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Centre : origine et histoire du département Loir-et-Cher - Histoire de France et Patrimoine


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Départements français

Histoire des départements français. Les événements, histoire de chaque département : origine, évolution, industries, personnages historiques


Histoire du département du Loir-et-Cher
(Région Centre)
Publié / Mis à jour le jeudi 28 janvier 2010, par LA RÉDACTION

 

Le Blaisois, le Vendômois et une partie de la Sologne, trois contrées comprises dans l’ancien Orléanais, ont formé, en 1790, le département de Loir-et-Cher. Avant la conquête romaine, ce pays était occupé par les Carnutes, sauf quelques parcelles au sud et à l’ouest, qui confinaient au territoire des Bituriges et des Turones.

Grégoire de Tours est le premier historien qui désigne sous un nom particulier, Blesenses, les habitants de Blois et des environs. Nous avons eu si souvent occasion de raconter l’énergique résistance que les Carnutes opposèrent à César et à ses successeurs, l’histoire de ce département aux époques postérieures est d’ailleurs si importante, que nous consacrerons quelques lignes seulement à la période gallo-romaine.

D’immenses forêts, un sol bas et marécageux, la difficulté des communications protégeaient, au milieu de ces contrées, les mystères du culte druidique et y assuraient l’influence sacerdotale dont le centre était, comme on sait, dans le pays Chartrain. Le fanatisme religieux vint donc en aide à l’esprit national dans sa lutte contre l’étranger. Le christianisme, qui y pénétra de bonne heure, dut s’y faire accueillir comme une protestation contre le paganisme des maîtres ; son avènement semblait d’ailleurs préparé par les dispositions mystiques qu’entretenaient les druides et par certaines assimilations religieuses, la glorification de la Vierge, entre autres, dont les premiers apôtres profitèrent avec beaucoup d’habileté. Puis vinrent les Francs, et cette partie du territoire des Carnutes fut incorporée dans le royaume de Clovis, avec la quatrième Lyonnaise, dans laquelle elle était comprise depuis le règne d’Honorius.

Sous les Mérovingiens, le pays dont nous avons à nous occuper suivit la fortune de l’Orléanais, qui tantôt constituait le centre d’un État particulier dans les partages de l’empire, tantôt rentrait dans l’unité territoriale de la monarchie franque ; ces provinces étaient gouvernées, au nom du roi, par des seigneurs qui, n’ayant point encore de pouvoir héréditaire, n’ont laissé de leur passage aucun souvenir qui mérite d’être conservé.

C’est seulement au commencement du IXe siècle que nous voyons surgir cette maison de lillois, destinée, sous ses diverses dynasties, à tant de puissance et à tant de gloire. Le premier comte de Blois est un frère d’Eudes, comte d’Orléans, nommé Guillaume. Son fils ou son neveu, qui s’appelait Eudes, lui succéda en 837 et eut pour successeur Robert le Fort, tige des princes de la troisième race.

Malgré notre désir de circonscrire notre récit dans l’histoire de la province, les annales du Blaisois deviennent ici l’histoire de France. Robert le Fort avait laissé deux fils : Eudes, comte de Paris, et Robert, comte de Blois. Le premier fut revêtu de la puissance royale par les seigneurs et les évêques réunis à Compiègne, la race déchue des descendants de Charlemagne devenant impuissante à protéger la patrie contre les Normands, dont les armes menaçaient jusqu’aux murs de Paris. Après avoir régné dix ans, Eudes ne put, en mourant, assurer la couronne à son frère Robert ; telle était cependant la puissance de cette famille que Robert put se faire sacrer roi à Reims, et que, sans la perte de la bataille de Soissons, où il fut tué, peut-être est-ce de lui qu’eût daté la troisième dynastie de nos rois.

Pendant que s’éteint la race carlovingienne, la descendance de Robert le Fort ne cesse de grandir, et lorsque la branche des comtes de Paris usurpe la couronne dans la personne de Hugues Capet, la branche des comtes de Blois, représentée par Thibaut le Tricheur, son cousin germain et comme lui arrière-petit-fils de Robert le Fort, réunit au Blaisois la Touraine, le comté de Champagne et le pays Chartrain.

