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26 décembre 1662 : première représentation de L'École des Femmes, comédie de Molière

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26 décembre 1662 : première
représentation de L’École des Femmes,
comédie de Molière
(D’après « Éphémérides universelles, ou Tableau religieux, politique,
littéraire, scientifique et anecdotique, etc. » (Tome 12), édition de 1835)
Publié / Mis à jour le jeudi 26 décembre 2019, par LA RÉDACTION
 

L’historien de Molière rapporte que « les applaudissements prodigués à cette pièce ne peuvent être égalés que par les critiques injustes dont elle fut l’objet. Les Enfants par l’oreille et Tarte à la crème soulevèrent l’indignation des précieuses et des prudes. Les chaudières bouillantes et la peinture de l’enfer lui attirèrent celle des Tartuffes, qui posaient déjà pour leur immortel portrait. L’obscène le, qui finit par n’être qu’un ruban, fut surtout le prétexte des plus violentes accusations.

« Boileau a fait justice, plus tard, du commandeur de Souvré et du comte du Broussin, auxquels leur scrupuleuse austérité ne permit pas d’ouïr jusqu’à la fin ce tissu d’abominations. Un bel esprit patenté de l’hôtel de Rambouillet, Plapisson, ne pouvant résister au crève-cœur de voir le public y applaudir, leva d’abord les épaules de pitié ; mais bientôt emporté par son jaloux dépit, il s’écria, en s’adressant au parterre : Ris donc, parterre ; ris donc. La Critique de l’Ecole des Femmes a immortalisé cette plaisante boutade. »

Frontispice de la première édition de l'École des femmes de Molière (1663), par François Chauveau
Frontispice de la première édition de L’École des femmes (1663) de Molière, par François Chauveau

Devisé et Boursault se signalèrent par leur animosité contre Molière : l’un écrivit Zelinde ou la véritable Critique de l’Ecole des Femmes ; l’autre fit le Portrait du peintre ; cette dernière pièce eut un peu plus de succès que la première, ce qui ne l’empêcha pas de tomber bien vite dans l’oubli. Le duc de la Feuillade, qu’on désignait généralement comme le marquis mis en scène par Molière dans la Critique, se vengea moins littérairement. Voyant un jour Molière traverser une des galeries de Versailles, il l’aborda, en faisant semblant de vouloir l’embrasser. Le poète s’inclina, se fiant imprudemment à l’expression riante de sa figure.

Dans ce moment, le duc de la Feuillade lui saisit la tête des deux mains, et la frotta rudement contre les boutons de son habit, en répétant : Tarte à la crème, tarte à la crème (dans la Critique, le marquis n’avait que ce mot pour argument contre la pièce). Louis XIV ne tarda pas à être instruit du fait ; il tança vertement le coupable, et ordonna à Molière de traduire de nouveau ses ennemis, titrés ou non titrés, au tribunal du théâtre : Molière obéit, en écrivant l’Impromptu de Versailles.

 
 
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