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À la découverte des plus beaux arbres d'Île-de-France

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Patrimoine de France
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À la découverte des plus
beaux arbres d’Île-de-France
(Source : Le Figaro)
Publié / Mis à jour le samedi 9 août 2014, par LA RÉDACTION
 
 
 
Témoins de l’histoire ou curiosités botaniques, les arbres remarquables sont légion à Paris et autour de la capitale. Le Guide des plus beaux arbres de Paris et d’Île-de-France qui vient de paraître aux Éditions Ulmer, nous invite à les découvrir. De belles balades en perspective !

Il a vu caqueter d’aise (juste avant de finir au pot) les poules du bon roi Henri, ferrailler les mousquetaires, comploter Milady, froufrouter Marie-Antoinette, passer Louis XVI, Napoléon, Joséphine, la Commune, voler les pavés de 68. Du haut de ses 400 ans, le robinier du square Viviani, à deux pas de Notre-Dame est le doyen magnifique des augustes écorces que recense Georges Feterman.

C’est à une véritable promenade que le président de l’association Arbres (Arbres Remarquables : Bilan, Recherche, Études et Sauvegarde) nous convie. La ballade à la fois historique, géographique, poétique et botanique est surtout une invitation à découvrir, à portée de baskets, de Métro ou de RER, des sujets que nous ne voyons plus ou que nous n’avions pas remarqués, occupés que nous sommes à survivre dans la jungle urbaine.

Flânerie cosmopolite
Le chemin foisonne de découvertes. On y croise des pépites, comme cet arboretum peu connu planté sur l’allée des Cygnes, étroite langue de terre qui relie, au milieu de la Seine, le pont de Bir-Hakeim au pont de Grenelle, offrant avec ses 322 arbres et ses 61 essences venues du monde entier, la flânerie la plus cosmopolite qui soit. On y apprend à lever les yeux sur les vieux murs qu’ont épousé certaines lianes, anoblissant des immeubles roturiers comme cette glycine mauve qui orne le restaurant Au vieux Paris, 24, rue des Chanoinesses ou celle, véritablement monstrueuse qui ombre d’une barbe végétale la façade du 14, rue Cuvier. Le Jardin des Plantes est tout proche qui, en la matière, a, si l’on peut dire, la palme.

Les splendides marronniers de l'église Saint-Servin à Paris
Les splendides marronniers de l’église Saint-Servin à Paris. © Crédit photo : Georges Feterman

C’est un nid pour les oiseaux et les bas-bleus : entre le sophora du père d’Incarville, le platane d’Orient de Buffon, le pistachier mâle de Sébastien Vaillant, l’immense gingko biloba, et le cèdre que Jussieu planta en 1734, les amoureux de nature embrassent, en une enjambée, toute l’érudition scientifique du XVIIIe siècle. Un foisonnement semblable règne dans la plupart des parcs. Montsouris, le Luxembourg, les Tuileries, le bois de Boulogne ou les Buttes-Chaumont rivalisent à coup de catalpas, d’ailantes, de hêtres et de séquoias aux proportions ou aux ports magnifiques.

Arbres symboles
Féru d’Histoire mais aussi d’histoires, Georges Feterman passe également en revue certaines lignées d’arbres devenus des symboles. Ainsi l’orme, planté régulièrement depuis le Moyen Âge face à l’église Saint-Gervais. Arbre à tout faire, on s’y donnait rendez-vous pour signer un acte notarié, payer ses impôts, rendre la justice et parfois, juste après le jugement, pendre les coquins à ses hautes branches. On grattait son écorce pour confectionner des infusions douces aux malades, on y dansait aussi les jours de fête. Ainsi, le figuier qui, dans la rue du même nom, trônait dans la cour de l’Hôtel de Sens, gênant le carrosse de la reine Margot qui le fit abattre et que l’on replante depuis régulièrement.

Les alentours de la capitale sont aussi passés en revue comme autant de buts de flânerie ou de curiosité. Du Val-de-Marne aux Yvelines, de l’Essonne à la Seine-Saint-Denis, mûriers géants et hêtres pleureurs se rient des siècles et des tempêtes. Partout, de grands cèdres commémorent de grands moments. Nombre d’entre eux furent plantés par Jussieu qui aimait beaucoup ça, sauf lorsque cette enfant gâtée de Marie-Antoinette lui intima l’ordre d’arroser devant elle, comme un vulgaire jardinier, celui qu’il venait de mettre en terre, près du petit Trianon. Vexé, il prit congé et ne revint plus.

Bras noueux
Les chênes et leurs cicatrices, souvent plus émouvantes que les œuvres des faiseurs d’art contemporains rivalisent avec les sophoras bosselés par les ans qui envient aux platanes leur habileté à faire la drève (allée bordée d’arbres) devant les grilles des châteaux. À Louveciennes, un séquoia parade, à Vernouillet, des châtaigniers vrillés par le vent célèbrent la Saint-Glinglin ; à Versailles, un genévrier de Phénicie lance sur l’herbe des bras noueux tandis qu’à Viroflay, le chêne de la Vierge, bardé d’ex-voto, protège toujours les petits enfants du choléra. A Montauger, des fourmis géantes montent à l’assaut des pins immenses et l’on a déjà repris le train pour l’arboretum de Segrez où les copalmes qu’on appelle aussi liquidambars portent encore leur livrée d’été. Patience, dans deux mois, l’automne enflammera leurs feuilles d’un rouge incandescent.

Valérie Lejeune
Le Figaro

Détails sur l’ouvrage :
Editeur : Ulmer. Format : 230 x 162 mm. 190 pages. Prix : 16,90 €
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