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Se faire payer en bourreau. Origine, signification proverbe, expression populaire. Dictionnaire locutions

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Expressions, Proverbes
Proverbes et expressions populaires d’usage courant : origine, signification d’expressions proverbiales de la langue française
Se faire payer en bourreau
Publié / Mis à jour le vendredi 17 novembre 2017, par LA RÉDACTION
 
 
 
Se faire payer d’avance

Autrefois le bourreau percevait, en vertu du droit de havage — ce droit consistait à prendre dans les marchés autant de grains ou de denrées que la main peut en contenir. Le bourreau, en percevant ce droit, marquait avec de la craie l’habit des marchands, pour quittance du paiement — qui lui était dévolu, une contribution, en argent ou en nature, sur les denrées de la halle, le jour où il devait faire une exécution. On dit même qu’en certains lieux il attendait pour se mettre à l’œuvre qu’un officier de la justice lui eût jeté sur l’échafaud, en présence de la foule, la somme qui lui revenait. C’est sur cet usage qu’est fondée la locution.

On rapporte à l’an 1260 l’origine du nom de bourreau, qu’on fait dériver de celui du clerc Richard Borel, qui possédait le fief de Bellencombre à la charge de faire pendre les voleurs du canton, et qui prétendait que le roi lui devait des vivres tous les jours de l’année en conséquence de ces fonctions. Mais cette origine ne paraît point admissible, quoiqu’elle soit consignée dans les Olim (ancien registre du parlement), car le nom de Borel, pris dans le sens de bourreau, est antérieur à l’époque assignée. Odon ou Eudes Ier, qui était duc de Bourgogne sous le règne de Louis VII, avait été surnommé Borel, parce qu’il ne se faisait aucun scrupule d’assassiner les riches voyageurs qui passaient sur ses terres, pour s’emparer de leur argent ; chose assez commune, au reste, dans ces temps barbares, parmi les gentilshommes, ou gens pille-hommes, comme dit Rabelais, et désignée par l’expression aller à la proie.

On ne sait pas précisément quelle est l’étymologie du mot bourreau. Le père Labbe le fait venir par contraction de bouchereau, petit boucher ; et Ménage de buccarus, buccarellus, burellus, qui a la même signification. Caseneuve le tire du grec borros, dévoreur de chair humaine ; et il observe que, dans un glossaire, manger la chair est pris pour bourreler. Suivant Borel, il est dérivé du latin burrus, roux, parce que les gens roux sont méchants, ou parce que l’exécuteur de la haute justice en divers lieux était vêtu d’une livrée jaune et rouge.

Ducange veut qu’il ait sa racine dans le mot bourrée, faisceau de verges, à cause du supplice de la fustigation. Eusèbe Salverte croit qu’il a été formé du bourguignon buro, lance. Mais il peut l’avoir été tout aussi bien de borellus, nom d’une arme prohibée : Borellus inter arma prohibita numeratur, dit le glossaire de Carpentier. C’était peut-être l’arme affectée à l’exécuteur des hautes œuvres.

 
 
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