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La première gare de voyageurs de France exhumée au Pecq, dans les Yvelines

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L’Histoire fait l’Actu
Quand Histoire et Patrimoine font la une, s’invitent dans notre quotidien et deviennent un sujet d’actualité. Le passé au cœur de l’actu.
Gare (La première) de voyageurs de France
exhumée au Pecq, dans les Yvelines
(Source : Le Figaro)
Publié / Mis à jour le mardi 13 juin 2017, par LA RÉDACTION
 
 
 
Après 170 ans passés sous la terre, le terminus de la première ligne Paris Saint-Lazare — Saint-Germain-en-Laye, bâtiment monumental conçu par les frères Pereire, a été retrouvé au Pecq. Une découverte exceptionnelle à tous les niveaux selon un spécialiste.

Les trains de banlieue en région parisienne ont beau être parfois un brin lents, ce n’est pas tous les jours qu’il faut attendre 170 ans avant d’atteindre une gare. Les archéologues de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) ont sorti de terre le terminus de la première ligne ferroviaire qui a embarqué des voyageurs à son bord.

Inaugurée en 1837, cette ligne permettait de voyager entre Paris Saint-Lazare et Saint-Germain-en-Laye. Et pourtant, le terminus se situait dans la commune du Pecq (Yvelines) et non pas dans la cité royale. Les limitations techniques des locomotives de l’époque empêchaient alors de parcourir la distance entre les deux villes sur des rails à cause du dénivelé. Par conséquent, les voyageurs descendaient en gare du Pecq, puis franchissaient la Seine avant d’emprunter un ascenseur selon Le Parisien. Dix ans plus tard, le problème sera réglé et la gare laissée à l’abandon.

La première gare du Pecq. Lithographie 1837
La première gare du Pecq. Lithographie 1837

Comme c’est souvent le cas pour les trouvailles archéologiques, ces vestiges exceptionnels ont été découverts à l’occasion d’un chantier. Après la découverte de plaques de retournement pour les locomotives datant du XIXe siècle, il a été décidé de pousser les fouilles plus avant sur ce terrain de 1600 m2, explique le site d’actualité locale 78 actu.

« En creusant, nous avons retrouvé tout le soubassement de la partie nord du bâtiment. La construction a été très soignée et a pris en compte que le terrain était instable, en raison de la proximité des bords de Seine », raconte Ludovic Decock, responsable d’opération pour l’Inrap, interrogé par 78 actu.

Une gare monumentale
Et les découvertes sont « exceptionnelles à tous les niveaux » selon le spécialiste. Des boutons appartenant au personnel, de la céramique utilisée dans le restaurant de la gare, ainsi que bien sûr, les vestiges des murs du bâtiment nord de la gare du Pecq. Seuls manquent les rails, dont le métal était bien souvent récupéré.

Vue côté Seine de la façade monumentale de la première gare du Pecq
Vue côté Seine de la façade monumentale de la première gare du Pecq

« C’était un très beau bâtiment. Les frères Pereire voulaient montrer leur savoir-faire en bâtissant une gare monumentale », décrypte Ludovic Decock. « Nous ne pensions pas trouver des vestiges aussi bien conservés. Nous avons eu cette chance notamment car la gare date du XIXe siècle et n’est donc pas très ancienne mais également car il n’y a jamais eu ensuite de construction risquant d’abîmer les vestiges ».

Le chantier qui avait lieu sur ce terrain, interrompu depuis mars, s’apprête désormais à reprendre. Place maintenant au minutieux travail de recherche, réalisé à partir des photos et informations glanées sur le chantier. Les scientifiques de l’Inrap ont jusqu’au mois de février 2018 pour remettre leur rapport à la Direction régionale des affaires culturelles (Drac).

Titouan Gourlin
Le Figaro

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