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24 novembre 1770 : mort de l’historien Charles-Jean-François Hénault, dit le président Hénault

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24 novembre 1770 : mort de l’historien
Charles-Jean-François Hénault,
dit le président Hénault
Publié / Mis à jour le vendredi 23 novembre 2012, par LA RÉDACTION
 

Après avoir été homme de plaisir et homme à la mode dans sa jeunesse, littérateur et magistrat dans son âge mur, le président Hénault fut dévot et gourmet dans sa vieillesse.

Charles-Jean-François Hénault
Charles-Jean-François Hénault

Sa vie, à ces trois époques, échappe également à l’analyse biographique, à moins que l’on n’énumère, d’abord, ses succès à la ville et à la cour, ses bonnes fortunes brillantes (car d’assez grandes dames, selon un de ses contemporains, lui pardonnaient le défaut de noblesse, de beauté et même de vigueur), ses petits vers et ses chansons, ensuite, ses études en jurisprudence et en histoire, enfin, ses stations à l’église et ses fins soupers, que Voltaire a chantés, et dont il prenait fort assidûment sa part.

Si l’on excepte son Abrégé chronologique, les titres du président Hénault à la célébrité sont, en quelque sorte, tout féminins ; ce sont ceux de Mme du Deffand, de Mme Geoffrin, etc., de ces femmes qui nous arrivent enveloppées d’illustrations contemporaines, et dans les salons desquelles nous nous plaçons, pour passer en revue tout ce que la capitale renfermait alors de remarquable en naissance, en esprit, en talons, en bon ton, en agréments de société. Le président Hénault fut à la mode, pendant toute sa vie, si paisible, si douce, si heureuse et si longue.

Pour avoir quelque titre à joindre à son nom tout roturier, pour prendre rang dans le monde, et pour pouvoir manger noblement la fortune de son père, riche fermier général, Hénault était entré dans la magistrature ; ses nombreux amis l’eurent bientôt fait président en la première chambre des enquêtes (1710), puis membre de l’Académie française, membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, membre des Académies de Nancy, de Berlin et de Stockholm, surintendant de la maison de la reine, et enfin surintendant de la maison de la dauphine.

De tous ses titres, honorifiques et lucratifs, Hénault ne se mit guère en peine de mériter que celui de membre de l’Académie française, et l’on peut dire qu’il y réussit bien, car son Abrégé chronologique, dont on a voulu injustement lui contester l’honneur, pour l’attribuer à son secrétaire, l’abbé Boudot. l’élevait au-dessus de la plupart de ses collègues. Des traductions en Anglais, en Italien, en Allemand, en Chinois même, et huit éditions, données du vivant de l’auteur, témoignent glorieusement du mérite de cet ouvrage, dont la portée est judicieusement appréciée dans les lignes suivantes, que nous empruntons à l’un de ses biographes :

« resserrer dans l’espace d’un ou deux volumes les sommaires de notre histoire, puisés dans les monuments originaux ; présenter, en quelques mots, les résultats de longues recherches et de discussions approfondies sur les points importants du droit public ; éclaircir souvent, par une seule phrase, des doutes historiques, qui ont demandé un long examen ; surprendre agréablement son lecteur par des réflexions courtes et justes, qui le forcent à s’arrêter et à réfléchir ; faire ressortir, par un trait rapide ou par une remarque ingénieuse, les mœurs particulières de chaque siècle et les caractères des principaux personnages ; offrir des plus illustres d’entre eux des portraits, quelquefois dessinés avec vigueur et toujours avec élégance et précision ; choisir, avec un jugement exquis, parmi cette multitude de faits, dont se compose notre histoire, les plus importants à connaître et à retenir ; les ranger dans un ordre chronologique ; disposer avec clarté en tableaux synchroniques les noms et les dates, de manière à les rendre plus faciles à consulter et à rappeler, tels sont les divers genres de mérite de cet abrégé. »

Les autres productions, attribuées au président Hénault et dont l’authenticité est fortement contestée, ôteraient plutôt qu’elles n’ajouteraient à sa réputation littéraire ; ses chansons et ses bouquets ne sont que des badinages, qu’on n’eut pas du faire survivre aux sujets qui les avaient inspirés ; ses pièces de théâtre ne valent pas l’honneur d’être nommées, ainsi le genre, qui semblait le plus en opposition avec son caractère frivole et mondain, fut celui dans lequel il a le mieux réussi. D’après Voltaire, le président Hénault ne serait guère qu’un joyeux et habile gourmet.

 
 
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