Histoire de France, Patrimoine, Tourisme, Gastronomie, Librairie
LE 16 août DANS L'HISTOIRE [VOIR]  /  NOTRE LIBRAIRIE [VOIR]  /  NOUS SOUTENIR [VOIR]
 
« Hâtons-nous de raconter les délicieuses histoires du
peuple avant qu'il ne les ait oubliées » (C. Nodier, 1840)
 

 
NOUS REJOINDRE SUR...
Nous rejoindre sur FacebookNous rejoindre sur XNous rejoindre sur LinkedInNous rejoindre sur VKNous rejoindre sur InstragramNous rejoindre sur TikTokNous rejoindre sur YouTubeNous rejoindre sur Second Life

9 mai 1927 : disparition de l'Oiseau blanc lors de sa traversée de l'Atlantique

Vous êtes ici : Accueil > Éphéméride, événements > Mai > 9 mai > 9 mai 1927 : disparition de l'Oiseau (…)
Éphéméride, événements
Les événements du 9 mai. Pour un jour donné, découvrez un événement ayant marqué notre Histoire. Calendrier historique
9 mai 1927 : disparition de l’Oiseau blanc
lors de sa traversée de l’Atlantique
(Source : Europe 1)
Publié / Mis à jour le samedi 9 mai 2026, par Redaction
 
 
Temps de lecture estimé : 8 mn
 
 
 
Le 8 mai 1927, les intrépides Nungesser et Coli s’élancent du Bourget vers l’Atlantique. À bord de l’Oiseau-Blanc, fleuron du génie aéronautique français, ces hardis navigateurs défient l’onde pour New York. Après l’allégresse de dépêches fallacieuses, l’angoisse étreint la nation : les héros s’abîment dans le mystère des brumes, muant l’exploit technique en une tragique épopée.

Le 8 mai 1927, Charles Nungesser et François Coli tentent la traversée aérienne de l’Atlantique, sans escale, de Paris à New York. En raison des vents contraires, c’est le sens le plus difficile. Ils prévoient d’amerrir sur le fleuve Hudson, au pied de la Statue de la Liberté, au terme d’un parcours d’environ 5800 km.

Charles Nungesser est un pilote chevronné, un héros de la Première Guerre mondiale surnommé le « Hussard de la Mors » — le jeu de mot sur Mors tirant son origine de l’exploit que réalisa Nungesser lorsqu’il s’empara d’une voiture Mors derrière les lignes ennemies. Il est le pilote de l’appareil. Quant à François Coli, capitaine et navigateur hors pair, il a déjà à son actif des traversées remarquées de la Méditerranée. Il est l’œil et la boussole de l’équipage, chargé de maintenir le cap sur l’immensité atlantique. Leur biplan Levasseur PL.8 était doté d’un fuselage « marin », sa forme offrant la possibilité d’amerrir, comme un hydravion.

Les aviateurs français François Coli (à gauche) et Charles Nungesser (à droite)
Les aviateurs français François Coli (à gauche) et Charles Nungesser (à droite)

Contrairement à de nombreux appareils de l’époque où les sièges étaient disposés en tandem (l’un derrière l’autre), l’avion présentait une configuration spécifique. Les deux hommes étaient assis côte à côte dans un poste de pilotage unique et ouvert. Cette disposition permettait une communication directe et facilitait le partage des tâches durant les 40 heures de vol prévues.

L’habitacle était situé assez loin en arrière du fuselage. Ce choix technique permettait de loger les énormes réservoirs d’essence (4000 litres) près du centre de gravité. Nungesser occupait le siège de gauche pour le pilotage, tandis que Coli, à sa droite, manipulait les cartes, le sextant et les instruments de navigation.

Le 9 mai, un article du journaliste du Figaro Frantz Reichel — champion sportif polyvalent et grand architecte des Jeux olympiques de Paris en 1924 — relate les circonstances du départ de l’Oiseau-Blanc la veille au petit matin, en ces termes :

Hier matin dimanche, à 5h21, dans une aube grise, orageuse, dont la lourdeur aggravait l’oppression des spectateurs, Nungesser et Coli ont, dans un départ émouvant et inoubliable, pris leur vol du Bourget, dans l’espoir et la volonté d’amerrir dans le port de New York, après avoir plané au zénith de l’énorme cité amie.

