à les rallier. Au reste, il ne fallait pas que la durée des expéditions dépassât plus d’une semaine.

Ce terme arrivé, quel que fût le dénouement, le paysan retournait faire sa moisson, embrasser sa femme et prendre une chemise blanche ; quitte à revenir avec une religieuse exactitude au premier appel de ses chefs. Le respect de ces habitudes était une des conditions du succès ; on en eut la preuve lorsque, le cercle des opérations s’élargissant, on voulut assujettir ces vainqueurs indisciplinés à des excursions plus éloignées et à une plus longue présence sous les armes.

Tout Vendéen fit d’abord la guerre à ses frais, payant ses dépenses de sa bourse et vivant de l’humble pain de son ménage. Plus tard, quand les châteaux et les chaumières furent brûlés, on émit des bons au nom du roi ; les paroisses se cotisèrent pour les fournitures de grains, de boeufs et de moutons. Les femmes apprêtaient le pain, et, à genoux sur les routes où les paysans devaient passer, elles récitaient le chapelet en attendant les soldats auxquels elles offraient l’aumône de la foi.

Les paroisses armées communiquaient entre elles au moyen de courriers établis dans toutes les communes et toujours prêts à partir. Ces courriers, connaissant les moindres détours du pays, se glissaient invisibles à travers les ligues des bleus. C’étaient souvent des enfants et des femmes qui portaient dans leurs sabots les dépêches de la plus terrible gravité.

Les Vendéens avaient organisé une correspondance télégraphique au sommet de toutes les hauteurs, de tous les moulins et de tous les grands arbres de leur pays. Ils appliquaient à ces arbres des échelles portatives, observaient des plus hautes branches la marche des bleus, et tiraient un son convenu de leurs cornes de pasteur. Ce son, répété de distance en distance, portait la bonne ou la mauvaise nouvelle à tous ceux qu’elle intéressait. La disposition des ailes de moulin avait aussi son langage. Ceux de la montagne des Alouettes, près des Herbiers, étaient consultés à toute heure par les divisions du centre. Voilà ce qu’avait fait de cette pacifique contrée la loi politique et religieuse.

 
 
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