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16 août 1518 : mort du contrepointiste Loyset Compère, contemporain de Josquin des Prés

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16 août 1518 : mort du contrepointiste
Loyset Compère, contemporain
de Josquin des Prés
(D’après « Biographie universelle des musiciens et bibliographie
générale de la musique » (Tome 2), édition de 1875)
Publié / Mis à jour le samedi 15 août 2020, par LA RÉDACTION
 
 
 
Ecclésiastique, chantre et compositeur appartenant à la même génération que le célèbre Josquin des Prés, Compère fut un des plus importants compositeurs de motets et de chansons de la Renaissance de l’école franco-flamande

Ce célèbre contrepointiste naquit vers le milieu du XVe siècle. L’abbé Baini, citant ce musicien dans l’index de ses Mémoires sur la vie et les ouvrages de Pierluigi de Palestrina, le désigne sous le surnom de le Normant, mais sans indiquer dans l’ouvrage sur quelle autorité il lui donne cette qualification. Sans doute s’est-il appuyé de quelque manuscrit ou ancienne publication, mais nous allons voir qu’il a été induit en erreur par une similitude de nom.

Il est au moins vraisemblable que Compère n’est pas né en Normandie, et qu’il a vu le jour dans l’ancienne Flandre française, car Claude Hémeré (1580-1650) — docteur en théologie de la Faculté de Paris et bibliothécaire de la Sorbonne — et Colliete — Mémoires pour servir à l’histoire du Vermandois — disent, d’après des actes authentiques et des registres anciens, que Compère fut d’abord enfant de chœur a la cathédrale de Saint-Quentin.

Loyset Compère
Loyset Compère

Le nom de ce musicien a donné lieu a beaucoup d’erreurs. L’abbé Baini l’appelle « Loyset, « detto Compere, e mon Compere come il Normant. » Kiesewetter semble hésiter sur le nom véritable, car il indique dans son Mémoire sur les musiciens belges, couronné par l’Institut des Pays-Bas, et dans son ouvrage postérieur intitulé Geschichte der europæische abendlændischen oder unsrer heutigcn musik, le nom de Compère comme celui de famille, et Loyset comme le prénom, tandis que, dans ce dernier ouvrage, il indiqua d’abord celui de Loyset, puis celui de Compère.

Forkel, qui ne dit rien de Compère, parle d’un musicien nommé Loyset Piéton et considère Loyset comme le nom, et Piéton comme un sobriquet. Or Piéton (Louis) fut un musicien né vers la fin du XVe siècle, ou plutôt au commencement du XVIe, à Bernay, en Normandie, et c’est lui qui a été désigné autrefois sous le nom de le Normant. Au surplus, il ne peut y avoir confusion entre les deux musiciens, pour qui examine avec attention ce qui les concerne ; car Piéton est nommé avec ou sans son prénom Loyset, dans tous les recueils qui renferment quelqu’une de ses compositions ; et il est à remarquer que le plus ancien de ces recueils est de 1534 : les autres vont jusqu’en 1548, c’est-à-dire trente ans après la mort de Loyset Compère. C’est donc de celui-ci que Jean Lemaire de Belges a parlé dans ces vers du poème de Vénus, écrit avant 1512 :

Les termes doux de Loyset Compère
Font mélodie aux cieux même confine.

Il y a un demi-siècle d’intervalle entre Compère et Piéton.

Quant au nom de Loyset, c’est le diminutif de Loys (Louis), c’est-à-dire le petit Louis, dénomination d’amitié et de bienveillance dont on se servait à l’égard de certains artistes. Concernant la dénomination de Monsieur mon Compère, qu’on trouve dans un manuscrit des archives de la chapelle pontificale et dans plusieurs autres endroits, on ne peut douter que ce ne soit un jeu de mots auquel le nom du musicien avait donné lieu. Ces sortes de plaisanteries étaient fort en usage au temps où Compère vivait.

Il est à peu près hors de doute que Compère a été élève de Johannes Okeghem, et qu’il fut le condisciple de Josquin des Prés, car Guillaume Crespel, qui fut aussi élève d’Okeghem, le nomme, dans sa Déploration sur la mort de ce grand musicien. Gomart, dans ses Notices historiques sur la maîtrise de Saint-Quentin, a publié l’extrait d’un ancien ouvrage manuscrit, par Quentin Delafons, duquel il résulte que Louis Compère avait obtenu un canonicat à la cathédrale de cette ville, dont il fut chancelier, et qu’il mourut dans cette situation le 16 août 1518.

Tous les auteurs du XVIe siècle s’unissent pour louer le savoir qu’il avait acquis dans son art ; ce que nous connaissons de ses ouvrages s’accordent avec les éloges qui en ont été faits. Malheureusement ces ouvrages sont en petit nombre. Dans un recueil imprimé à Venise par Petrucci de Fossombrone en 1502, et qui a simplement pour titre Motetti XXXIII, on trouve deux motets de Compère avec d’autres de Josequin de Près (sic), de Brumel, de Gaspar, de Ghiselin, d’Alexandre Agricola et de Pinarol. Les trois livres de la collection rarissime imprimée par le même Petrucci, dans les années 1501 à 1503, sous le titre Harmonice Musices Odhecaton, renferment aussi des compositions de Compère.

Le savant et exact Antoine Schmid, conservateur de la bibliothèque impériale de Vienne, a donné la description détaillée et le contenu du troisième livre de ce recueil. Parmi cent cinquante chants, tous à quatre voix, on trouve ceux-ci de Compère : 1° Unne playsante fillete ; 2° Mon père ma done mari ; 3° Royne du ciel ; 4° E vray Dieu que payne. L’Odhecaton renferme vingt et une compositions de Compère qui ne se trouvent pas ailleurs.

Le quatrième livre des chants originaux connus sous le nom de Frottole, lesquels sont presque tous composés par des Italiens, renferme deux pièces de Compère ; ce qui semble indiquer qu’il avait visité Venise dans sa jeunesse. Ce quatrième livre, fut publié à Venise par Petrucci, sans date, mais en 1504 ou 1505 au plus tard.

 
 
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