Si les circonstances météorologiques sont demeurées et demeurent celles, si propices, que le général Delcambre, directeur de l’Office national météorologique, avait recueillies et communiquées aux deux intrépides aviateurs, et si dans la tentative l’avion marin Levasseur et ses 450 CV Lorraine-Diétrich se comportent avec le même brio et la même régularité que dans les essais, Nungesser et Coli, partis du Bourget hier dimanche, devront être à New York aujourd’hui lundi 9 mai, vers midi — entre 17 et 18 heures pour Paris.

Ce départ de Paris-New York fut angoissant. Il a rappelé aux anciens de la conquête de l’air les instants les plus dramatiques des premiers vols ou des premières grandes tentatives, qui mettaient les cœurs dans des étaux.

Trois mille personnes assistèrent à l’envol, rapporte Frantz Reichel, trois mille personnes qui n’oublieront de leur vie les douloureux et interminables instants que furent les quelques secondes qui s’écoulèrent entre le moment où, lâché, l’Oiseau-Blanc prit lentement, paresseusement son élan, et celui où, après deux coups d’aile, encore hésitant, il quitta terre et, majestueusement, sur l’horizon sombre, s’éleva magnifique, chargé de toutes nos victorieuses espérances et de notre admiration reconnaissante pour ses deux vaillants pilotes.

Dès que fut connue la décision de Nungesser et Coli de prendre le départ au lever du jour, commença l’exode en automobile vers l’aérodrome du Bourget. Il faisait une nuit bien noire. Dans la ciel glissaient de menaçants nuages. L’horizon s’illuminait sans cesse d’éclairs lointains. L’aérodrome, avec son balisage lumineux, ses mille lueurs rouges, le jeu de ses phares à éclipse, son immensité et sa solitude, avait le pittoresque particulier et émouvant des ports.

Carte postale de l'Oiseau Blanc, avec ses deux pilotes, les Français Charles Nungesser et François Coli
Carte postale de l’Oiseau Blanc, avec ses deux pilotes, les Français Charles Nungesser et François Coli

Des ombres allaient, venaient, s’assemblaient. On parlait bas : on était tout de suite empoigne, étreint par le grand geste qui se préparait. Parmi tant de hangars endormis, un était éclairé et vivant, celui sous lequel, sous la direction de M. Levasseur et de l’ingénieur aviateur Carol, une équipe d’ouvriers, silencieux, actifs, avec un soin, une attention admirables, achevaient d’équiper l’avion de la tentative.

Il est simple, beau, puissant, s’émeut Frantz Reichel, et nous le voulons mystérieux et impressionnant, le grand appareil tout blanc, pour l’instant inerte et froidement métallique, mais qui, tout à l’heure, œuvre du génie français, volera, tonnant et pressé, vers New York, tout là-bas, par-dessus tant de flots. On se plante devant lui et on le regarde longuement. Il est là ! Demain il sera à New York ! Avec deux hommes qui auront voulu et osé !

La foule n’a cessé de grossir. Si nombreuse qu’elle sera tout à l’heure, elle ne comptera dans ses rangs que deux parlementaires, deux députés : Henry Paté, vice-président de la Chambre, et le général Girod, président de la commission de l’armée. On le constate avec surprise et avec chagrin.

De tels instants sont de ceux qui honorent un pays. Ils ne perdraient rien à être entourés d’égards par ceux qui ont mission d’exalter le bon moral national. Parmi ceux et celles qui ont tenu à être les témoins du début de la grande aventure, voici l’amiral Frochot, Léon Bathiat, président des Vieilles-Tiges ; Clifford-Harmon, président de la Ligue internationale des aviateurs ; Mlle Suzanne Henry-Deutsch de la Meurthe ; les barons F. et A. de Turckheim, M. Nicaise, administrateur de La Lorraine-Diétrich ; M. Daladier ; M. Jacob, de la direction de l’aéronautique ; MM. Bompart, Yves Mirande, Espiau, Dranem, E. Renaux, H. Rougier, etc.

