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1er janvier 1515 : mort du roi Louis XII

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1er janvier 1515 : mort
du roi Louis XII
Publié / Mis à jour le mardi 1er janvier 2013, par LA RÉDACTION
 

Jamais prince ne fut plus regretté de ses sujets, et ne mérita plus de l’être. A sa mort, les crieurs des corps, en sonnant leurs clochettes, criaient le long des rues : Le bon roi Louis, père du peuple, est mort. Les Etats-généraux du royaume avaient déféré, en 1506, le titre de père du peuple à Louis XII.

Ce prince était sobre, doux, modeste, laborieux, aimait les sciences, parlait avec beaucoup de grâce, était rempli de sentiments d’honneur, de religion, d’humanité et de bienfaisance. « Il ne courut oncques, dit Saint-Gelais, du règne de nul des autres, si bon temps qu’il a fait durant le sien. »

Dès son avènement au trône, il diminua les impôts, et ne les rétablit jamais : il sut si bien ménager les finances, qu’elles lui suffirent pour subvenir aux différents besoins de l’Etat. Ce qu’il y a d’étonnant, ou plutôt ce qui ne l’est pas quand on fait attention au caractère du peuple qui murmure toujours contre le meilleur gouvernement, et qui n’aura jamais d’idée juste des vertus et des vices, ni de sentiment de sa félicité réelle, c’est que les Français traitaient d’avarice la sage épargne de leur maître. On en faisait des plaisanteries dans les sociétés ; les chansons, les épigrammes couraient de bouche en bouche ; on alla jusqu’à jouer Louis XII en plein théâtre. Il en riait le premier, et disait : Qu’il aimait bien mieux que son peuple se divertît de son économie, que s’il avait à gémir de ses prodigalités. Sa plus grande ambition était de rendre ses sujets heureux.

« Et si l’Histoire, dit Noël dans le bel éloge de Louis XII, qui a remporté le prix d’éloquence au jugement de l’Académie Française en 1788 ; et si l’Histoire, qui doit une justice rigoureuse aux souverains qui ne sont plus, pour l’instruction de ceux qui vivent encore, dit avec sa sévérité inflexible : Louis XII, trompé par les préjugés et les erreurs de son siècle, engagea la France dans une guerre ruineuse, et prodigua l’or et le sang pour de vaines conquêtes ; je répondrai : Il aima son peuple, et fit régner les lois. Lorsqu’elle dira : Louis, indigné de voir les attentats qui souillaient le Saint-Siège, en voulant mettre la tiare sur la tête de son premier ministre, hasarda et perdit en un moment le fruit de ses victoires ; je répondrai : Il aima son peuple, et protégea les faibles contre l’oppression des grands.

« Lorsqu’elle dira : Louis, pour céder aux importunités d’une épouse impérieuse, signa le démembrement de la monarchie ; pour satisfaire un ressentiment personnel, et pour abaisser la hauteur vénitienne, il se ligua contre ses alliés naturels avec ses plus cruels ennemis ; je répondrai encore : Il aima son peuple ; il le défendit de la tyrannie des gens de guerre, des exactions du fisc, de l’avidité de la chicane ; il ne respira que pour lui.

« (...) C’est ainsi que Louis XII s’est distingué du vulgaire des rois ; c’est ainsi qu’il a prouvé aux souverains que les peuples leur demandent de grandes vertus plutôt que de rares talents, des vues droites plutôt que des lumières supérieures, et de la bonté plutôt que du génie. »

Après la mort de la reine Anne, en 1514, Louis XII s’était remarié avec la princesse Marie, sœur de Henri VIII, roi d’Angleterre : il avait cinquante-trois ans quand il l’épousa ; il ne jouissait pas d’une forte santé : il l’avait un peu usée dans sa jeunesse ; mais il était amoureux, il n’avait point d successeur, et il désirait ardemment d’en avoir un. Il oublia son âge auprès de sa nouvelle épouse, et y trouva la mort au bout de deux mois et demi de mariage.

Brantôme rapporte une chose fort extraordinaire de la jeune veuve de Louis XII. « Il ne tint pas à elle d’être la reine-mère : n’ayant pas eu le temps d’y parvenir, elle fit courir le bruit, après la mort du roi, qu’elle était grosse ; et, pour le faire croire, elle avait eu recours à des linges dont elle s’enflait peu à peu ; et son terme arrivant, elle avait un enfant supposé, que devait avoir une autre femme grosse, et qu’elle devait produire dans le temps de son accouchement ; mais madame la régente, qui était une Savoyenne qui savait ce que c’est que de faire des enfants, et qui voyait qu’il y allait trop de bon pour elle et pour son fils, la fit si bien éclairer et visiter par médecins et sages-femmes, qu’elle fut découverte et renvoyée en son pays. »

Marie étant retournée en Angleterre, se remaria avec Charles Brandon, duc de Suffolk, son premier amant, qui l’avait suivie en France avec le titre d’ambassadeur.

 
 
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