Nous avons insisté sur cette généalogie, quelque peu aride, pour bien constater la haute position qu’occupaient des lors les comtes de Blois dans la féodalité française. Si Thibaut mérita son surnom par des traits de déloyauté et de fourberie que la morale si peu scrupuleuse de son temps n’a cependant pas craint de flétrir, il faut aussi reconnaître que, en véritable descendant de Robert le Fort, il lutta obstinément contre l’étranger ; il perdit son fils aîné dans une bataille livrée à Richard, duc de Normandie ; ce fut son second fils, Odon ou Eudes, qui lui succéda, et, après la mort de celui-ci, sa femme, Berthe, fille de Conrad, roi de Bourgogne, épousa en secondes noces Robert, fils de Hugues Capet.

Eudes II, successeur d’Odon, ajouta à ses titres héréditaires celui de comte palatin ou premier comte du palais ; son crédit à la cour du roi Robert était immense, ses richesses fort considérables ; les revenus de la célèbre abbaye de Marmoutier lui appartenaient presque en totalité ; le nom des adversaires auxquels il fit la guerre suffirait à prouver quelle devait être sa puissance : sans parler des comtes de Vermandois, auxquels il enleva la dignité de palatin, citons Henri Ier d’Angleterre, Raoul, roi de Bourgogne, son oncle, et Conrad, roi d’Italie, qui fut depuis empereur. Ce guerroyeur infatigable périt enfin dans une bataille qu’il livra à Gosselin, duc de Lorraine et de Bar.

Son fils Thibaut, mort en 1088, perdit le comté de Tours, que lui enleva Geoffroy-Martel, comte d’Anjou ; malgré cet amoindrissement, il laissa de si vastes domaines à son successeur, Étienne ou Henri-Étienne, que ce seigneur était appelé communément le grand comte de France, et qu’un vieux dicton recueilli par les chroniqueurs contemporains lui attribuait la possession d’autant de châteaux qu’il y a de jours dans l’année.

Après s’être signalé dans un premier voyage en terre sainte par l’éclat de ses exploits et la sagesse de ses conseils, Étienne, dans une seconde expédition, fut tué à la bataille de Rama, laissant huit enfants, dont cinq fils. On fit passer rainé pour atteint de folie : il se faisait appeler, dit-on, seigneur du soleil ; pour ce motif ou sous ce prétexte, il fut dépouillé de la plus grande partie de l’héritage paternel. Le second, nommé Thibaut, comme son père, fut comte de Blois et de Champagne. Le quatrième devint roi d’Angleterre par son union avec Mahaut de Boulogne, héritière de la couronne. C’est sous le nom d’Étienne de Blois qu’il figure dans la liste des monarques anglais. Les deux autres frères n’ont laissé aucun souvenir historique ; on suppose qu’ils furent évêques ou n’eurent dans la succession qu’une part peu importante.

Ce Thibaut, substitué aux droits de son aîné, eut aussi plusieurs enfants, entre lesquels fut partagée aussi sa succession. Le comté de Blois échut au second de ses fils, qui s’appelait Thibaut comme lui. Celui-là épousa une fille du roi Louis le Jeune, fut sénéchal de France et périt au siège de Saint-Jean-d’Acre, en Palestine. Nous avons ici un exemple frappant des coups que portèrent les croisades à la féodalité française, si profondément enracinée dans le pays, obstacle qui arrêtait depuis si longtemps le développement de la prospérité nationale.

Louis, fils de Thibaut, part aussi pour la croisade et meurt à la bataille d’Andrinople. De cette nombreuse et florissante famille, un seul fils reste, Thibaut, qui meurt sans enfants, et le comté de Blois passe à sa cousine Marie d’Avesnes, qui le porte dans la maison de son époux, Hugues de Châtillon. Sans doute les nouveaux comtes de Blois étaient encore d’une famille illustre et puissante ; mais combien nous sommes loin déjà de Robert le Fort et de Thibaut le Tricheur !

