Histoire de France, Patrimoine, Tourisme, Gastronomie, Librairie
LE 20 mai DANS L'HISTOIRE [VOIR]  /  NOTRE LIBRAIRIE [VOIR]  /  NOUS SOUTENIR [VOIR]
Histoire France, Patrimoine, Gastronomie, Tourisme


« Hâtons-nous de raconter les délicieuses histoires du
peuple avant qu'il ne les ait oubliées » (C. Nodier, 1840)


REJOIGNEZ-NOUS sur VK, le
réseau social alternatif à Facebook !

26 décembre 1771 : mort du poète et philosophe Claude-Adrien Helvétius - Histoire de France et Patrimoine


Vous êtes ici : Accueil > Éphéméride, événements > Décembre > 26 décembre > 26 décembre 1771 : mort du poète et (...)

Éphéméride, événements

Les événements du 26 décembre. Pour un jour donné, découvrez un événement ayant marqué notre Histoire. Calendrier historique


26 décembre 1771 : mort du poète et philosophe Claude-Adrien Helvétius
Publié / Mis à jour le mardi 25 décembre 2012, par LA RÉDACTION

 

Helvétius était fils d’un médecin célèbre ; il naquit à Paris le 26 janvier 1715, et étudia au collège de Louis-le-Grand, chez les jésuites. Dans son enfance, suivant Grimm et Chastellux, de fréquents rhumes de cerveau lui donnèrent l’apparence de la stupidité : peu à peu son intelligence et son esprit d’observation se développèrent. Destiné à la finance par sa famille, dès l’âge de vingt-trois ans il dut à la protection de Marie Leczinska, dont son père était premier médecin, une place de fermier-général, rapportant cent mille écus de rente.

Claude-Adrien Helvétius
Claude-Adrien Helvétius

Helvétius fit de son opulence l’usage le plus honorable : cherchant partout le mérite malheureux, il compta parmi ses pensionnaires Saurin, Marivaux, Sabatier de Castres. Comme le plus jeune des fermiers-généraux, il parcourait les provinces, afin d’y surveiller l’administration : au lieu d’aggraver le régime fiscal, il en tempérait partout la rigueur. Dans ses tournées départementales, toujours accompagné de gens de lettres, il allait visiter Voltaire à Cirey, Buffon à Montbard, Montesquieu dans sa terre de Brède : sa belle figure et son or multipliaient pour lui ces aventures, ces rencontres passagères qu’on est convenu d’appeler des bonnes fortunes.

Avide de succès en tout genre, il le cherchait par tous les moyens ; il excellait dans l’escrime, dans la danse, et une fois il parut au théâtre de l’Opéra, sous le nom et le masque du danseur Javillier. Il essaya des mathématiques, à l’exemple de Maupertuis, de la poésie, par émulation de Voltaire : enfin le succès de l’Esprit des lois lui inspira la pensée d’élever un monument rival. Il se défit de sa charge, qu’il avait exercée depuis treize ans ; il épousa Mlle<.sup> de Ligniville, et partit (1751) pour sa terre de Voré, dans le Perche, où désormais il passa régulièrement huit mois de l’année. C’est là qu’Helvétius continua de mener une de ces nobles existences, dont le cours n’est semé que de bienfaits publics et de services particuliers.

Dans sa retraite, il préparait le livre de l’Esprit, qui vit le jour en 1758, et qui, par le scandale de ses théories, attira un orage sur la tête de son auteur. Ce livre est l’apologie complète du matérialisme, bien que le mot n’y soit pas prononcé : Hobbes, Spinosa, Collins, Mandeville, Lamettrie en avaient fourni les éléments et les doctrines. Réduisant toutes nos facultés à la sensibilité physique, Helvétius s’efforçait d’établir que l’homme ne diffère des animaux que par une certaine organisation extérieure ; que notre intérêt, fondé sur l’amour du plaisir et sur la crainte de la douleur, est notre unique mobile : poussant ce principe jusqu’à ses dernières conséquences, il ramenait à l’intérêt personnel le dévouement de Régulus.

Certes le paradoxe ne saurait aller plus loin. Heureusement la vie d’Helvétius était là pour démentir ses principes : presque toutes les vertus qu’il attaquait et immolait dans son livre, on les retrouvait dans son cœur, dans ses actions : jamais philosophe ne se mit plus glorieusement en opposition avec lui-même. Les opinions contemporaines furent partagées : si la froide Mme du Deffand disait qu’Helvétius s’était attiré des ennemis pour avoir révélé le secret de tout le monde, Buffon disait au contraire : « Il aurait dû faire un livre de moins et un bail de plus dans les fermes du roi. » Jean-Jacques commença une réfutation du livre, et l’interrompit dès qu’il sut qu’on poursuivait l’auteur. Helvétius se vit forcé à une rétractation, qui l’humilia : le censeur, qui avait approuvé le livre, s’excusa sur son inadvertance, et en définitive le livre fut brûlé.

