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Payer en monnaie de singe. Origine, signification proverbe, expression populaire. Dictionnaire locutions - Histoire de France et Patrimoine

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Expressions, Proverbes
Proverbes et expressions populaires d’usage courant : origine, signification d’expressions proverbiales de la langue française
Payer en monnaie de singe
Publié / Mis à jour le vendredi 2 février 2018, par LA RÉDACTION
 
 
 
Se moquer de celui à qui l’on doit et même, au lieu de le payer, lui faire de belles promesses, lui dire de belles paroles, en un mot, lui donner de mauvaises raisons pour retarder le paiement

Voici quelle serait l’origine de ce proverbe : Un ancien règlement municipal de police, daté du XIIIe siècle, disposait, à propos du péage du Petit Pont à Paris, que le singe qui était à vendre devait acquitter un droit de quatre deniers, mais que, s’il appartenait à un bateleur qui s’en servait pour amuser les passants, il suffisait qu’on lui fît donner, pour tout droit, devant le receveur du péage, une représentation de ses tours, de ses grimaces et de ses gambades. (On appelait bateleur, dans les premiers siècles de la monarchie, ceux qui faisaient des jeux de mimes, qui contaient des récits bouffons et exécutaient des tours d’adresse.)

Voici le texte, tel qu’il était à cette époque, de cette ordonnance municipale ; il a été tiré par Estienne Boileau, prévôt de cette ville, de l’ouvrage intitulé : Des Etablissements des Métiers de Paris (chapitre del paage du Petit-Pont) : « Li singes au marchant doibt quatre deniers, se il por vendre le porte et se li singes est à home qui l’aist acheté por son déduit, il est quites ; et si li singes est au joueur, jouer en doibt devant le paagier et por son jeu doit estre quites de toute chose qu’il achète à son usage et aussi tôt li jongleur sont quite por un ver de chanson. »

Jean le Chapelain, dans son Dit du segretain (sacristain) de Cluny, atteste que, de son temps, régnait la coutume de défrayer son hôte par une chanson ou par un conte :

Usages est en Normandie
Que qui hébergiez est qu’il die
Fable ou chanson die à son oste
Cette coutume pas n’en oste
Sire Jehan de Chapelain.

(C’est l’usage en Normandie que celui qui est hébergé dise à son hôte une fable ou une chanson. Cette coutume, sire Jean de Chapelain ne s’en prive pas.)

 
 
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