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30 décembre 1907 : naissance des Brigades du Tigre - Histoire de France et Patrimoine


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Éphéméride, Calendrier

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30 décembre 1907 : naissance
des Brigades du Tigre
(Source : Le Figaro et RetroNews)
Publié / Mis à jour le samedi 30 décembre 2017, par LA RÉDACTION

 
 
 
Il y a 110 ans, Clemenceau mettait en place une équipe de fins limiers : les Brigades du Tigre étaient nées. Retour sur ces fameuses unités de police à travers notre abécédaire.

Ces brigades depuis plus d’un siècle ont résolu de très nombreuses affaires criminelles depuis la bande à Bonnot en passant par l’affaire Landru, Petiot dit le « docteur Satan » ou encore l’affaire Stavisky. De nos jours, devenues la police judiciaire (PJ), elles continuent de marquer l’histoire contemporaine par leurs enquêtes judiciaires retentissantes : Guy Georges, le gang des postiches, Mesrine, l’affaire Elf...

La série policière historique télévisée Les Brigades du Tigre fut diffusée en France entre 1974 et 1983
La série policière historique télévisée Les Brigades du Tigre, diffusée en France entre 1974 et 1983

B comme Brigades mobiles
Les Brigades de police mobile sont créées par le décret du 30 décembre 1907. La police s’enrichit d’une nouvelle force ayant pour « mission exclusive de seconder l’autorité judiciaire dans la recherche et la répression des crimes et des délits de droit commun ». Le Figaro précise : « Il est incroyable de penser que jusqu’à ce qu’existassent les Brigades mobiles, la recherche des malfaiteurs était abandonnée, en province, à l’inspiration bonne ou mauvaise, à la chance, aux maigres possibilités d’action de la police et des magistrats locaux. Aucune liaison, nul moyen de combiner l’action de la police d’une région avec celle de la région voisine. Cette liaison est désormais assurée par les brigades mobiles, troupe nomade dont la fonction est de poursuivre, avec le concours des polices locales, le malfaiteur partout où il se cache, fût-ce à l’étranger. Ces brigades mobiles étaient au nombre de douze ». (Le Figaro du 30 mars 1913). Un nouveau décret l’été 1911 porte le nombre des brigades à quinze.

C comme Célestin Hennion
Son nom reste attaché à l’organisation des brigades mobiles dès son arrivée à la direction de la Sûreté générale en 1907. Il est considéré comme le père de la police moderne. Clemenceau en nommant un fonctionnaire « de la carrière » a rompu la tradition qui faisait placer à l’époque à ce poste, un préfet. Cette nomination est le point de départ de toute une réorganisation de la police et surtout d’une modernisation. Hennion allège les services administratifs et forme des services opérationnels répartis en « bureaux ». Devant une insécurité grandissante en France, Clemenceau est décidé à utiliser les grands moyens pour combattre le crime.

Célestin Hennion
Célestin Hennion

D comme délinquance
En ce début du XXe siècle, des bandes sèment le trouble à grande échelle sur tout l’Hexagone. Les Apaches font frissonner Paris : leurs exploits sont à la Une de tous les journaux. La bande d’Abel Pollet multiplie crimes et meurtres en ville et à la campagne, les « Chauffeurs de la Drôme » attaquent les personnes âgées ou encore « la Caravane à pépère » des malfrats qui écument la campagne de la Touraine et de la Charente en perpétrant vols et escroqueries. Dans les premiers jours de juin 1907, une première opération de coopération entre gendarmes et policiers est orchestrée : la bande de soixante romanichels (la fameuse « Caravane à pépère ») est arrêtée à La Tremblade. « Cette capture fit grand bruit. Pour leur coup d’essai, qui était d’ailleurs un coup de maître, les policiers parisiens avaient su débarrasser nos villes et nos campagnes de dangereux malfaiteurs dont les exploits rappelaient à s’y méprendre ceux de Cartouche et de Mandrin. On exagérait », nous rapporte Le Figaro du 9 août 1907.

P comme Progrès technique
Les brigades mobiles bénéficient de moyen d’action de plus en plus modernes. L’enquête judiciaire évolue et se tourne vers la police scientifique. Ainsi les brigades généralisent l’emploi des fiches anthropomorphiques avec les empreintes digitales des travaux de Alphonse Bertillon. « Dans toutes les branches du service de la Sûreté générale, l’outillage a été amélioré et complété. Les commissariats d’une certaine importance et tous les commissariats spéciaux des frontières ont aujourd’hui le téléphone. Des ateliers de photographie système Bertillon ont été installées à la Sûreté, aux sièges des brigades mobiles et dans tous les commissariats où cela était nécessaire » (Le Figaro du 30 mars 1913).

