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L'éloge de Louis XVI par Fouquier-Tinville avant la Révolution

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Brèves d’Histoire
Brèves d’Histoire de France : bribes et miettes historiques utiles à une meilleure connaissance de notre passé
Éloge (Un) de Louis XVI par
Fouquier-Tinville avant la Révolution
(D’après « Histoire de Louis XVI
avec les anecdotes de son règne) » (Tome 4), paru en 1829
et « OEuvres de J. Delille. Malheur et pitié », édition de 1824)
Publié / Mis à jour le samedi 13 juin 2015, par LA RÉDACTION
 
 
 
Une pièce de vers très curieuse, écrite en 1783 de la main du plus tard tristement célèbre Fouquier-Tinville, montre que tous les jacobins n’eurent pas toujours le même esprit et la même opinion...

Ecrite par le futur accusateur public du Tribunal révolutionnaire, qui égorgera dans Paris plus de victimes que Carrier ne fera jeter de proscrits dans la Loire, et adressée à Louis XVI, cette pièce, faisant l’éloge du roi et rétrospectivement surprenante, fut envoyée à l’abbé Aubert (1731-1814) en le priant de l’insérer dans un journal dont le bon fabuliste rédigeait la partie littéraire. L’abbé collabora à de nombreuses publications, parmi lesquelles les Petites-Affiches (de 1752 à 1772), le Journal des Beaux-Arts, le Journal de Trévoux, le Mercure de France ou encore la Gazette de France.

Aubert ne jugeant pas ces vers dignes de l’impression, les jeta dans un carton où il avait coutume de reléguer toutes les pièces inutiles et qui ne méritaient pas l’honneur de l’insertion ; ce carton était plaisamment appelé par lui le Cimetière des Innocents.


Fouquier-Tinville. Gravure aquarellée de 1849

En 1793, il fut très heureux de retrouver ces vers qu’il portait toujours sur lui, comme une carte de sûreté, bien décidé à les lire devant le Tribunal révolutionnaire, s’il y était traduit. La pièce n’était rien moins qu’un tendre hommage à Louis XVI.

Vers que l’on prie Messieurs les Rédacteurs du journal d’insérer dans leur feuille

D’une profonde paix nous goûtions les douceurs,
Même au milieu des fureurs de la guerre ;
Louis sut en tout temps la donner à nos cœurs.
En l’accordant à la fière Angleterre,
Louis admet ses ennemis
Au rang de ses enfants chéris.
Sous l’autorité paternelle
De ce prince, ami de la paix,
La France a pris une splendeur nouvelle,
Et notre amour égale ses bienfaits.
Fouquier de Tinville, abonné

 
 
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