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31 août 1807 : mort du poète Ponce-denis Ecouchard Lebrun

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31 août 1807 : mort du poète
Ponce-denis Ecouchard Lebrun
Publié / Mis à jour le mardi 28 août 2012, par LA RÉDACTION
 

Ponce-Denis-Ecouchard Lebrun était né à Paris le 11 août 1729. Dans sa jeunesse, il connut Louis Racine, et fut lié avec son fils, qui périt quelques années après malheureusement à Cadix. Lorsque ce jeune homme partit pour l’Espagne, Lebrun composa une ode sur son départ, et adressa cette production à un concours de l’Académie française. Cette première tentative n’eut aucun succès.

Son nom ne commença à être connu qu’en 1760, époque à laquelle il avait plus de trente ans. Une petite nièce du grand Corneille était dans le besoin : Fontenelle, mort trois ans auparavant, avait refusé de la reconnaître ; Lebrun adressa une ode à Voltaire, par laquelle il l’invitait à secourir cette infortunée. Quoique Voltaire, ainsi qu’il le marque dans plusieurs lettres, ne fut pas très satisfait de cette ode, il se conforma aux intentions du poète, prit chez lui mademoiselle Corneille, la fit élever, et la maria avec le produit du commentaire des œuvres de son grand-oncle.

Lebrun, que cet événement fit connaître dans les lettres, entreprit plusieurs ouvrages d’un genre différent. Il commença un poème de la Nature, qui devait être partagé en quatre chants : la Vie champêtre, la Liberté, le Génie, et l’Amour. Ce plan vague, et dont il était impossible de lier les parties, ne fut jamais rempli. Quelques fragments ont été imprimés pendant la vie de l’auteur, dans les journaux et dans les almanachs des Muses.

Lebrun réussit mieux dans les odes et dans les élégies. Les premières lui firent donner, par des gens de lettres plus enthousiastes que raisonnables, le nom de Pindare français. Lebrun eut un rapport avec Jean-Baptiste Rousseau : avec un talent distingué pour l’ode, il eut celui de faire des épigrammes fort piquantes ; elles sont remarquables surtout par la force et la précision.

Depuis sa mort, on a donné l’édition complète de ses œuvres ; et il est devenu plus facile de juger un auteur qui n’avait pas publié tous ses ouvrages, et qui même n’avait jamais réuni ceux qu’il avait fait imprimer. « C’est à mon avis, dit Dussault, un écrivain qui a de la chaleur et de l’enthousiasme ; mais son feu ressemble trop souvent à celui de certaines matières qui répandent plus de fumée qu’elles ne jettent de flamme, et son enthousiasme a presque toujours quelque chose de pénible et de forcé ; il ne conçoit jamais bien ses sujets, et le mauvais sens règne dans ses idées comme le mauvais goût dans ses expressions ; il veut toujours être hardi, et il est presque toujours malheureux dans ses hardiesses ; il a créé peu de beautés de style, quoiqu’il n’eût cessé de prétendre témérairement, pendant près de soixante années, à ce genre de création ; il a tourmenté, vexé, dénaturé la langue dans ses compositions ambitieuses ; il est rare que le terme propre vienne se placer sous sa plume barbare ; et cette continuelle impropriété de mots est un des vices les plus choquans de ses ouvrages.

« Il ne connaît point le naturel, auquel il substitue sans cesse le bizarre et le gigantesque ; il effarouche les grâces par la grossière et lourde affectation de son pédantesque néologisme, qu’il porte jusque dans les sujets légers, voluptueux et badins. C’est un peintre audacieux dont les compositions sont généralement mal entendues, dont le dessin est incorrect, dont les couleurs sont heurtées, crues, sans délicatesse, sans nuances, mais qui, parmi tant de défauts, rencontra quelquefois un trait heureux et brillant, et laissa échapper, d’instinct, un de ces coups de pinceau qui révèlent une main supérieure. Par exemple, dans sa première ode à Buffon, il n’y a qu’une bonne strophe, mais cette strophe est excellente.

« Il compare la retraite studieuse du génie à celle de la chrysalide :

Ainsi l’active chrysalide,
Fuyant le jour et le plaisir,
Va filer son trésor liquide
Dans un mystérieux loisir :
La nymphe s’enferme avec joie
Dans ce tombeau d’or et de soie,
Qui la voile aux profanes yeux ;
Certaine que ses nobles veilles
Enrichiront de leurs merveilles
Les rois, les belles et les dieux.

« Dans l’ode intitulée le Triomphe de nos Paysages, pièce d’ailleurs très défectueuse, on trouve encore une de ces strophes que Rousseau, auquel il faut bien se garder de comparer Lebrun, n’aurait pas désavouées dans son meilleur temps :

La colline qui, vers le pôle,
Borne nos fertiles marais,
Occupe les enfants d’Eole
A broyer les dons de Cérés.
Vanvres, qu’habile Galathée,
Sait du lait d’Io, d’Amalthée,
Epaissir les flots écumeux ;
Et Sèvres, d’une pure argile,
Compose l’albâtre fragile
Où Moka nous verse ses feux.

 
 
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