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Gouvernance mondiale. Nouvel Ordre Mondial. Oligarchie apatride et financière. Asservissement des peuples - Histoire de France et Patrimoine


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L’Histoire éclaire l’Actu

L’actualité au prisme de l’Histoire, ou quand l’Histoire éclaire l’actualité. Regard historique sur les événements faisant l’actu


Gouvernance mondiale (La) ou
l’asservissement des peuples par une
oligarchie apatride et financière
(Extrait de « Questions politiques », paru en 1899)
Publié / Mis à jour le dimanche 28 juin 2015, par LA RÉDACTION

 
 
 
En 1899, le futur académicien Émile Faguet anticipe dans ses Questions politiques, l’hégémonie d’un « gouvernement mondial » apatride spoliant les réels producteurs de richesses, manœuvrant de « sa main souple, puissante et secrète » les peuples au gré de son seul intérêt, et auprès duquel la plus colossale possession territoriale d’autrefois apparaîtra comme une force « absolument insignifiante » ; un gouvernement n’ayant aucun idéal, ni moral, ni intellectuel, habile à instrumentaliser des hommes politiques dont il aura pris soin de s’assurer la dévotion ; un gouvernement considérant « l’humanité comme un troupeau qu’il faut faire travailler, qu’il faut bien nourrir, qu’il faut empêcher de se battre et qu’il faut tondre »

« La richesse territoriale n’est plus qu’un amusement de quelques grands seigneurs, mais la vraie richesse est tout entière mobilière. Elle consiste à avoir une part dans une grande entreprise, ou une créance soit sur une grande entreprise, soit sur un État. Cela veut dire que tout, maintenant, se fait par grande entreprise ou socialement ; cela veut dire qu’autrefois le producteur travaillait pour lui-même, pour ses voisins ou pour le marché proche ; que maintenant le marché est universel et que le producteur travaille pour ce marché universel ou pour l’État que, par conséquent, l’homme riche sera celui qui, a un des centres de ce marché universel, aura sa grosse part d’une des entreprises qui centralisent et puis distribuent la production, ou sera celui qui sera devenu le créancier pour une grosse somme soit d’une de ces entreprises, soit d’un État.

« Au-dessus de lui, sera plus riche encore l’homme qui se sera aperçu que cette richesse « mobilière » est extrêmement « mobile » ; que ces « actions ou « créances » étant des valeurs de crédit, ont une valeur très différente selon les circonstances favorables ou défavorables à telle entreprise ou à tel État ; que l’on peut par conséquent les acheter bon marché et les vendre cher, spéculer sur leurs fluctuations ; et qu’ainsi le véritable riche n’est pas le possesseur du sol, n’est pas le producteur, n’est pas même le détenteur d’un grand nombre d’actions d’une grande entreprise ; mais celui qui, sans posséder le sol, sans rien produire, sans participer à une grande entreprise, participe à toutes, en passant de l’une à l’autre, ou plutôt en faisant passer rapidement par ses mains la force vive de chacune d’elles et en gardant, à chaque fois, une petite portion.

« Celui-ci, c’est le spéculateur, c’est le grand financier, le régulateur, le directeur, le roi du marché universel, et, à très peu près, le roi du monde moderne. Auprès de ce qu’il est, la plus colossale richesse territoriale d’autrefois est une quantité, c’est-à-dire une force, absolument insignifiante.

« Ce nouveau roi du monde, en pesant sur les centres du marché universel centralisé, pèse sur toutes les transactions de la planète. Son métier est précisément de les prévoir pour les gouverner, car là surtout gouverner c’est prévoir, de les diriger, de les aiguiller dans tel ou tel sens favorable à ses intérêts, de s’opposer de toute sa force, – et ici intervient le sacrifice pécuniaire, – à tel événement qui serait préjudiciable à telle combinaison fructueuse, de provoquer tel événement ou incident qui est favorable à tel projet.

« Il est donc forcé, ne le voulût-il point, d’avoir un pouvoir politique ; il l’a, par son argent, créant des journaux, tuant par la concurrence les journaux qui lui seraient hostiles, pesant ainsi sur les élections et par suite sur le gouvernement et sur la politique tout entière ; faisant les frais des élections d’hommes politiques qu’il aura désormais à sa dévotion ; plus souvent, et plus facilement, circonvenant, soit par rétribution directe et brutale, soit par les innombrables services que l’homme riche peut rendre à l’homme pauvre, le député une fois nommé ; glissant partout, dans les bureaux de rédaction, dans les comités électoraux, dans les commissions parlementaires, dans les bureaux des ministères, sa main souple, puissante et secrète, qui souvent fait agir, et énergiquement, des hommes à cent lieues de savoir qu’ils agissent par elle.

« Il n’est pas vrai encore, il le sera demain, que, sous tous les gouvernements officiels de la planète, il y a des gouvernements occultes qui dirigent tout sans paraître et qui élaborent la vie politique sans qu’il semble qu’ils s’y mêlent. Il ne sera pas vrai demain, mais il le sera après-demain peut-être, que sous tous les gouvernements officiels de la planète, il y a un seul gouvernement qui mène le monde et qui tient, sans montrer ses doigts, tous les rouages, tous les leviers d’aiguilleur, tous les fils et toutes les ficelles.

« Ce gouvernement en voie de formation n’a aucun idéal, ni moral, ni intellectuel. Il n’est ni bon ni méchant. Il considère l’humanité comme un troupeau qu’il faut faire travailler, qu’il faut bien nourrir, qu’il faut empêcher de se battre et qu’il faut tondre. Il est essentiellement pacifique, dévoué à l’ordre matériel, et insoucieux de tout progrès intellectuel, artistique ou moral. Il ressemble trait pour trait à l’empire romain. Comme lui il veut « la paix romaine » et le monde tranquille dans une concorde et une unité toutes matérielles ; comme lui il est international, ne tient pas à une capitale plutôt qu’à une autre, regarde toutes les nations du même œil, ne favorise nullement la prédominance de l’une sur l’autre, n’a pas de patrie, et tend, sans du reste s’en inquiéter, à exténuer dans le monde l’idée de patrie comme lui il est rebelle aux innovations de l’ordre intellectuel ou moral, et s’il naissait un nouveau christianisme, le verrait s’élever avec déplaisir. »




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