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12 janvier 1519 : mort de l'empereur Maximilien Ier

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12 janvier 1519 : mort de l’empereur Maximilien Ier
Publié / Mis à jour le jeudi 19 novembre 2009, par LA RÉDACTION
 

Maximilien Ier, fils de Frédéric III, et père de Charles-Quint, peut être considéré comme le second fondateur de la maison d’Autriche ; il ne l’agrandit pas par ses armes, presque toujours malheureuses, mais par ses mariages et par ceux de ses enfants, qui valurent à l’Empire la riche succession de Bourgogne (voy. 5 JanVier, Mort de Charles le Téméraire), les couronnes d’Espagne, de Hongrie et de Bohème. C’est à cette occasion que fut fait le fameux distique attribué à Mathias Coivin :

Bella gérant alii ; tu, felix Austria, nube :
Nam quae Mars aliis, dat tibi regna Venus.

Veuf de la princesse Marie, héritière de Bourgogne, Maximilien épousa, par procureur, la princesse Anne, héritière de Bretagne ; mais Charles VIII, roi de France, la lui enleva, (voy. 7 Janvier.) Maximilien voulut s’en venger par une guerre, que termina le traité de Senlis ; l’Empire y gagna la restitution de quelques provinces.

« Le défaut de Maximilien, dit un historien de l’empire germanique, était d’embrasser trop d’objets à la fois, et par là d’échouer dans une grande partie de ses entreprises. Il fut malheureux dans ses tentatives de conquête en Suisse, où il fut vaincu dans huit batailles, et en Italie, soit en prenant part dans la ligue de Cambrai contre Venise, avec les rois de France et d’Aragon, et le pape (première coalition des grandes puissances depuis les croisades), soit en se liguant ensuite avec le pape, la république de Venise et les rois d’Angleterre et d’Aragon, contre Louis XII. Il ne put rétablir l’autorité de l’Empire en Italie, et le pape, pour ne point recevoir un pareil hôte à Rome, renonça au droit de donner la couronne impériale aux rois de l’Allemagne. Il les reconnut désormais comme empereurs élus des Romains. Maximilien forma le bizarre projet de devenir pape après la mort de Jules II, en abandonnant l’empire à son petit-fils Charles d’Espagne. Les cardinaux s’empressèrent d’exclure un pareil compétiteur, en nommant à la hâte Léon X comme successeur de Jules.

Pour l’intérieur de l’Allemagne, et pour la grandeur de la maison de Habsbourg, Maximilien fit des choses plus utiles que ne le furent ses guerres au dehors. Une diète tenue à Worms (en 1495) décréta une paix perpétuelle, et mit un terme à l’existence légale du Droit du poignet, en prononçant le ban de l’Empire, une amende de deux mille mares d’or, et la perte du fief contre tout vassal qui chercherait à se faire justice lui-même : dès lors une nouvelle organisation judiciaire devint nécessaire. Un tribunal suprême de seize membres, dont la moitié était prise dans la noblesse, et l’autre parmi les jurisconsultes, fut établi : ce tribunal était payé par tous les membres de l’Empire. Maximilien établit en même temps pour ses états héréditaires le Collège aulique, qui finit par étendre son influence sur toute l’Allemagne. L’Empire fut divisé définitivement en dix cercles, qui entretenaient un contingent de troupes pour le maintien de la paix. »

Maximilien avait reçu de la nature une intrépidité chevaleresque, et une extrême vivacité d’esprit qui dégénérait souvent eu bizarrerie. Il aimait beaucoup la périlleuse chasse du chamois, et dans les tournois il se battait comme si un diadème n’eût pas reposé sur sa tête. Une fois il descendit dans la lice pour répondre au défi d’un chevalier français, et ne se déclara qu’après la victoire. Il n’affectionnait pas moins les sciences et les arts : il a laissé des Traités manuscrits sur presque toutes les branches des connaissances humaines.

Ce prince singulier, qui admirait et détestait la France, se ligua contre elle avec Henri VIII : au siège de Térouenne il servait en qualité de volontaire, à raison de cent écus par jour, qu’il touchait du monarque anglais pour sa paie. Sa haine s’entretenait par la lecture du Livre rouge : c’était un registre dans lequel il avait noté exactement toutes les mortifications que lui avait causées la France, afin de pouvoir s’en dédommager un jour. Malgré une aversion si prononcée, il avait une telle idée de notre nation, qu’il disait que s’il était Dieu, et qu’il eût deux fils, le premier serait Dieu, et le second roi de France.

Né d’un père avare, il conçut de bonne heure un profond mépris pour l’argent, et le prodigua sans aucune mesure ; aussi pendant son règne la pénurie se fit-elle constamment sentir dans les finances : le sobriquet de sans argent lui en resta.

L’empereur Frédéric était mort pour avoir mangé du melon avec excès ; s’il faut en croire les historiens, Maximilien, son fils mourut d’un excès semblable. Il était alors dans sa soixantième année ; depuis quatre ans il ne voyageait plus sans traîner avec lui deux grands coffres que l’on déposait chaque soir dans sa chambre, et auxquels on l’entendait souvent adresser la parole. On était persuadé que ces coffres renfermaient des trésors d’un grand prix. On s’empressa de les ouvrir sitôt qu’il eut fermé les yeux, et l’on n’y trouva qu’un cercueil, une pierre tumulaire, avec une épitaphe, un linceul, et tous les autres accessoires d’un enterrement complet. On se souvint alors que, faisant bâtir un palais à Inspruck, Maximilien, mécontent d’une bévue que l’architecte avait commise, dit à l’un de ses officiers : Je ferai construire une autre demeure. Il tint parole, car immédiatement le cercueil fut commandé.

Les querelles de Luther et du pape commencèrent vers la fin du règne de ce prince. Maximilien, qui aimait les opinions hardies, et qui redoutait les invasions spirituelles du saint Siège, ne témoigna aucune colère contre les premières tentatives de l’hérésiarque allemand.

 
 
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