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Roi Clotaire II (Neustrie, Paris, Francs), mérovingien. Naissance, mort, couronnement, règne. Mérovingiens

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Rois, Présidents
Biographie des rois, empereurs, présidents français. Vie des souverains, faits essentiels, dates-clés. Histoire des règnes
Clotaire II le Jeune
(né en mars 584, mort le 18 octobre 629)
(Roi de Neustrie : règne 584-613. Roi de Paris : règne 596-613.
Roi des Francs : règne 613-629)
Publié / Mis à jour le lundi 1er février 2010, par LA RÉDACTION
 

Fils de Chilpéric Ier et de Frédégonde, il succéda à son père dans le royaume de Soissons en 584, n’étant âgé que de quatre mois. On lui contestait jusqu’à la légitimité de sa naissance, et la conduite scandaleuse de sa mère ne prêtait que trop à de pareils soupçons.

Cette reine, profitant de la division qui existait entre Gontran, roi de Bourgogne, et Childebert, son neveu, roi d’Austrasie, plaça son fils sous la protection du premier, qui, touché de cette marque de confiance, le tint sur les fonts de baptême, et le fit reconnaître roi de Soissons, dans une assemblée de la noblesse.

Après la mort de Gontran, l’an 593, la faiblesse de son âge et de ses Etats semblait le mettre à la merci de la branche royale d’Austrasie qui avait juré sa perte ; mais il fut défendu par sa mère, qui se mit elle-même à la tête de son armée qu’elle harangua, tenant son enfant dans les bras. Vintrion, duc de Champagne, que Childebert avait envoyé contre son neveu, fut entièrement défait dans une bataille sanglante, à Droisy, dans le Soissonnais, et ce prince étant mort peu de temps après (596), Frédégonde s’empara de Paris, pénétra dans la Bourgogne, et tailla en pièces une armée que le fils de Childebert avait envoyée contre elle.

Clotaire II (584-629)
Clotaire II (584-629)

Cette princesse étant morte elle-même en 597, Clotaire, privé de son appui, fut bientôt obligé d’abandonner ses conquêtes et même de céder plusieurs villes de son royaume ; mais Thierry étant mort peu de temps après, Clotaire, appelé par les seigneurs austrasiens qui redoutaient la tyrannie de Brunehaut, s’avance dans la Champagne au-devant de l’armée que cette reine veut lui opposer, en séduit les chefs par ses promesses, se saisit de Brunehaut et des fils de Thierri, et, par leur mort, s’assure la paisible possession de la France entière.

Il s’occupa alors à faire fleurir l’agriculture, abolit des impôts onéreux établis par ses prédécesseurs, et rendit aux grands vassaux des terres dont ils avaient été dépouillés. Dans les premières années du règne de ce prince, on avait vu trois armées, celle d’Austrasie, celle de Bourgogne et celle de Soissons, ayant chacune à leur tête un roi dont le plus âgé n’avait que dix ans. C’est de cette époque particulièrement que date la puissance des maires du palais, auxquels fut décerné le commandement des armées.

Clotaire II a reçu des historiens contemporains le surnom de grand, et même celui de débonnaire, qui alors était pris en bonne part ; les historiens modernes n’ont pu comprendre comment on avait appelé grand le roi qui avait accordé à vie la charge de maire du palais, ni comment on avait reconnu, comme débonnaire le prince sous lequel on ordonna le supplice atroce de la reine Brunehaut, et l’entière extirpation de la branche royale d’Austrasie.

Pour justifier les écrivains contemporains, il suffira de rappeler que Clotaire II, roi à quatre mois, eut trop longtemps besoin des grands de l’État pour qu’il lui fût possible de gouverner sans leurs conseils, et même contre leurs passions : leurs passions décidèrent le supplice de la reine Brunehaut ; leurs conseils, la ruine de la famille royale d’Austrasie qui n’était plus composée que de bâtards, trop jeunes et trop nombreux pour attacher à leur sort les seigneurs d’Austrasie et de Bourgogne.

Ces seigneurs, en consentant à réunir tous les royaumes sous la domination de Clotaire II, y mirent pour condition qu’ils conserveraient leurs lois, leurs privilèges, leurs frontières en un mot, que Clotaire II serait leur roi, mais qu’ils auraient à vie un vice-roi ou maire du palais, de leur choix ; et comme ils pouvaient soutenir les jeunes princes auxquels appartenaient l’Austrasie et la Bourgogne, puisqu’à celte époque la bâtardise n’était pas un motif d’exclusion, Clotaire II fut obligé de condescendre à leurs volontés.

Si ces maires du palais détrônèrent dans la suite les descendants de Clotaire II, ce ne fut point parce qu’il les avait trop élevés, mais parce que ces dignitaires ambitieux avaient déjà trouvé sous la minorité de ce prince des circonstances assez favorables pour l’amener à consacrer leur élévation. Ce fut par les conseils de Garnier, maire du palais de Bourgogne, qu’il vendit aux Lombards les villes d’Aost et de Suze pour 35 000 sous d’or : traité honteux, qui ferma pour longtemps aux Français l’entrée de l’Italie.

En 615, Clotaire tint à Paris un concile, le plus nombreux qu’on eût encore vu dans les Gaules, et où furent adoptés plusieurs règlements importants, dont le recueil forme le code des lois allemandes. Il céda l’Austrasie et la Neustrie à Dagobert, son fils aîné, et lui permit d’en prendre le titre de roi. Ce prince ayant été attaqué par les Saxons, Clotaire marche à son secours, atteint les Saxons près du Weser qu’il fait traverser à son armée, les taille en pièces, et tue Bertoalde, leur roi, de sa propre main. Après cette expédition, Clotaire se trouvant sans ennemis au dehors, comme il était sans rivaux dans l’intérieur, les Flancs jouirent jusqu’à la fin de son règne d’une paix qu’ils n’avaient pas connue depuis leur établissement dans les Gaules.

C’est de cette époque qu’il faut juger Clotaire II. Occupé de l’administration de son vaste royaume, il rendit à la couronne les domaines qui avaient été envahis pendant les troubles civils, fit observer les lois, assura le sort du clergé, sans affaiblir les droits de l’autorité royale, maintint sa famille et ses sujets dans l’ordre avec autant de prudence que de fermeté, et mérita les titres de grand et débonnaire qui ne lui ont été contestés depuis que par des écrivains qui n’ont tenu compte ni des circonstances, ni des mœurs, ni des événements, sous lesquels les rois, plus que les autres, sont obligés de fléchir. Il mourut en 629, à l’âge de 45 ans, laissant deux fils, Dagobert et Aribert : ce dernier ne lui survécut pas longtemps.

 
 
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