La dynastie des Châtillon régna sur le Blaisois de 1230 à 1391. Dans cette période commencent à poindre les premiers germes de franchises municipales ; la monnaie locale que battaient les comtes de Blois subit une dépréciation proportionnée à l’extension des relations commerciales ; Gui Ier est obligé de vendre son droit de monnayage à. Philippe de Valois, sa monnaie de pouvant plus soutenir la concurrence avec la monnaie royale.

Tout révèle que la France est invinciblement entraînée vers la constitution de son unité ; cette oeuvre ne s’accomplira pas sans de grands efforts ni sans de pénibles déchirements, mais les croisades préparent l’émancipation par l’épuisement de la féodalité, et, dans l’histoire particulière du Blaisois, c’est des Châtillon que date cette phase nouvelle.

Enfin, en 1591, Louis de Châtillon, unique héritier de Gui Ier et désespérant lui-même d’avoir des enfants, se laissa entraîner par les conseils du sire de Coucy, habile diplomate, dirait-on aujourd’hui, grand contracteur, selon la ici les faits d’un intérêt plus général. L’époux de Valentine fut assassiné, comme on le sait, par les ordres du duc de Bourgogne.

Charles, son fils, pour venger la mort de son père, appela l’étranger à son aide ; il expia ce crime par une captivité de vingt-cinq ans ; fait prisonnier à la bataille d’Azincourt, il confia l’administration du comté d’abord à son frère, comte des Vertus, puis à Dunois, bâtard d’Orléans. Il ne recouvra la liberté qu’en 1440, et c’est encore vingt-deux ans plus tard, en 1462, qu’il eut de sa troisième femme, Marie de Clèves, un fils qui fut le roi Louis XII.

Cet espace de près d’un siècle fut rempli par les événements les plus calamiteux. A la guerre des Armagnacs succéda la guerre contre les Anglais. Le Blaisois fut traversé et ravagé souvent par les troupes de tous les partis. C’est dans cette contrée que Jeanne Parc rassembla. la petite armée à la tête de laquelle elle partit pour faire lever le siège d’Orléans.

Quand la paix était rétablie partout ailleurs, le Blaisois fut encore le théâtre de la sédition connue sous le nom de Praguerie ou de guerre des écorcheurs. Charles VII, vainqueur des Anglais et comprenant la nécessité de donner à l’armée une organisation régulière, voulut procéder au licenciement des compagnies franches dont les habitudes de violence et de pillage rendaient la paix presque aussi désastreuse que la guerre aux habitants des pays que ces bandes traversaient.

Les capitaines, jaloux de conserver la sauvage indépendance dans laquelle ils vivaient, surent intéresser à leur cause les seigneurs, les princes du sang qui avaient été leurs compagnons d’armes ; le dauphin lui-même, celui qui devait être Louis XI, consentit à être le chef des mécontents, et c’est dans le Blaisois que s’organisa cette révolte dont les conséquences pouvaient être si funestes, si l’habileté énergique du roi n’était parvenue à la comprimer dès le début.

Les guerres de religion qui agitèrent le siècle suivant n’épargnèrent pas davantage le pays ; mais nous en réservons le récit pour notre notice sur la ville de Blois, dont le nom seul rappelle les épisodes les plus importants de ce drame. Depuis l’avènement au trône de Louis XII, le Blaisois avait été réuni au domaine royal. Depuis Louis XIII jusqu’à nos jours, les événements qui s’y sont passés appartiennent aux chroniques locales ou rentrent dans l’histoire générale de la France, que nous n’avons ni la mission ni l’ambition de traiter ici.

