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Le diable ait part au coq plumé. Origine, signification proverbe, expression populaire. Dictionnaire locutions

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Expressions, Proverbes
Proverbes et expressions populaires d’usage courant : origine, signification d’expressions proverbiales de la langue française
Le diable ait part au coq plumé
Publié / Mis à jour le vendredi 6 novembre 2015, par LA RÉDACTION
 
 
 
S’emploie pour témoigner une extrême aversion pour quelque chose ou proférer une imprécation contre quelqu’un

En Beauce, en Sologne, et ailleurs, on ne veut habiter une maison nouvellement bâtie qu’après y avoir immolé un coq dont on répand le sang aux quatre coins, ainsi qu’à d’autres endroits, et dont on jette dehors le corps tout plumé comme une pâture pour le diable qu’on croit empêcher par un tel sacrifice, bien mieux que par l’exorcisme, de s’introduire dans le logis et de nuire à ses habitants.

Notre dicton est venu de cette vieille superstition, qui paraît être d’origine judaïque, comme l’attestent deux anciens livres intitulés, l’un Baal haturim (le chef et patron des ordres), l’autre la Synagogue juive, tous deux cités à l’article Léonore Galigaï du Dictionnaire de Bayle. Il y est dit que les juifs, à la fête de la réconciliation, offrent un coq pour leurs péchés, et qu’ils ont accoustumé d’user de cette obligation ez lieux où ils ont permission de demeurer.

Le Journal des Débats du 23 juin 1845 rapporte, d’après l’Écho de la Nièvre du 21 du même mois de la même année, le fait suivant : « Dans la mairie nouvellement construite de la commune de Marzy, près de Nevers, se célébrait pour la première fois un mariage. Les jeunes mariés, appartenant l’un et l’autre à des familles de cultivateurs aisés, avaient paru d’abord peu flattés d’avoir à inaugurer la maison municipale, les vieux parents prétendaient qu’il devait leur en arriver malheur. L’adjoint avait cru les rassurer complètement en les prévenant que M. le maire avait fait bénir la nouvelle mairie par M. le curé de la paroisse.

« Mais, la cérémonie civile accomplie, il ne tarda pas à s’apercevoir que les conjoints n’avaient pas une entière confiance dans l’intervention de leur pasteur contre l’esprit malin. Au moment même où le magistrat prononçait, au nom de la loi, les paroles sacramentelles, un des jeunes gens de la noce, aposté dans un cabinet attenant à la salle de la mairie, conjurait bien plus sûrement encore le maléfice, en immolant aux dieux infernaux un poulet qu’il avait apporté caché sous son habit, renouvelant ainsi, en l’an de grâce 1845, le sacrifice de la mariée romaine, sacrificium nuptiale. »

 
 
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