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Le tombeau de Montaigne vraisemblablement découvert

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Tombeau (Le) de Montaigne
« vraisemblablement » découvert
(Source : Le Point avec AFP)
Publié / Mis à jour le samedi 23 novembre 2019, par LA RÉDACTION
 
 
 
Des scientifiques ont ouvert ce qui est sans doute la tombe du philosophe. Les investigations vont entrer dans une nouvelle phase, pointe « Sciences et Avenir »

En novembre 2018, le musée d’Aquitaine à Bordeaux faisait une incroyable découverte dans ses sous-sols : un tombeau contenant un cercueil en bois sur lequel une plaque en cuivre laisse apparaître le nom de Michel Montaigne. Un an plus tard, les scientifiques ont ouvert le tombeau pour savoir s’il s’agit bien du philosophe de la Renaissance, raconte Sciences et Avenir. Résultat ? Il repose « vraisemblablement » bien dans ce tombeau, mais de nombreuses analyses à venir devront en apporter la preuve, ont annoncé mercredi les scientifiques et la ville.

« Nous sommes vraisemblablement en présence de Michel de Montaigne » (1533-1592), a affirmé lors d’une conférence de presse Laurent Védrine, directeur du musée d’Aquitaine. « Des indices archéologiques et historiques nous amènent à penser que nous sommes sur la bonne voie. Je le pense, mais je n’en suis pas sûr. Il faut le vérifier », a-t-il ensuite précisé à l’Agence France-Presse. C’est un moment « historique et émouvant », a affirmé Fabien Robert, premier adjoint de Bordeaux, dont Montaigne fut le maire de 1581 à 1585.

Le cénotaphe de Michel de Montaigne exposé au Musée d'Aquitaine, à Bordeaux, le 16 septembre 2016
Le cénotaphe de Michel de Montaigne exposé au Musée d’Aquitaine,
à Bordeaux, le 16 septembre 2016. © Crédit photo : AFP / Georges Gobet

Premiers indices pour les scientifiques
Cela devait être le grand moment. Les 18 et 19 novembre, à Bordeaux, les scientifiques ont extrait le cercueil en bois de chêne, « parfaitement conservé », qui avait déjà pu être observé l’an dernier grâce à l’usage d’une mini-caméra. On peut y lire le nom de Montaigne peint en grandes lettres brunes. Mais son ouverture n’a pas permis de confirmer l’occupant du tombeau. En effet, après avoir ôté les rivets, les spécialistes ont découvert un second cercueil, constitué de plomb et fermé hermétiquement.

« À travers certains pans abîmés, nous avons pu apercevoir quelques ossements, mais notre vision est très fragmentaire. Nous ne savons pas s’il contient un squelette complet », explique Hélène Réveillas, archéoanthropologue au Centre d’archéologie préventive (CAP) de Bordeaux métropole. Y ont été détectés, grâce à une caméra endoscopique, un fémur, un os du bassin et, « en position isolée », un crâne. Une découverte qui devrait mettre les investigations en pause pour l’instant, notamment pour éviter la contamination. Michel Pernot, un historien du CNRS, devrait être mis à contribution. Les fouilles devraient, selon toute vraisemblance, reprendre en début d’année 2020.

Mais ce coup d’arrêt ne signifie pas pour autant que l’ouverture du tombeau aura été inutile. De nombreuses analyses devront être réalisées dans les mois qui viennent par l’équipe d’une quinzaine de scientifiques responsables du dossier : analyse de la structure de pierre du tombeau, étude du cercueil en bois... La taille de celui-ci, environ 1,60 m, pourrait correspondre à celle du philosophe, qui se décrivait comme « d’une taille un peu en dessous de la moyenne ». Un crâne et des dents qui avaient été inhumés hors du cercueil en plomb vont aussi être étudiés. Les « indices » que l’on connaît par les archives vont aussi être mis à profit. On sait par exemple que le philosophe souffrait de calculs rénaux, avait subi des fractures et que son cœur a été extrait à la demande de sa veuve. Enfin, les scientifiques ont découvert un cylindre en plomb dans lequel se trouvait une bouteille en verre contenant une lettre. Il pourrait s’agir de l’acte d’inhumation.

Portrait présumé de Montaigne par un auteur anonyme
Portrait présumé de Montaigne par un auteur anonyme

Après le décès de Michel de Montaigne, le 13 septembre 1592, son cercueil a été installé dans la chapelle du couvent des Feuillants, situé à l’emplacement de l’actuel musée d’Aquitaine. En 1871, le Lycée royal, alors installé en lieu et place, est détruit par un incendie. Les restes du philosophe sont alors transportés au dépositoire du cimetière de la Chartreuse. En 1886, les ossements supposés de Montaigne sont rapatriés à la faculté des lettres et des sciences, qui héberge aujourd’hui le musée d’Aquitaine. Un tombeau qui aurait alors été oublié pendant plus d’un siècle. Mais les doutes persistent et le mystère n’est pas encore levé.

Le Point avec AFP
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