Il nous reste seulement quelques lignes à ajouter sur le Vendômois et la Sologne, dont les territoires, comme nous l’avons dit en commençant, sont entrés aussi dans la constitution du département de Loir-et-Cher. Le Vendômois (Vindocensis ou Vidocinensis ager) reste confondu jusqu’au Xe siècle dans cette immense contrée couverte de bois qui formait primitivement le pays des Carnutes. C’est sous Charles le Chauve qu’il prend une existence politique distincte et devient comté héréditaire.

On pourrait s’étonner de voir ce petit fief conserver son indépendance dans le voisinage si périlleux des domaines de Robert le Fort et de Thibaut le Tricheur ; l’histoire nous donne l’explication de ce fait. Bouchard, comte de Vendômois à cette époque, jouissait de la plus haute considération auprès des Capets ; il fut le général et le premier ministre de Hugues.

Peut-être encore crut-il devoir consolider son crédit par le prestige d’un certain caractère religieux ; car, quoique :marié et père de deux enfants, nous le voyons se retirer du monde avec le consentement de sa femme et se faire moine en 1007 dans l’abbaye de Saint-Maur-les-Fossés, près de Paris. Son fils Renaud, évêque de Paris, hérita de sa faveur auprès de Hugues Capet dont il fut chancelier. Sa nièce, Adèle, apporta en dot le Vendômois à Bodon de Nevers, dont le second fils, Foulques, surnommé l’Oison, eut le comté maternel pour sa part d’héritage. La fille unique de ce dernier, Euphrosine, fit passer par son mariage le Vendômois dans la maison de Preuilly, où il demeura cent ans environ.

La famille de Montoire le conserva pendant les deux. siècles qui suivirent. C’est en 1362 qu’une Catherine de Vendôme, unique héritière de cette famille, épousa Jean de Bourbon, comte de La Marche. En 1514, le comté de Vendôme fut érigé en duché-pairie par Louis XII en faveur de Charles de Bourbon, aïeul de Henri IV. Ce prince étant devenu roi réunit le Vendômois à la couronne, puis, en 1598, il le donna en apanage à César, fils naturel qu’il avait eu de la belle Gabrielle d’Estrées. Louis-Joseph, arrière-petit-fils de César, reconnu duc de Vendôme en 1669, mourut sans enfants en 1712, et son duché fut définitivement réuni à la couronne.

La Sologne, partie du Blaisois comprise entre la Loire et le Cher, nommée dans les vieux historiens Segalonia, de socal ou segale, qui en langue celtique signifiait, dit-on, seigle, dut aux limites naturelles qui la circonscrivent et à l’importance de Romorantin, sa capitale, le Privilège de constituer une seigneurie distincte, quoique dépendante du Blaisois, et qui fut presque toujours l’apanage des cadets des différentes familles qui possédèrent le comté de Blois.

Il en fut ainsi pour les maisons de Champagne, de Châtillon et d’Orléans. Les ducs de ce nom l’abandonnèrent à leurs frères puînés, qui portaient le titre de comtes d’Angoulême ; c’est ainsi que Charles d’Angoulême transmit la seigneurie de Sologne à François d’Angoulême, depuis roi de France sous le nom de François Ier, qui la réunit à son domaine royal.

La Sologne, moins favorisée sous beaucoup de rapports que les autres contrées du département, est la partie où le caractère national a conservé le plus d’originalité ; les habitants cachent sous les apparences d’une simplicité naïve et presque niaise une finesse proverbiale : C’est un niais de Sologne, disait-on jadis et pourrait-on dire encore, qui prend des sous pour des liards. Ce penchant vers la ruse, dernière ressource du faible contre le fort, s’explique par l’infériorité relative où la nature place l’habitant de la Sologne.

Au milieu des territoires les plus riants, les plus fertiles de France, entre la Touraine et le Blaisois, le contraste des caractères est une image de la dissemblance du sol. Joyeux et fortunés habitants des riches vallées de la Loire , soyez indulgents et compatissants pour le colon pauvre et fiévreux de la mélancolique Sologne.

