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Chambord à la recherche de son jardin perdu. Travaux

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Chambord à la recherche
de son jardin perdu
(Source : Le Figaro)
Publié / Mis à jour le dimanche 7 septembre 2014, par LA RÉDACTION
 
 
 
L’un des plus beaux châteaux de la Loire s’offre un véritable lifting. Des travaux ont commencé pour ressusciter le jardin à la française conçu sous Louis XIV. Depuis plusieurs semaines, des engins encombrants envahissent l’aile nord du château de Chambord. Quads et sondes électriques quadrillent le terrain et retournent la terre glaise des pelouses. Leur but : exhumer lignes, tracés et sédiments capables de jeter un peu de lumière sur l’ancien jardin à la française du château.

Après avoir ressuscité, l’an dernier, les jardins anglais qui ornaient son parc au XIXe siècle, Chambord s’apprête à donner une nouvelle existence à cet autre jardin tel qu’il était au XVIIIe siècle. Un chantier ambitieux, entamé cette année, mais qui devrait être court puisque le jardin accueillera les visiteurs dès le printemps 2015.

Conçu par François Ier, Chambord, établi sur un terrain de marécages et soumis aux crues du Cosson voisin, est dépourvu de jardin. C’est Louis XIV qui, le premier, en 1680, commande les plans d’un espace ornemental pour le parterre nord du château. Pourtant, les six hectares de ce « jardin à la française » n’émergent qu’un demi-siècle plus tard, en 1734, sous les ordres du maréchal de Saxe et après de longs travaux de canalisation de l’affluent et d’assainissement des marécages.

Reconstituer presque trois siècles après sa création un jardin disparu depuis bien longtemps s’apparente à une enquête policière. « Les recherches ont suivi plusieurs étapes, explique le conservateur général du domaine, Luc Forlivesi. La première consistant à recueillir la documentation de l’époque, ce que les sources historiques et les archives disent du jardin. »

Château de Chambord
Château de Chambord

Constatant que la période la plus documentée est celle de la moitié du XVIIIe siècle, les administrateurs décident de reconstituer le jardin à cette époque. Un paysagiste puis une archéologue des jardins établissent un diagnostic. Les fouilles stratigraphiques mettent au jour de la terre de différentes couleurs, indiquant les allées et les fosses de plantation qui ponctuaient le jardin. « À notre grand étonnement, les relevés archéologiques allaient bien dans le sens de l’iconographie, habituellement peu fiable, du XVIIIe », ajoute le conservateur.

« À taille humaine »
Une fois ce travail de recoupement terminé, l’apparence des jardins au XVIIIe siècle se précise dans la tête des conservateurs. Une allée centrale, deux allées de plates-bandes, deux allées latérales, le tout formant un grand carré dont le château représente un quart. « Évidemment, nous sommes très loin de Versailles, précise Luc Forlivesi. Il s’agit plutôt d’un jardin ornemental à taille humaine. » Comme l’original, le nouveau site devrait comporter un quinconce de marronniers, un parterre ceinturé de buis et un verger.

Un « petit » jardin qui a son importance dans l’histoire de la conception du château. « Il faut bien se rappeler qu’un tel château ne naît pas hors sol, il est créé avec son domaine. Et le jardin, en particulier, est son écrin. Chambord n’est pas fait pour être au milieu d’un terrain de foot... », insiste le conservateur.

Les travaux de restructuration devraient débuter cette année. Ils ont un coût : 2 millions d’euros, financés pour un tiers par le ministère de la Culture, un tiers par Chambord et le reste par des mécènes. Ce montant n’effraie pas les équipes du château, conscientes du manque à gagner pour le domaine qui, malgré une affluence de 750 000 visiteurs par an, peine encore à retenir les touristes dans son parc. Cette initiative s’inscrit d’ailleurs dans une stratégie plus large de dynamisation des revenus du site, qui, outre deux gîtes de charme au sein de ses murs, prévoit d’accueillir un hôtel de luxe en face du château. Redonner au parterre nord du château l’aspect qu’il avait lors du règne du Roi-Soleil devrait attirer plus de touristes étrangers, friands de ce genre de voyages dans le passé — et plus largement, de tout site portant la mention « à la française ».

« C’est aussi une question d’échelle, ajoute Luc Forlivesi. Les yeux ont besoin d’un endroit intermédiaire sur lequel se fixer, entre le donjon et les hectares de forêt qui entourent le domaine. Ces jardins dans la proximité immédiate du château offriront une nouvelle perspective au regard des visiteurs, jusqu’ici perdu dans l’immensité des lieux. »

Claire Rodineau
Le Point

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