3h10 ! On sort l’avion pour un dernier réglage du moteur, qui donne magnifiquement, vomissant par ses échappements d’impressionnantes flammes bleues. On contemple avec respect l’espèce de monstre, de dragon ailé qu’il est dans son tonnerre déchaîné et ses enveloppements de flammes.

L’Oiseau-Blanc a regagné son hangar. Il est prêt. Les minutes ont fait des quarts d’heure. Le moment tant attendu approche. Cependant que Nungesser, soigneusement massé, s’habille, résolu, confiant et joyeux, Coli, qui a dû, en raison des informations météorologiques, modifier un itinéraire sur lequel il avait peiné six mois, va, vient, gai, alerte, veille aux derniers préparatifs.

Le jour pointe maintenant, un jour sale et triste et inquiétant. « Mon bon Reichel, me dit Coli, que faire ? Il y a là-bas, sur mon parcours ; une zone orageuse. Dois-je piquer sur Cherbourg ou la tourner par Dieppe. Votre avis ? » Je le regarde, interloqué. Il sourit. « On verra cela là-haut », conclut-il. Nungesser vient de l’appeler.

— Tu es prêt, Coli ?
— Je suis prêt !
— Tout va bien ?
— Tout !
— Qu’on sorte le « zinc » !

Tandis qu’un piquet du 34e d’aviation, secondé par des agents, écarte la foule, une équipe s’est emparée de l’avion et, lentement, avec précaution, le conduit à l’extrémité droite du champ d’aviation, le nez au vent, tourné vers la plaine qui, coupée de quelques bouquets d’arbres, ondule, verdoyante, vers l’horizon brumeux.

L'Oiseau blanc de Nungesser et Coli
L’Oiseau blanc de Nungesser et Coli

Il est 4h50. Les abords du hangar sont dégagés. Seuls quelques amis demeurent pour serrer une dernière fois la main des deux » hardis compagnons. Nungesser et Coli apparaissent. On se hâte vers eux. Ils montent précipitamment dans l’automobile qui va les conduire à l’avion au bout du champ. Devant toutes ces mains qui se tendent et les souhaits émus qu’on leur jette, Nungesser s’est levé, le visage radieux. « Merci, crie-t-il, et de tout cœur. Je vous la serre à tous. Ayez confiance. Nous avons confiance. On ne lâchera pas », rapporte Frantz Reichel.

Nungesser et Coli ont, sous les ailes de leur avion, reçu l’accolade de quelques intimes, et maintenant ils sont à bord de l’Oiseau-Blanc, qui repose sur ses cales. C’est l’ingénieur Carol qui va commander les dernières manœuvres. L’instant est terriblement empoignant. Tous se taisent, avec de l’angoisse dans les traits.

Un premier essai du moteur. Il est bon. On enlève les cales. Il est 5h20. Dans le silence émouvant de la plaine, on entend Carol dire : « Un ! Deux ! Trois !... Contact ! »

À l’appel, le moteur répond ; l’hélice est lancée. Nungesser met peu à peu les gaz, fait un dernier salut et à son avion rend la main. L’Oiseau-Blanc s’ébranle, roule doucement, et tandis qu’il défile, accélérant de seconde en seconde, chacun, à son passage, se découvre. Il tâte l’air une fois, deux fois, précipite sa course.

Et puis soudain décolle ! Il est 5h21. Le-silence est aussitôt rompu. Une acclamation monte, s’élève avec le magnifique avion, derrière lequel s’élancent, pour lui faire un bout de conduite, quatre avions militaires.

Du regard, chacun se cramponne aux ailes de l’Oiseau-Blanc, qui peu à peu s’efface et disparaît dans le gris des lointains. La grande et belle aventure est commencée, conclut Frantz Reichel.

Le Figaro indique qu’en prévision de l’arrivée à New York de Nungesser et Coli, le champ d’aviation de Mitchel-Field a été spécialement alerté. La nouvelle que Nungesser et Coli étaient partis a suscité un intérêt considérable dans tous les milieux. La presse entière consacre à l’événement des colonnes. Un familier de Nungesser, le colonel Foulois, commandant le camp d’aviation, a préparé une batterie de huit phares fixes et un tournant, visibles dans un rayon de 120 kilomètres, pour guider les aviateurs, au cas où ils arriveraient la nuit.

