Histoire de France, Patrimoine, Tourisme, Gastronomie, Librairie
LE 20 janvier DANS L'HISTOIRE [VOIR]  /  NOTRE LIBRAIRIE [VOIR]  /  NOUS SOUTENIR [VOIR]
Histoire France, Patrimoine, Gastronomie, Tourisme
 
« Hâtons-nous de raconter les délicieuses histoires du
peuple avant qu'il ne les ait oubliées » (C. Nodier, 1840)
 

 
REJOIGNEZ-NOUS sur VK, le
réseau social alternatif à Facebook !

15 janvier 1766 : premier mémoire de La Chalotais

Vous êtes ici : Accueil > Éphéméride, événements > Janvier > 15 janvier > 15 janvier 1766 : premier mémoire de (...)
Éphéméride, événements
Les événements du 15 janvier. Pour un jour donné, découvrez un événement ayant marqué notre Histoire. Calendrier historique
15 janvier 1766 : premier mémoire de La Chalotais
Publié / Mis à jour le vendredi 20 novembre 2009, par LA RÉDACTION
 

Victime du zèle ardent qu’il avait montré dans l’affaire des jésuites, et de la vigueur avec laquelle il défendait les libertés de sa province, La Chalotais, procureur général du parlement de Bretagne, fut arrêté le 11 novembre 1765 après trente-six ans de services honorables. Pour constater leur refus d’enregistrer un édit royal, les membres de sa compagnie, à l’exception de douze, avaient donné leur démission. La Chalotais était accusé d’avoir écrit au comte de Saint-Florentin deux billets anonymes dont voici le plus court : « Dis à ton maître que, malgré lui, nous chasserons ces douze j… et toi aussi. » L’art conjectural des experts en écriture sembla convaincre La Chalotais ; mais l’illustre magistrat écrivit au roi : « Votre procureur général offre sa tête, s’il peut être prouvé qu’il a écrit ou fait écrire, envoyé ou fait envoyer ces billets anonymes, ou rien d’approchant. »

Nonobstant cette déclaration, dont le style des billets anonymes confirmait assez la vérité, La Chalotais fut soumis aux traitements les plus barbares. On peut en juger par le début de son premier mémoire, daté du 15 janvier 1766 : « Je suis dans les fers ; je trouve le moyen de former un mémoire, je l’abandonne à la Providence ; s’il peut tomber entre les mains de quelque honnête citoyen, je le prie de le faire passer au roi, s’il est possible, et même de le rendre public pour ma justification et celle de mon fils. »

Ce mémoire fut écrit au château de Saint-Malo avec une plume faite d’un cure-dent, de l’encre composée d’eau, de suie, de vinaigre et de sucre, sur des papiers d’enveloppe à sucre et à chocolat. Après l’avoir lu, Voltaire écrivait : « J’ai reçu le mémoire de l’infortuné La Chalotais. Malheur à toute âme sensible qui ne sent pas le frissonnement de la fièvre en le lisant ! son cure-dent grave pour l’immortalité... Les Parisiens sont des lâches, gémissent, soupent et oublient tout. »

La Chalotais, condamné, exile, poursuivi par les vengeances jésuitiques et par la haine de ministres pervers, ne rentra dans sa ville natale et dans ses fonctions qu’au bout de dix ans. (voy. 11 novembre 1775, 12 juillet 1785.)

 
 
Même section >


Saisissez votre mail, appuyez
une seule fois
sur OK et patientez
30 secondes
pour la validation


Vos réactions

Prolongez votre voyage dans le temps avec notre
encyclopédie consacrée à l'Histoire de France
 
Choisissez un numéro et découvrez les extraits en ligne !