S comme Statistiques
Rapidement les brigades mobiles obtiennent des résultats et commencent à rassurer la population. Les autorités et la presse s’en félicitent. Ainsi dans son édition du 28 octobre 1909, Le Figaro révèle quelques chiffres du rapport du député Arago sur le budget intérieur et plus particulièrement sur le fonctionnement des brigades mobiles : « Les brigades de police mobiles, dit en substance le rapporteur, sont placées sous la direction d’un commissaire principal, chargé du contrôle général du service, des recherches. [...] Depuis sa création, ce contrôle a constitué 70.000 dossiers et ses archives s’enrichissent tous les jours de documents précieux. Le service photographique créé dans ce service est également une des innovations les plus heureuses de la nouvelle organisation et sa production moyenne, atteint actuellement plus de 3.000 épreuves par mois.

Logo de la Direction Centrale de la Police Judiciaire
Logo de la Direction Centrale de la Police Judiciaire

« Du 18 mars 1908 au 31 juillet 1909, c’est-à-dire en moins d’un an et demi, le nombre des arrestations opérées par les brigades, maintenues, suivis de condamnations ou encours d’information s’est élevé à 4.272, parmi lesquelles 83 pour assassinats ou tentatives et 1.528 pour vols. Pendant la même période, les agents des brigades ont mensuré et photographie 7.790 nomades. » Il n’oublie pas de signaler que tous ces résultats ne sont pas ignorés au-delà de nos frontières.

T comme Tigre
Les brigades sont passées à la postérité sous le nom de « Brigades du Tigre » en souvenir du surnom donné à Georges Clemenceau. C’est lui, en tant que président du Conseil et ministre de l’Intérieur, qui a mis en place ces troupes d’élite, sur les conseils de Célestin Hennion. Le logo actuel de la Direction de la police judiciaire représente un tigre noir sur fond blanc ; et à droite de l’animal, on distingue le profil du visage de Georges Clemenceau. Certains d’entre nous se souviennent certainement de la série culte créée dans les années 70 par Jean-Claude Desailly avec le trio de policiers de choc Valentin, Pujol, et Terrasson.

Le 25 mars 1912, le trio constitué de Bonnot, Garnier et Callemin, accompagnés de Monnier, Valet et Soudy, se prépare à voler une limousine De Dion-Bouton. Illustration parue dans le Supplément illustré du Petit Journal du 7 avril 1912
Le 25 mars 1912, le trio constitué de Bonnot, Garnier et Callemin, accompagnés
de Monnier, Valet et Soudy, se prépare à voler une limousine De Dion-Bouton.
Illustration parue dans le Supplément illustré du Petit Journal du 7 avril 1912

V comme Voiture
Eh oui ! ce sont des « policiers en auto » : une par brigade à partir de 1912. Voici ce qu’écrit Le Journal amusant au début de l’automne 1911 : « Depuis quelques jours, le service de la Sûreté générale possède quatre voitures automobiles. Ces véhicules, dont l’acquisition avait été jugée nécessaire lors de la réorganisation des brigades mobiles, sont du type landaulet et double phaéton. Elles sortent de la maison Dion-Bouton. Elles sont extrêmement rapides, ce qui n’enlève rien à leur confortable. La commission de réception, [...] vient de se réunir à l’effet de procéder à l’examen et à la réception de deux voitures : un landaulet et un double phaéton.

« Ces voitures ont effectué leurs essais de vitesse et de résistance. Parties à 7 heures du matin de la cour d’honneur du ministère de l’Intérieur, elles se sont rendues à Rouen. Elles étaient de retour à la place Beauvau, l’après-midi, à 4 heures un quart. À l’aller comme au retour, les deux autos se sont très vaillamment comportées, réalisant une vitesse moyenne de près de soixante à l’heure. L’une de ces voitures va être affectée à la direction de la Sûreté générale. Les trois autres seront mises à la disposition des brigades mobiles les plus chargées en affaires. Les chauffeurs chargés de piloter ces voitures ne sont pas, comme on pourrait le croire, des conducteurs d’autos ordinaires. Ce sont de véritables fonctionnaires. Ils sont assimilés aux inspecteurs de police mobile et assujettis aux mêmes obligations que ces derniers ».

Marie-Aude Bonniel
Le Figaro

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