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Basse-Normandie : origine et histoire du département Calvados - Histoire de France et Patrimoine

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Départements français
Histoire des départements français. Les événements, histoire de chaque département : origine, évolution, industries, personnages historiques
Histoire du département du Calvados
(Région Basse-Normandie)
Publié / Mis à jour le jeudi 28 janvier 2010, par LA RÉDACTION
 

Le département du Calvados ne possède pas, comme celui de la Seine-Maritime, une cité dominante, dont l’antique importance se soit maintenue à travers les siècles et puisse donner à son histoire une véritable unité. Bayeux, Lisieux, Caen ont brillé tour à tour, et l’histoire du département ne peut être que l’histoire de ces villes. Nous nous contenterons donc de rapporter ici quelques faits généraux qui ne se rattachent point à l’histoire, spéciale de ces localités.

Ce territoire était occupé, à l’époque de la conquête romaine, par trois populations principales : les Baïocasses (environs de Bayeux), à l’ouest ; à l’est, les Lexoviens (Lisieux et son territoire) ; entre ces deux populations, se. placent les Viducasses. Soumis par un des lieutenants de César, ils vécurent sous la domination impériale jusqu’à la révolte de l’Armorique, au commencement du Ve siècle de l’ère chrétienne. A cette époque, les pays compris plus tard sous le nom de Bretagne et de Normandie formèrent une espèce de république fédérative, où chaque peuplade était gouvernée par des magistrats élus.

Cette existence indépendante cessa à l’époque de la conquête de la Neustrie par Clovis ; ils suivirent, pendant cette période et pendant la période normande, les destinées générales de la Neustrie, devenue plus tard la Normandie. Ce territoire, pendant cette dernière période, fut singulièrement agité : habité par les plus fiers et les plus remuants des conquérants, il devint le foyer des révoltes qu’ils essayèrent contre l’autorité de leurs dues. Cette contrée, réunie comme le reste de la province au royaume de France sous Philippe-Auguste, fut plus particulièrement exposée au malheurs qu’amena l’invasion anglaise.

En 1346, Édouard III, roi d’Angleterre, conduit par un traître, Geoffroy d’Harcourt, ravagea le pays, pilla et incendia les villes. Sous Charles V, Charles le Mauvais, roi de Navarre et comte d’Évreux, qui possédait quelques points du territoire compris plus tard dans la circonscription du Calvados, agita encore la contrée. Réduit plus tard à se soumettre, il perdit ses domaines de Normandie, à l’exception de Cherbourg. Mais, sous Charles VI, le pays fut encore exposé aux malheurs de l’invasion étrangère. Débarqués à l’embouchure de la Touques, les Anglais renouvelèrent leurs anciennes dévastations ; mais c’était dans ce pays, si souvent ravagé par leurs armes, que devait se livrer la bataille qui mit fin à leur domination.

Richemond les défit à Formigny près de Bayeux. Depuis cette époque jusqu’à la Réforme le pays jouit d’une assez grande tranquillité. Les guerres de religion le désolèrent de nouveau ; et, à la même époque, les paysans, écrasés d’impôts et poussés an désespoir par l’excès de leur misère, se soulevèrent. Cette révolte, où des excès de toute sorte furent expiés par une, répression plus cruelle encore, est connue sous le nom de révolte des Gauthiers. Plus tard, en 1639, ils reparurent sous le nom de Nu-pieds ; le maréchal de Gassion les soumit aisément et les supplices recommencèrent. Le pays resta calme depuis cette époque jusqu’à la Révolution.

La Dives servait alors de ligne de démarcation aux deux grandes divisions du pays en haute et basse Normandie. La partie de la basse Normandie qui est enclavée dans le département se divisait en plusieurs contrées qui portaient le nom de Bessin (environs de Bayeux) ; plaine de Caen, pays d’Auge (environs de Falaise) ; et enfla le Bocage, qui s’étendait sur le territoire du département de l’Orne et comprenait, dans Celui du Calvados, Vire et Condé. Lors de la Révolution, le département du Calvados reçut d’abord le nom d’Orne-Inférieure et, bientôt après, celui q’il porte aujourd’hui.

Agité un moment, en 1793, par l’insurrection organisée à Caen par les girondins, le pays se soumit sans résistance à l’autorité de la Convention. Quelques parties du territoire furent, plus tard, exposées aux ravages des chouans ; mais ces désordres partiels furent bientôt réprimés. Depuis cette époque, le Calvados s’est livré paisiblement aux travaux industriels et agricoles que favorise la nature excellente de cette contrée. Sauf quelques contributions de guerre qui n’ont pas dépassé 692 129 fr. 41, il a eu la bonne fortune d’échapper aux désastres de la guerre de 1870-1871.

 
 
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