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4 juin 1737 : mort du peintre François Lemoyne

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4 juin 1737 : mort du peintre
François Lemoyne
Publié / Mis à jour le dimanche 2 juin 2013, par LA RÉDACTION
 

Il était né à Paris, en 1688, de parents fort pauvres, et avait été placé à treize ans dans l’atelier de Galloche, sous la direction duquel il continua de travailler jusqu’en 1713, bien que, deux années avant cette époque, il eût remporté le grand prix de peinture.

Les désastres de la dernière guerre avaient fait interrompre alors l’envoi de pensionnaires à Rome. Ce ne fut qu’en 1723 que Lemoyne visita l’Italie à la suite d’un riche amateur ; mais, outre qu’il ne fit que traverser, pour ainsi dire, cette terre classique, le temps était passé où un plus long voyage pouvait profiter à son talent, déjà totalement développé.

Hercule et Omphale. Oeuvre de Lemoyne
Hercule et Omphale. Oeuvre de Lemoyne

Dans le cours de ses études, Lemoyne s’était particulièrement exercé d’après les ouvrages du Guide, de Carle Maratte et de Piètre de Cortone ; il ne sut emprunter à ces grands modèles que le brillant des tons, sans en imiter la vigueur et la correction de dessin, le naturel des poses, ni la vérité d’expression des figures. Mais il se distinguait par une imagination riche et une extrême facilité de composition : il en a fait preuve surtout dans l’immense machine dont il a décoré le plafond du salon de Mars à Versailles. Cette composition, qui n’occupe pas moins de soixante-quatre pieds de long sur cinquante-quatre de large, sans compter huit pieds et demi de renfoncement, lui coûta quatre années de travail.

Bien qu’il vînt à peine d’achever un autre grand ouvrage, le plafond de la chapelle de la Vierge à Saint-Sulpice (Paris), qui depuis a été totalement refait, il ne se donna aucun repos, et voulut terminer par lui-même jusqu’aux derniers détails de ces peintures. Par un contretemps, dont malheureusement les exemples ne sont que trop fréquents en peinture, il s’aperçut, au moment de finir son ouvrage dans son ensemble, que le groupe principal était trop peu élevé ; il lui fallut non seulement l’effacer et le refaire, mais retoucher encore la plupart des accessoires. Le chagrin qu’il en ressentit, joint à la fatigue d’être resté sept ans le corps renversé pour peindre ces plafonds, alluma sa bile et lui causa une violente hypocondrie, qui dégénéra bientôt en démence.

La jalousie, ou, si l’on veut, un juste sentiment de son droit, n’avait pas moins contribué à troubler sa raison. Dès longtemps il voyait toutes les faveurs tomber sur des artistes qu’il croyait ses inférieurs en talent ; et lorsque, enfin, on lui donna le titre de premier peintre du roi, on n’y joignit qu’une pension si modique que, dans l’état de sa fortune, ce titre était moins une récompense qu’un lourd et inutile fardeau. Dans l’égarement de son esprit, il se croyait sans cesse menacé ou poursuivi par quelque puissant personnage. Son mal prenait de jour en jour un caractère plus alarmant.

Enfin un de ses amis résolut de l’emmener à sa campagne pour le faire soigner : tout étant disposé, il vint prendre chez lui l’infortuné Lemoyne. Mais en entendant frapper à sa porte, celui-ci se persuade qu’on en veut à sa liberté, peut-être à sa vie ; il a cru entendre les pas des archers, la voix des geôliers de la Bastille ; il se frappe de neuf coups d’épée, et ouvrant la porte de son appartement, il tombe sans vie aux pieds de son ami.

 
 
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