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28 septembre 1895 : mort du fondateur de la microbiologie Louis Pasteur - Histoire de France et Patrimoine


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28 septembre 1895 : mort du fondateur
de la microbiologie Louis Pasteur
Publié / Mis à jour le dimanche 10 septembre 2017, par LA RÉDACTION

 

Pasteur naquit à Dôle, dans le Jura, le 27 décembre 1822, de parents modestes qui fui firent faire, au prix de lourds sacrifices, de sérieuses études qu’il commença en province et termina à Paris. A dix-huit ans, il obtint une place de maître d’études au collège de Besançon et trois ans après il entrait à l’Ecole normale. A partir de ce moment il conquit successivement tous les hauts grades universitaires et occupa diverses situations avec une incontestable autorité. Agrégé ès sciences en 1846, docteur ès sciences en 1847, il devint professeur de physique au lycée de Dijon en 1848, professeur suppléant de chimie à la faculté de Strasbourg en 1849 et professeur en titre en 1852.

Après avoir été pendant trois ans doyen de la faculté des sciences de Lille, il fut appelé à Paris et nommé directeur des études scientifiques à l’Ecole normale supérieure, professeur de géologie, de physique et de chimie à l’Ecole des beaux-arts, puis professeur de chimie à la Sorbonne.

Louis Pasteur
Louis Pasteur

A cette époque Pasteur jouissait déjà d’une très grande réputation dans le monde savant et d’éclatants témoignages d’admiration étaient rendus à ses travaux. En 1882 il avait été élu membre de l’Académie des sciences dans la section de minéralogie et la Société royale de Londres lui avait décerné la médaille Rumford pour ses recherches sur les relations de la polarisation de la lumière avec l’hémiédrie dans les cristaux, Peu de temps après Pasteur obtenait un prix de 10 000 florins du ministère de l’agriculture d’Autriche pour la découverte du meilleur moyen de combattre la maladie des vers à soie.

Puis ce fut la Société d’encouragement aux sciences qui lui attribua un prix de 12 000 francs pour l’ensemble de ses travaux sur les vers à soie, les vins, les vinaigres et les bières. Plus tard vinrent s’ajouter d’autres récompenses, notamment une pension viagère de 12 000 francs, accordée en 1874 par l’Assemblée nationale sur le rapport de Paul Bert. Rappelons en passant qu’à la fin de l’Empire Pasteur était commandeur de la Légion d’honneur et que son nom figure sur la dernière liste de sénateurs signée par Napoléon III en juillet 1870 et non promulguée.

Mais si à cette époque Pasteur était déjà célèbre par ses travaux sur les ferments et la part active qu’il avait prise dans la fameuse discussion sur la génération spontanée qui avait passionné le monde savant et même le public, une gloire plus grande lui était réservée le jour où définitivement il établit les bases de la doctrine dite microbienne, qui transforma si heureusement la science et la pratique de la médecine et de la chirurgie. Les plus belles applications de ces idées fécondes enfantées par le génie de Pasteur se trouvent dans les recherches sur la maladie charbonneuse, le choléra des poules, la septicémie, la rage et finalement la diphtérie.

Lorsqu’on sut que Pasteur avait découvert le virus antirabique et démontré par des expériences les merveilleux résultats qu’il en obtenait, ce fut dans le monde entier un véritable cri d’admiration. De tous les coins de l’univers l’illustre chimiste reçut des lettres de félicitation et la plupart des gouvernements envoyèrent aussitôt des savants à Paris pour étudier sur place les effets du nouveau remède. L’enthousiasme fut extrême à l’étranger, plus calme en France. Le gouvernement et le conseil municipal de Pans lésinèrent en effet lorsqu’il fut question de créer un Institut antirabique. Une souscription internationale fut alors ouverte et grâce à un élan généreux du public, Pasteur put fonder le bel établissement de la rue Dutot où tant de beaux travaux furent exécutés, notamment ceux du docteur Roux, qui vint accroître encore la gloire de son illustre maître en découvrant, d’après la méthode de celui-ci, le remède contre la diphtérie.

Avec la découverte du virus antirabique Pasteur était parvenu à l’apogée de la célébrité. Une cérémonie grandiose et qui laissa un souvenir ineffaçable à tous ceux qui en furent témoins devait consacrer publiquement cette gloire. Comme Victor Hugo, qui le jour de son quatre-vingtième anniversaire vit défiler devant sa demeure la population parisienne tout entière, Pasteur devait assister vivant à son apothéose. Le 27 décembre 1892 fut célébré dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne le jubilé du grand savant.

Plus de six mille personnes se pressaient à cette cérémonie que présidait Carnot, et ce fut au milieu de l’émotion générale que Charles Dupuy, alors ministre de l’instruction publique, fit le panégyrique de Pasteur qu’il termina par ces mots : « Vous n’êtes pas seulement un grand et illustre savant, vous êtes un grand homme. » Ensuite vint le célèbre chirurgien anglais Lister qui à son tour fit l’éloge du savant français, puis d’autres délégués étrangers qui portèrent à notre compatriote leur tribut d’admiration.

L'ange de l'inoculation (M. Pasteur). Caricature parue dans « Don Quichotte » du 18 mars 1886
L’ange de l’inoculation (M. Pasteur)
Caricature parue dans « Don Quichotte » du 18 mars 1886

Pasteur pouvait à peine retenir ses larmes. Malade déjà du mal qui devait l’emporter dans une dernière crise, l’illustre vieillard n’eut pas la force de prendre la parole et c’est par l’intermédiaire de son fils qu’il répondit au ministre et aux délégués étrangers. Faisant allusion à la belle médaille gravée par Roty qui lui avait été remise et désignant la jeunesse des Ecoles qui se pressait en foule dans le vaste hémicycle, il termina son discours par cette phrase touchante, couverte par les applaudissements de la salle entière :

« Messieurs, je vous exprime ma profonde émotion et ma vive reconnaissance. De même que sur le revers de cette médaille, Roty, le grand artiste, a caché sous des roses la date si lourde qui pèse sur ma vie, de même vous avez voulu donner à ma vieillesse le spectacle qui pouvait la réjouir davantage, celui de cette jeunesse si vivante et si aimante. » Sur ces mots toute la salle se leva en criant : Vive Pasteur ! et Carnot, se levant spontanément de son fauteuil, s’avança vers le savant qu’il serra dans ses bras.

Cette solennité de la Sorbonne fut peut-être unique dans son genre et fait date dans la vie de Pasteur. C’est en effet la dernière fois que le grand savant se montra dans une cérémonie publique. A partir de cette époque sa santé alla chaque jour en déclinant. Au commencement de 1895, il ne put se rendre à l’Hôtel de Ville, pour recevoir la médaille que le conseil municipal lui avait votée en même temps qu’il en décernait une au docteur Roux.

Vivant très retiré, soit à l’Institut de la rue Dutot, soit dans sa maison d’Arbois, dans le Jura, soit encore dans la propriété de Garches, que l’État avait mise à sa disposition et où il rendit le dernier soupir, Pasteur consacra ces dernières années à la vie de famille. Sa femme, son fils, sa fille, mariée au charmant écrivain Vallery-Radot, et ses petits-enfants rivalisèrent de dévouement pour atténuer les souffrances du grand savant dont la perte fut déplorée aux quatre coins de l’univers.




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