Durant la guerre de 1870-1871, le département de Loir-et-Cher fut envahi par les armées allemandes, notamment par les troupes commandées par le grand-duc de Mecklembourg et par le prince Frédéric-Charles ; il fut le théâtre principal de la retraite de la seconde armée de la Loire dirigée avec une grande énergie par le général Chanzy. Des combats sanglants furent livrés dans la forêt de Marchenoir, à Josnes, à Morée, en avant de Vendôme, etc.

A la suite d’événements militaires, la jeune armée de la Loire, sous les ordres du général d’Aurelle de Paladines, fut forcée d’évacuer Orléans, le 4 décembre 1870, pour opérer sa retraite : la première armée de la Loire, mise le lendemain de l’évacuation d’Orléans sous les ordres du général Bourbaki, tout à fait désorganisée, se retirait sur Salbris, Vierzon et Bourges ; la seconde, sur Le Mans.

Nous ne pouvons raconter ici en détail cette pénible marche, par un temps horrible, à travers des chemins le plus souvent défoncés. Contentons-nous d’une rapide esquisse, et disons tout d’abord que le général Chanzy se montra à la hauteur des circonstances douloureuses dans lesquelles il se trouvait placé ; il déploya une activité, une ténacité dignes des plus grands éloges et qui plus d’une fois étonnèrent l’ennemi. Grâce à lui, la retraite ne fut pas un désastre, et nos jeunes soldats, dans les combats qu’ils eurent à soutenir, montrèrent ce qu’ils eussent pu faire si, au lieu d’être des recrues à peine exercées et mal équipées, elles eussent été des troupes sérieusement organisées.

Quoi qu’il en soit, dès le lendemain de la reprise d’Orléans par les Allemands, le prince Frédéric-Charles lançait le grand-duc de Mecklembourg à la poursuite de l’aile droite et du centre de notre armée. Le 7 et le 8 décembre, des combats heureux pour nos armes étaient livrés dans les défilés de la forêt de Marchenoir, à Josnes, à Cravant, à Beaumont, à Villorceau et à Messas ; mais l’abandon de Beaugency forçait le général en chef à se retirer à Travers. L’occupation du parc et du château de Chambord par les Allemands (9 décembre), sur la rive gauche de la Loire, rendait impossible une diversion de la part du général Bourbaki, qui n’était pas, du reste, en mesure d’y songer et auquel un « mois » était nécessaire pour se réorganiser.

La crainte bien légitime d’être coupé ne permettait donc pas au général de conserver les positions sur lesquelles il s’était arrêté, et il dut abandonner la Loire et ramener son armée au nord-ouest, derrière le Loir. La retraite, rendue pénible par un temps affreux, s’effectua pourtant sans trop de difficultés, l’armée du grand-duc étant hors d’état de faire un nouvel effort. Le 14, Chanzy occupait Vendôme et la ligne du Loir et repoussait les attaques du grand-duc ; mais le prince Frédéric-Charles arrivait avec des forces écrasantes et notre armée se désorganisait. Il fallait reculer, reculer encore. Le 16, au matin, on évacua Vendôme ; la retraite se poursuivit vers Le Mans, où nos troupes, en partie débandées, espéraient trouver un refuge et un repos de quelques jours ; elles ne furent d’ailleurs pas sérieusement inquiétées et il n’y eut que quelques combats soutenus par l’élite de nos soldats, à Azay et à Épuisay.

Par le court récit qui précède, il est facile de comprendre que le plus grand nombre des localités de Loir-et-Cher, importantes soit par leur population, soit plutôt comme points stratégiques, furent occupées par les Allemands ; citons : Mer, Blois, Chambord, Villemorain, Coulommiers, Marchenoir, Oucques, Vendôme, Villiers, Montoire, Sougé, Poncé, Ouzouer-le-Marché, Morée, Azay, Épuisay, Sargé, Mondoubleau, etc.

Cette occupation ne put se faire sans causer de grands dommages à la malheureuse population ; aussi les pertes éprouvées par le département de Loir-et-Cher se sont-elles élevées à 25 522 693 fr. 34 centimes.


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