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22 novembre 1695 : lettre de Louis XIV à l'abbé de Saint-Denis

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22 novembre 1695 : lettre de
Louis XIV à l’abbé de Saint-Denis
Publié / Mis à jour le mercredi 21 novembre 2012, par LA RÉDACTION
 

Louis XIV voulant honorer dignement la mémoire du maréchal de Turenne, ordonna que son corps fût apporté à l’abbaye de Saint-Denis, où l’on enterrait ordinairement tous les rois de France ; et même, pour le distinguer des autres grands hommes qui y avoient été inhumés, il voulut qu’il fût enterré dans la chapelle destinée pour la sépulture des rois et des princes de la branche royale de Bourbon, comme on le voit par la lettre suivante, adressée à l’abbé et aux religieux de l’abbaye de Saint-Denis en France ; lettre qui doit être rangée parmi les monuments précieux de l’histoire :

Louis XIV
Louis XIV

« Chers et bien amés, les grands et signalés services qui ont été rendus à cet Etat par le feu notre cousin le vicomte de Turenne, et les preuves éclatantes qu’il a données de son zèle et de son affection à notre service, et de sa capacité dans le commandement de nos armées, que nous lui avons confié, avec une espérance des heureux et grands succès que sa prudence consommée et sa valeur extraordinaire ont procuré à nos armes, nous ayant fait ressentir avec beaucoup de douleur la perte d’un aussi grand homme, et d’un sujet aussi nécessaire et aussi distingué par sa vertu et par son mérite, nous avons voulu donner un témoignage public, digne de notre estime et de ses grandes actions, en ordonnant qu’il fût rendu à sa mémoire tous les honneurs qui peuvent marquer à la postérité l’extrême satisfaction qui nous reste, et le souvenir que nous voulons conserver de tout ce qu’il a fait pour la gloire de nos armes et pour le soutien de notre Etat.

« Et comme nous ne pouvons en donner des marques plus publiques et plus certaines, qu’en prenant soin de sa sépulture, nous avons voulu y pourvoir, en telle sorte que le lien où elle serait, fût un témoignage de la grandeur de ses services et de notre reconnaissance : c’est pourquoi, ayant résolu de faire bâtir dans l’église de Saint-Denis une chapelle pour la sépulture des rois et des princes de la branche royale de Bourbon, nous voulons que, lorsqu’elle sera achevée, le corps de notredit cousin y soit transféré, pour y être mis en lieu honorable, suivant l’ordre que nous en donnerons.

« Et, cependant, nous avons permis à nos cousins le cardinal et le duc de Bouillon, ses neveux, de mettre son corps en dépôt dans la chapelle de Saint-Eustache de la sainte église de Saint-Denis, et d’y élever un monument à la mémoire de leur oncle, suivant les dessins qui en ont été arrêtés : c’est de quoi nous avons bien voulu vous donner avis, et vous dire en même temps que nous voulons que vous exécutiez ce qui est en cela de notre volonté, en faisant mettre le corps dans la cave de la chapelle, et en laissant la liberté aux ouvriers de travailler au monument jusqu’à son entière perfection. Si n’y faites faute, car tel est notre plaisir. » Donné à Saint-Germain-en-Laye le vingt-deuxième jour de novembre 1675. Signé Louis. Et plus bas, Colbert.

On fit donc apporter le corps du vicomte de Turenne de l’Alsace, où il était, en l’abbaye de Saint-Denis. Ces sortes de cérémonies, toujours tristes d’elles-mêmes, n’avaient jamais eu rien de si lugubre que celle-ci. Les peuples consternés arrivaient de tous les environs sur le chemin par où le corps devait passer. Les habitants de la ville de Langres prirent tous le deuil à son arrivée.

 
 
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