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13 septembre 1598 : mort de Philippe II, fils de Charles-Quint - Histoire de France et Patrimoine

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13 septembre 1598 : mort de Philippe II,
fils de Charles-Quint
Publié / Mis à jour le mardi 11 septembre 2012, par LA RÉDACTION
 

Philippe II, né à Valladolid en 1527, de Charles-Quint et d’Isabelle de Portugal, devint d’abord roi de Naples et de Sicile, par l’abdication de son père en 1554, et roi d’Angleterre le même jour, par son mariage avec la reine Marie, et parvint enfin au trône d’Espagne, en 1556, lorsque Charles-Quint eut renoncé au monde pour finir ses jours dans un monastère.

Ce prince s’étant ligué avec les Anglais contre la France, vint fondre en Picardie avec une armée formidable, et emporta d’assaut la ville de Saint-Quentin, après la fameuse bataille de ce nom, perdue par les Français, le 10 août 1557. Le jour qu’on monta à la brèche, Philippe parut armé de toutes pièces.

C’est la première et dernière fois qu’on l’ait vu sous cet attirail militaire. On sait que sa terreur fut telle pendant le combat, qu’il fit deux vœux, l’un de ne plus se trouver désormais à aucune bataille, et l’autre de bâtir un superbe palais en l’honneur de saint Laurent, dont la fête tombe le 10 août. C’est le fameux palais de l’Escurial, que les Espagnols appellent la huitième merveille du monde, et qui est construit en forme de grill, en mémoire du martyre de saint Laurent.

Philippe, de retour à Valladolid, demanda au grand inquisiteur le spectacle d’un autodafé, qui lui fut accordé sans beaucoup de peine. Don Carlos de Seza, une de ces infortunées victimes, l’étant écrié au moment où il passait devant le roi : « Comment pouvez-vous, seigneur, contempler de pareilles barbaries ? — Je livrerais mon propre fils, s’il était hérétique, répondit froidement Philippe ; et si on manquait de bourreaux, j’en servirais moi-même. »

Les Flamands ne furent pas d’humeur à souffrir de pareilles exécutions La révolte commença par les belles et grandes provinces de Terre-Ferme ; mais il n’y eut que les provinces maritimes qui parvinrent à conquérir leur liberté. Ce fut en 1579 qu’elles s’érigèrent en république, sous le titre de Provinces-Unies. Philippe fut dédommagé de cette perte par la conquête du royaume de Portugal, qui resta plus d’un siècle sous la domination espagnole. Il porta également ses vues sur la couronne de France, et eut une grande influence dans les troubles de la ligue ; mais Henri IV, en se faisant catholique, lui fit perdre en un quart d’heure le fruit de ses longues et noires intrigues.

Un des événements les plus importants du règne de Philippe II, est la mort funeste de son fils don Carlos. On prétend que la cause de ce parricide fut l’amour de don Carlos pour Elisabeth de France, sa belle-mère, qui lui avait d’abord été promise en mariage. Cette opinion est confirmée par la mort précipitée de la jeune reine, qui suivit de près celle du prince.

Toute l’Europe crut dans le temps que Philippe avait immolé sa femme et son fils à sa jalousie, d’autant plus qu’il voulut quelque temps après faire périr par la main du bourreau, le fameux Antoine Pérès, son rival auprès de la princesse d’Eboli.

 
 
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