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Proverbe, expression populaire : Ce n'est pas pour des prunes. Origine, signification

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Expressions, Proverbes
Proverbes et expressions populaires d’usage courant : origine, signification d’expressions proverbiales de la langue française
Ce n’est pas pour des prunes
Publié / Mis à jour le lundi 21 novembre 2011, par LA RÉDACTION
 
 
 
C’est comme si l’on disait : Ce n’est pas pour rien

Il y a ici une allusion aux prunes, qui sont des fruits à très bon marché, par cela même qu’elles sont excessivement communes. De là le mot prune a servi de base à ce proverbe et se trouve au nombre des termes qu’on employait pour indiquer une appréciation très minime de la valeur d’un objet. Il y a une expression proverbiale analogue qui fait le pendant de celle-ci : Ce n’est pas pour des nèfles, signifiant la même chose, parce que les nèfles sont aussi fort communes.

On peut citer comme origine de ce proverbe le fait suivant, extrait de la Correspondance d’Orient (tome Vl) : « Les prunes de Damas ont une grande célébrité. En 1148, nos croisés étant retournés à Jérusalem après avoir vainement assiégé Damas, furent accusés d’avoir fait le voyage de Damas pour des prunes. » On trouve dans Molière ce vers qu’il fait dire à Sganarelle : « Si je suis affligé, ce n’est pas pour des prunes », c’est-à-dire, ce n’est pas pour rien.

On cite à ce propos une petite anecdote sur laquelle quelques personnes s’appuient pour en déduire l’origine de ce proverbe : « On avait fait présent au docteur Martin Gandin, doyen de la Sorbonne, de quelques boîtes de bonnes prunes de Gênes qu’il serra dans son cabinet. Une fois, par mégarde, il laissa la clé sur sa porte et des écoliers, ses pensionnaires, en entrant dans ce cabinet, firent main basse sur une demi-douzaine de ces boîtes. Le Dr Grandin, ne pouvant accuser personne de ce larcin que ses écoliers, fit grand bruit et voulut les chasser immédiatement, lorsque l’un deux se jeta à ses genoux en disant : Hé ! monsieur, si vous nous traitez de la sorte, on dira que vous nous avez chassés pour des prunes. A ces mots le docteur ne put s’empêcher de rire et pardonna. »

 
 
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