Helvétius n’en fut pas moins bien accueilli en Angleterre, en Allemagne : le roi de Prusse, Frédéric, le logea dans son palais, l’admit à sa table ; il aimait sa personne, estimait son admirable caractère : mais son ouvrage ne le persuadait pas, écrivait-il à d’Alembert. Doué dune constitution vigoureuse, Helvétius semblait devoir compter sur une longue carrière : une goutte remontée l’enleva à l’âge de cinquante-six ans. Quelques mois avant sa mort, il avait retouché le poème du Bonheur, œuvre de sa jeunesse, totalement dépourvue d’invention, de coloris, de poésie ; l’année d’après, parut le livre de l’Homme, commentaire indigeste du livre de l’Esprit.


Saisissez votre mail, appuyez
une seule fois
sur OK et patientez
30 secondes
pour la validation




Histoire de France :
l'indispensable pour devenir incollable

2000 ans d'Histoire de France en 150 pages
Présentation / Commande : CLIQUEZ ICI
 
 

 

 

 

Prolongez votre voyage dans le temps avec notre
encyclopédie consacrée à l'Histoire de France

Choisissez un numéro et découvrez les extraits en ligne !

 


 

 Révolution dite française : fille des Illuminés de Bavière et de la franc-maçonnerie ?
 
 Pain mangé par nos aïeux : sa nature, son prix
 
 Mutilation de l'Histoire de France : détruire le passé pour glorifier le monde nouveau
 
 Blason féodal : né au XIIe siècle de la nécessité d'authentifier les actes
 
 Règles de bienséance et de politesse d'après un traité de 1628
 
 Charlemagne se fait voleur par ordre de Dieu
 
 L'ENCYCLOPÉDIE du temps jadis
    > Cliquez ici
 
BON À SAVOIR
 Faire d’un diable deux
 
 L'eau va toujours à la rivière
 
MANIFESTATIONS
 Peau (La) et ses secrets au Musée de l'Homme à Paris
 
 La Joconde nue : le mystère enfin dévoilé
 
 
 
 
 
 

 


Les plus récents
 
 26 décembre 1662 : première représentation de L'École des Femmes, comédie de Molière
 
 26 décembre 1786 : mort du financier Nicolas Beaujon
 
 26 décembre 1814 : mort du librettiste Nicolas-François Guillard
 
 26 décembre 1806 : mort de l'auteur Louis Carrogis dit Carmontelle
 
 
Et puis aussi...
 
 26 décembre 1731 : mort de la Motte-Houdart.
 
 26 décembre 1574 : mort du cardinal de Lorraine
 
 
Plus d'articles...
 
 Voir les 7 ARTICLES

 


Décembre
 
 

 

Suivre notre Pinterest

 

Vous pouvez opter pour un montant libre
Votre don nous est précieux : EN SAVOIR +

 

 

     

 
 

Retrouvez toute L'HISTOIRE DE FRANCE avec l'Encyclopédie du temps jadis

 
Copyright © 1999-2019 LA FRANCE PITTORESQUE
Tous droits réservés. Reproduction interdite. N° ISSN 1768-3270. N° CNIL 824 842. N° Siret 481 246619 00011. Code APE 913E

La France pittoresque et Guide de la France d'hier et d'aujourd'hui sont des marques déposées.
Site déposé à l'INPI
 
Recommandé notamment parMAISON DU TOURISME FRANÇAIS dès 2003Maison de la FranceALLIANCE FRANÇAISEAlliance Française
 
Mentionné notamment parSIGNETS DE LA BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE FRANCESignets de la Bibliothèque Nationale de FranceMINISTÈRE DE LA CULTUREMinistère de la Culture
 
Services La France pittoresque
 
Noël au coin de l'Histoire : boutique d'ouvrages pour vos cadeaux de fêtes de fin d'année
 
LA FRANCE PITTORESQUE : 1 - Guide en ligne des richesses de la France d'hier et d'aujourd'hui depuis 1999 : Histoire de France, patrimoine historique et culturel,
gîtes et chambres d'hôtes, tourisme, gastronomie. 2 - Magazine d'histoire 36 pages couleur depuis 2001, une véritable encyclopédie de la vie d'autrefois


Magazine

Encyclopédie

Blog

Facebook

Google +

Twitter

VK

Heypster

Vero

Pinterest

Tumblr

Instagram

YouTube

Librairie

Paris pittoresque

Prénoms

Services