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9 septembre 1806 : mort de l’avocat Guy Target

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9 septembre 1806 : mort de
l’avocat Guy Target
Publié / Mis à jour le samedi 8 septembre 2012, par LA RÉDACTION
 

De vastes connaissances en jurisprudence et un beau talent oratoire avaient placé Guy-Jean-Baptiste Target, avocat au parlement de Paris, à la hauteur de son devancier, Cochin, et de son rival Gerbier, lorsque les électeurs du Tiers-Etat, dont il avait gagné la confiance par quelques publications en faveur de la double représentation du Tiers, le nommèrent, d’abord secrétaire de leur assemblée, puis leur député aux états-généraux de 1789.

Placé sur ce nouveau théâtre, Target y subit la presque inévitable destinée des avocats, faits hommes politiques ; il compromit à la tribune la belle réputation d’orateur qu’il avait conquise au barreau. Mais, s’il trompa les espérances fondées par ses commettants sur sa parole éloquente, il fut fidèle à son cahier par ses opinions et ses actes, dans ces crises solennelles, où il fallait agir plutôt que parler, enlever une position plutôt que discuter ; et les idées révolutionnaires n’eurent pas de plus ferme appui. Comme s’il se fût rendu justice à lui-même, il préféra bientôt aux luttes brillantes de la tribune, les travaux plus graves des comités, où son jugement sain, son instruction solide, et ses laborieuses habitudes de cabinet lui assurèrent une constante supériorité.

Il fut un des principaux auteurs de l’éphémère constitution de 1791, et il en rapporta si fastidieusement tous les débats qu’il livra belle prise aux railleries des Figaro de l’époque, qui le harcelaient cruellement depuis ses échecs à la tribune. Ils le disaient en couches de la constitution, qu’ils baptisèrent du nom de Targétine constitutionnelle ; et ils répandirent de la paille devant sa maison, de peur que le bruit des voitures ne le troublât dans son travail.

Lorsque les nouveaux corps judiciaires remplacèrent les parlements, supprimés en 1790, Target, nommé juge à l’un des tribunaux civils de Paris, abandonna presque entièrement ses fonctions législatives, pour reprendre ses vieilles habitudes du Palais, et il ne reparut plus guère à l’assemblée constituante que pour lire le procès-verbal de clôture. Le choix que Louis XVI fit de lui pour son défenseur (1792), le rappela, malgré lui, sur la scène politique.

Target avait été constitutionnel monarchique, il était devenu républicain par peur. Ce fut par peur plus encore que par impuissance ou mauvais état de santé (prétextes qu’il allégua pour motiver son refus) qu’il se déroba à la mission que lui confiait le prisonnier du Temple, et qu’il abandonna aux Tronchet, aux Desèze, aux Malesherbes, la gloire, dont une partie lui était offerte. Ce fut encore sous l’influence de cette même peur, qui, dans les fastes révolutionnaires, a fait commettre plus de crimes, peut-être, qu’aucun autre sentiment, que Target, faisant violence à sa nature douce et bienveillante, accepta les fonctions de secrétaire du comité révolutionnaire de sa section, sous la présidence du féroce Chalandon.

Target fut, commue on le voit, un de ces hommes à la Barrère, qui se rangeaient parmi les oppresseurs pour n’être pas comptés parmi les victimes. Nommé conseiller à la cour de cassation en 1798, il fut un des membres de cette cour qui suivirent les discussions du Code civil, sur lesquelles le gouvernement appelait alors les méditations des corps judiciaires ; mais il fut plus spécialement chargé de coopérer à la préparation du Code pénal. Lorsque l’Institut remplaça les Académies, Target reprit, à la section des belles-lettres, la place qu’il avait occupée, dès 1785, à l’Académie française.

 
 
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