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29 novembre 1830 : mort du compositeur Charles-Simon Catel

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29 novembre 1830 : mort du
compositeur Charles-Simon Catel
Publié / Mis à jour le mardi 27 novembre 2012, par LA RÉDACTION
 

Quand cet artiste célèbre, qui fut en même temps un homme de bien, eut cessé de vivre, un cortège nombreux accompagna ses restes à sa dernière demeure. Dans cette foule, profondément pénétrée d’une douleur véritable, on voyait tout ce que Paris renferme de musiciens distingués, des savants, des littérateurs, des élèves du Conservatoire, de vieux soldats de la république et de l’empire , et surtout beaucoup d’amis.

Jamais convoi n’avait offert une plus touchante unanimité de larmes et de regrets. Les plus indifférents, attendris eux-mêmes, s’étonnaient d’apprendre que dans cette multitude d’hommes étrangers les uns aux autres, mais unis par une douleur commune, celui, que tous pleuraient, n’avait pas un seul parent ; c’est que le souvenir de ses bienfaits, de ses talents et de ses vertus, l’admiration de tous pour son mérite modeste, pour ses travaux utiles et pour ses compositions savantes et gracieuses, lui avaient fait une famille telle que n’en donnent pas la richesse et le hasard.

Les vieux guerriers se rappelaient avec enthousiasme ses chants de victoire, ses marches militaires, et les accords patriotiques de sa lyre, associée jeune encore dans nos fêtes nationales, aux hymnes de Chénier et de Lebrun. Ses collègues à l’Institut et au Conservatoire disaient comment l’auteur du Traité d’harmonie (devenu le manuel musical de toute l’Europe) de Sémiramis, des Bayadères, des Artistes par occasion, de l’Auberge de Bagnières, de Wallace et de tant d’autres ouvrages, dont le succès pouvait lui donner de l’orgueil, était toujours resté simple, sans ambition, sans envie, franc et loyal camarade, s’effaçant lui-même, pour exalter le talent et les triomphes de ses émules.

Ses élèves vantaient hautement sa science profonde, la sûreté de son goût, la clarté de ses leçons, l’excellence de ses conseils et le zèle désintéressé avec lequel il encourageait le mérite naissant. Ses amis surtout racontaient avec reconnaissance, cette carrière si courte mais si bien remplie, où tous avaient éprouvé sa constance dans ses affections et dans tous les sentiments nobles et généreux. Les uns le montraient passionné, dès sa première jeunesse, pour la musique qui fit sa gloire, s’élançant plein d’ardeur du sein d’une famille obscure et pauvre de Normandie, et s’élevant successivement , à Paris, sous les auspices de Sacchini, par les leçons de Gossec et surtout par la protection bienveillante de Sarrette. fondateur et directeur du Conservatoire, son ami de prédilection, auquel il resta toujours fidèle et dévoué pendant plus de quarante années de bonne et de mauvaise fortune.

D’autres peignaient la grâce de son esprit, fin, observateur, et pénétrant, sa probité sévère, son inflexible droiture, qui ne sut point plier devant les caprices du pouvoir, et cette vie si pure, qui s’écoulait doucement, partagée entre la culture des arts et celle des fleurs dans une retraite paisible où ce qu’il eut d’honneurs et de distinctions, en ce monde alla toujours le chercher, sans qu’il y eut jamais songé.

Nous venons de dire ce que bien d’autres ont pu voir et entendre aux funérailles de Catel ; il était né à l’Aigle en juin 1773. En racontant combien sa mort fut pleurée et mérita de l’être, nous avons raconté sa vie. Elle était bien inspirée cette voix amie, qui devant la tombe de l’auteur de Wallace, répétait ces deux vers, qu’on dirait composés tout exprès pour lui :

Sans vanité, sans fiel, sans petites humeurs,
La douceur de ses chants peine celle de ses mœurs.

 
 
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