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Pénurie carburant pour automobiles. Automotive : fluidifier la circulation, diminuer la consommation d'essence. Anecdotes historiques

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Anecdotes insolites
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Automotive (L’) : solution pour endiguer
la pénurie de carburant ?
(D’après « Le Petit Parisien », n° du 29 mai 1925)
Publié / Mis à jour le samedi 28 mai 2011, par LA RÉDACTION
 
 
 
En 1925, Claude Gevel, du Petit Parisien, anticipant la pénurie de carburant qui affectera selon lui le monde de 1975, décrit l’automotive en laquelle il voit la solution non dénuée d’humour qu’aura alors trouvée un astucieux inventeur pour diminuer la consommation des véhicules de 80%

Le dernier numéro du journal Science et Vie, c’est-à-dire celui du 30 mai 1975, publie à la rubrique Projets et Découvertes cette information sensationnelle dont le caractère pratique, d’intérêt hautement général, n’échappera pas à nos lecteurs :

L’invention que vient de mettre au point l’ingénieur en chef des ponts et chaussées X... (il nous prie de taire encore son nom par cette horreur de la réclame qui caractérise des savants de notre République communisto-libérale) va permettre de réaliser un immense pas en avant à la question si délicate des transports et communications. Elle est déjà du reste passée à la période de réalisation, grâce à une puissante société qui a obtenu tous pouvoirs et autorisations nécessaires pour l’exploiter.

L'automotive de 1975 dans l'imagination de Claude Gevel en 1925
L’automotive de 1975 dans l’imagination de Claude Gevel en 1925

M. X. que son travail, en semaine, et son plaisir le dimanche, obligent à circuler constamment sur nos routes, a constaté, comme chacun de nous a pu le remarquer, qu’elles étaient encombrées par une suite ininterrompue d’automobiles, se succédant à une distance variant entre vingt à cinquante centimètres. Chacune de ces voitures a naturellement son conducteur et fait sa dépense personnelle d’essence, huile, etc.

Ce moyen de circuler avait peut-être sa raison d’être, il y a vingt, trente ou cinquante ans, lorsque les véhicules automobiles, en nombre notablement inférieur à celui d’aujourd’hui, se suivaient à quelque vingt mètres d’intervalle, comme cela ce passait, paraît-il, vers 1925. Mais de nos jours, outre la fréquence d’accidents causés par une énorme succession de voitures indépendantes et si rapprochées, il y a une grave question qui se pose, celle du carburant dont la quantité diminue dans le monde entier de façon inquiétante.

Le projet de M. X. va permettre de remédier à ces deux inconvénients. Il a inventé en effet une voiture motrice de très forte puissance qui se placerait en tête du convoi des voitures particulières et à laquelle il suffirait de relier, par un système d’attaches mobiles, les voitures l’une après l’autre pour que la motrice, à laquelle M. X. donne le nom d’automotive, se charge d’entraîner une vingtaine de véhicules. La dépense de carburant sera, d’après les chiffres de M. X. réduite de 80%. Elle serait comme de juste répartie entre les occupants des voitures entraînées.

Il y aurait pour chaque route un nombre de voyages fixes, à des heures connues d’avance aux points de départ et d’arrivée. Certains voyages se feraient directement entre deux grandes localités. Des arrêts seraient prévus pour les autres. La société, qui ne recule devant aucune hardiesse, envisage aussi la possibilité de diminuer considérablement l’usure si coûteuse et des routes et des pneus.

A cet effet, elle est en pourparler avec l’administration pour obtenir la concession des bas-côtés de chaque route importante, où elle établirait deux lignes ferrées, sur lesquelles les voitures rouleraient dans des conditions de douceur et d’économie inégalables. Où s’arrêtera l’esprit d’invention et d’initiative des êtres humains ?

 
 
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