Frantz Reichel signe un nouvel article dans le Figaro du lendemain, 10 mai, narrant la journée d’angoisse et d’attente fébrile en ces termes :

Lundi, 9 mai, 23h45. Comme tous, nous attendons la dépêche laconique et merveilleuse qui nous dira qu’ils sont arrivés à New-York ! Depuis qu’ils se sont envolés, depuis qu’ils ont disparu dans la brume du matin, on a vécu dans l’attente des nouvelles. Dimanche soir, on savait qu’ils avaient quitté la belle et bonne terre de France et qu’ils allaient, vaillants et résolus, au-dessus des flots, rien qu’au-dessus des flots, vers cette terre américaine, en « Christophe Colomb » de l’air.

Une nuit a passé ; un autre matin s’est levé. Et dès lors tous ont connu la fièvre de l’information, le besoin lancinant, impérieux de savoir, et l’angoisse de l’incertitude. Dans quelques minutes les douze coups de minuit sonneront, et nous ne savons pas encore ce que sont, en vérité, devenus les deux chers intrépides aviateurs !

Des nouvelles imprudentes, déraisonnables ont été lancées prématurément affirmant un vol fantastique, invraisemblable, impossible. Et puis tout à coup, ce fut, avec précision, la nouvelle quasi-officielle de l’arrivée, à 16h25, de Nungesser et Coli à New York !

Massés devant les transparents des journaux, des milliers et des milliers de personnes, tant à Paris qu’en province, qui déchiffraient avec émotion les dépêches projetées sur le vol audacieux, connurent le plus sincère, le plus patriotique, le plus légitime des enthousiasmes lorsque la nouvelle fut affichée, proclamée, publiée, de l’arrivée à New York de Nungesser et Coli et de l’amerrissage de l’Oiseau-Blanc dans les eaux américaines. Une joie de grande fierté nationale se déchaîna et s’exprima en des manifestations touchantes.

Carte maximum portant le timbre émis le 8 mai 1937 dans la série Commémoratifs et divers et l'oblitération premier jour
Carte maximum portant le timbre émis le 8 mai 1937 dans la série
Commémoratifs et divers et l’oblitération premier jour

Et puis, peu à peu, l’anxiété s’empara des uns et des autres, à trop d’imprécision pour un si grand événement et à des informations par trop contradictoires.

Minuit !

Aux dernières nouvelles — confrontées — des agences, Nungesser et Coli ont été ou auraient été vus tout le long de la côte américaine, à Halifax (Nouvelle-Écosse), à Portland, à Newbury-Port, à 16h25 (heure locale), à Boston enfin, à 600 kilomètres de New York, où l’arrivée de Nungesser et Coli — pour qui on préparait fiévreusement une réception grandiose — était dès lors prévue, annoncée pour 18 heures. Ces dix-huit heures locales sont donc minuit pour Paris.

À l’enthousiasme des premiers télégrammes a succédé, inévitablement ; une angoisse irritée, d’autant plus que des démonstrations publiques ont consacré l’information prématurée de l’arrivée à New York : tel le lancement par un avion volant au zénith de Paris de fusées annonciatrices d’une victorieuse traversée ; telle la nouvelle que dix-sept coups de canon salueraient l’amerrissage dans le port de New York de Nungesser et Coli ; tels aussi les télégrammes officiels de félicitations adressés aux deux intrépides aviateurs.

Ne nous attardons pas à savoir qui a lancé ces informations auxquelles doivent d’avoir été froissés les plus nobles sentiments. Renvoyons à demain ce souci. Et cherchons, en ces heures inquiétantes, angoissantes, oppressantes, les motifs d’espérer.

Si Nungesser et Coli avaient calculé que, par des circonstances atmosphériques particulièrement favorables et un vent propice, ils avaient aussi prévu que les conditions pouvaient changer en cours de vol, et leur être brusquement contraires. L’avion-marin Levasseur avait donc été établi pour un vol d’une durée de quarante-quatre heures. Nungesser et Coli ayant quitté le Bourget dimanche matin, à 5h21, avaient donc la possibilité de voler jusqu’à 1h21 cette nuit.

