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27 mai 1798 : mort de Guillaume-Alexandre Tronson-Ducoudray, un des avocats de Marie-Antoinette

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27 mai 1798 : mort de
Guillaume-Alexandre Tronson-Ducoudray, un des
avocats de Marie-Antoinette
Publié / Mis à jour le vendredi 21 juin 2013, par LA RÉDACTION
 

Le dernier de dix enfants, Guillaume-Alexandre Tronson-Ducoudray naquit à Reims le 18 novembre 1750. On le destinait à l’état ecclésiastique ; mais après avoir fait d’excellentes études, il embrassa le commerce, d’où le hasard et son génie l’entraînèrent au barreau.

Le talent supérieur avec lequel il plaida une cause personnelle lui révéla sa vocation, et, en 1778, il vint à Paris, où, dès son début, il se plaça au premier rang des orateurs modernes. Doué d’un organe plein et sonore , il y joignait dans la plaidoirie la majesté de la diction et la noblesse du geste : dans les mémoires, il se distinguait par la force de la logique et les grâces du style. L’ancien ordre social avait accordé à Tronson-Ducoudray une place trop brillante, pour qu’il le vît tomber sans quelque regret. Le moment approchait, où la parole allait devenir un instrument puissant de réforme, ou un moyen sublime de dévouement.

Tronson-Ducoudray s’en servit sous cette dernière forme. Quand il apprit que Target avait refusé l’honneur de défendre Louis XVI, quand le bruit se répandit que Tronchet balançait à l’accepter, il écrivit à l’Assemblée une lettre, qu’elle n’inséra pas dans son procès-verbal, mais que les journaux publièrent. N’ayant pu consacrer son éloquence au roi martyr, il l’offrit à de nombreuses victimes, que, devant le tribunal révolutionnaire, il ne craignit jamais de disputer à leurs bourreaux ; il l’offrit à Marie-Antoinette, et eut la gloire de partager avec Chauveau-Lagarde la défense de cette reine, de cette femme si malheureuse.

La mort faillit être sa récompense ; mais, par un reste de pudeur, la Convention le rendit à la liberté. Nommé membre du conseil des Anciens, il fit entendre à la tribune l’opinion de la France, qui commençait à se prononcer contre le Directoire, et l’orage du 18 fructidor éclata sur sa tête, comme sur celle de Murinais, de Barthélemy, de Pichegru, etc. Enfermé d’abord au Temple, avec ses collègues, puis traîné sur un chariot et dans une cage de fer, à Rochefort, il fut transporté ensuite de Cayenne à Sinnamary. C’est là qu’il vit succomber Murinais, et qu’il prononça sur sa tombe un émouvant éloge funèbre.

Lui-même ne devait pas long-temps survivre à son ami. Les feux d’un ciel dévorant aggravèrent le mal qu’il avait emporté de France, et il mourut, en prononçant ces mots, adressés à Ramel : « Si vous revoyez mes amis, dites-leur que mon dernier soupira été pour eux et pour mon pays ; n’oubliez pas mes enfants. »

 
 
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