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Boldini. Les plaisirs et les jours

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Patrimoine : Expos, Fêtes
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Boldini. Les plaisirs et les jours
(Source : Le Petit Palais)
Publié / Mis à jour le samedi 11 juin 2022, par LA RÉDACTION
 
 
 
En consacrant une grande exposition à l’artiste italien Giovanni Boldini dont la dernière rétrospective en France remonte à plus de soixante ans, le Petit Palais réhabilite cette figure incontournable du Paris mondain, artistique et littéraire de la Belle Époque

Le portraitiste virtuose fut en effet l’une des plus grandes gloires du Paris du tournant des XIXe et XXe siècles, en observateur attentif de la haute société qu’il admirait et fréquentait. Une scénographie évocatrice et immersive accompagne un parcours riche de 150 œuvres mêlant peintures, dessins, gravures, costumes et accessoires de mode prêtés par des musées internationaux comme le musée Giovanni Boldini à Ferrare, le Museo di Capodimonte à Naples, la National Portrait Gallery de Londres, le musée d’Orsay, le Palais Galliera, le MAD parmi tant d’autres et de nombreuses collections particulières.

À travers l’œuvre de Boldini, l’exposition invite le public à revivre les plaisirs de la Belle Époque et l’effervescence d’une capitale à la pointe de la modernité. Né en Italie à Ferrare en 1842, Boldini passe la majeure partie de sa vie dans la Ville Lumière. Il est vite introduit dans les milieux artistiques et devient proche de Degas. Protégé du marchand Adolphe Goupil, il se fait remarquer par le choix de ses sujets qui évoquent la modernité et le bouillonnement de la vie parisienne.

Omnibus de la place Pigalle. Peinture de Giovanni Boldini (vers 1882)
Omnibus de la place Pigalle. Peinture de Giovanni Boldini (vers 1882)

Boldini profite des loisirs qu’offre la capitale et sort tous les soirs au théâtre, au restaurant en emportant toujours avec lui ses crayons. Les lumières nocturnes créées par le nouvel éclairage électrique le fascinent ainsi que les mouvements incessants de cette ville qui ne s’arrête jamais. Les tableaux qu’il tire de ses croquis comme Scène de fête au Moulin Rouge témoignent de l’effervescence qui s’empare alors de la ville.

L’artiste se lie également d’amitié avec le caricaturiste Sem et le peintre Paul Helleu et tous les trois deviennent inséparables. Mais au-delà de ces scènes de genre, ce sont ses portraits qui vont lui apporter le succès. Boldini saisit d’une manière très moderne mais à contre-courant des avant-gardes tout ce que la capitale compte d’héritières, de princesses, de dandys, d’artistes et d’écrivains.

Ses portraits qui vont fixer à jamais le tout-Paris de la Belle Époque sont comme les équivalents picturaux des personnages d’À la Recherche du temps perdu de Proust, l’un de ses plus grands admirateurs. Avec ces tableaux, le peintre témoigne également de son goût prononcé pour la mode. Il brosse à grands traits les plus belles tenues des couturiers Worth, Paul Poiret, Jacques Doucet et bien d’autres et développe, au fil de ces commandes, un style unique qui sera sa signature : une touche rapide, une attention à la pose du modèle, une mise en valeur de la ligne serpentine des corps.

Portrait du comte Robert de Montesquiou. Peinture de Giovanni Boldini (1897)
Portrait du comte Robert de Montesquiou. Peinture de Giovanni Boldini (1897)

Trop exubérant pour les uns, trop mondain pour l’avant-garde, trop facile ou trop chic pour les autres : on lui a reproché de répéter la même formule et d’en tirer des avantages personnels et économiques, loin de l’image d’Épinal de l’artiste bohème. En réalité, Boldini ne se conforme à aucune règle. Innovateur infatigable, il a su se montrer sensible aux maîtres du passé tout en restituant la frénésie de la modernité, grâce à son coup de pinceau virevoltant. Par ce choix d’un art individuel et indépendant, il a conservé tout au long de sa carrière une originalité absolue.

À travers les œuvres présentées, l’exposition livre un témoignage captivant et émouvant de ce Paris perdu.

Renseignements pratiques
Exposition Boldini. Les plaisirs et les jours
Petit Palais — Avenue Winston Churchill — 75008 Paris
Jusqu’au 24 juillet 2022
Site Internet : https://www.petitpalais.paris.fr
Page Facebook : https://www.facebook.com/PetitPalaisParis/

 
 
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