Des télégrammes ont fait savoir que, contrairement aux pressions météorologiques de notre Office national, le mauvais temps, des orages et le brouillard sévissaient dans l’Atlantique nord et précisément dans les zones que devaient franchir Nungesser et Coli.

Le passage de l’Oiseau-Blanc, hier, à 14 heures (heure française), à Halifax, apparaît exact. D’Halifax, Nungesser et Coli ̃étaient séparés de New York par 900 à 1000 kilomètres environ, alors qu’ils abordaient une région où les circonstances atmosphériques étaient contre eux.

On peut donc supposer — et il faut espérer — que Nungesser, gêné par le brouillard, ralenti par le vent, et peut-être aussi à court d’essence, a été, tout comme de Pinedo, contraint d’interrompre hier son vol vers Philadelphie, obligé d’amerrir en un point perdu de la côte. C’est d’ailleurs l’opinion de M. Henryu Woodhouse, président de la Ligue aéronautique américaine, qui a fait la déclaration que voici :

« Nous ne sommes pas très inquiets sur le sort de Nungesser et de Coli. Ce sont des aviateurs consommés, habitués à naviguer à la boussole. Sauf en cas de difficultés avec leur moteur, ils DOIVENT arriver jusqu’au continent américain. Mais comme ils ne connaissent pas la côte et que de plus un brouillard terrible règne en ce moment, il est très possible qu’ils se trompent de lieu et amerrissent en un endroit perdu d’où il leur serait impossible de donner de leurs nouvelles. Ils ne courraient là aucun danger, mais il ne faudrait pas s’étonner de ne pas entendre parler d’eux avant deux ou trois jours. »

Timbre émis le 8 mai 1967 pour le 40ème anniversaire de la tentative de traversée de l'Atlantique par Charles Nungesser et François Coli
Timbre émis pour le 40ème anniversaire de la tentative
de traversée de l’Atlantique par Charles Nungesser et François Coli

M. H. Woodhouse est fort probablement dans la vérité, souligne Frantz Reichel. Si les faits confirment ce pronostic encourageant, Nungesser et Coli auraient donc tout au moins réalisé l’essentiel de leur tentative réaliser d’un seul vol cette traversée de l’Atlantique, exploit pour la réalisation duquel s’envoleraient aujourd’hui les aviateurs Llyod Bertaud et Clarence D. Chamberlain, à on croire certains câbles américains.

Le Figaro du même jour rapporte qu’à 2h15 ce 10 mai, aucune autre nouvelle n’était parvenue que cette dépêche de Londres : « Tous les journaux du soir ont annoncé, sur la foi de télégrammes dont l’origine était la plupart du temps inconnue, que Nungesser et Coli avaient réussi à franchir l’Atlantique. Aucun de ces télégrammes, d’ailleurs souvent contradictoires, ne donnait de renseignements précis ; on avait, soi-disant, vu l’Oiseau Blanc successivement au-dessus de Terre-Neuve, d’Halifax, de Boston. Renseignements pris à des sources plus sérieuses, il a fallu reconnaître que l’on ne possédait, en réalité, aucun renseignement, et l’inquiétude commence à grandir, surtout depuis que l’on a appris que les conditions atmosphériques, près de New York, étaient défavorables. » L’Oiseau Blanc n’a été vu nulle part.

L’avion ne se posera jamais, comme c’était prévu, face à la statue de la Liberté. Un siècle plus tard, on ignore encore ce qui a pu se passer au juste.


Pour consulter la vidéo
des événements marquants de Mai
CLIQUEZ sur le lecteur

 
 
Même section >

Suggérer la lecture de cette page
Abonnement à la lettre d'information La France pittoresque

Saisissez votre mail, et appuyez sur OK
pour vous abonner gratuitement
Éphéméride : l'Histoire au jour le jour. Insertion des événements historiques sur votre site

Vos réactions

Prolongez votre voyage dans le temps avec notre
encyclopédie consacrée à l'Histoire de France
 
Choisissez un numéro et découvrez les extraits en ligne !