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Le testament de Napoléon sort de l'exil. Vente aux enchères à Drouot

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L’Histoire fait l’Actu
Quand Histoire et Patrimoine font la une, s’invitent dans notre quotidien et deviennent un sujet d’actualité. Le passé au cœur de l’actu.
Testament de Napoléon (Le)
sort de l’exil
(Source : Le Figaro)
Publié / Mis à jour le jeudi 19 septembre 2013, par LA RÉDACTION
 
 
 
Rédigée à Sainte-Hélène, la partie la plus importante des dernières volontés de l’Empereur est la pièce phare d’une vente à Drouot, le 6 novembre 2013

Sainte-Hélène : dix-neuf jours avant la mort de l’Empereur, près de six années d’exil. Malade, Napoléon sait sa fin proche. « Mon fils, il est temps que je termine, je le sens », souffle-t-il au comte de Montholon, le seul à être admis à demeurer auprès de lui jusqu’à la dernière heure. Dans le saint des saints de sa résidence de Longwood, il écrit ses volontés ultimes, en la présence de son fidèle général aide de camp qui, pour l’avoir brillamment accompagné dans les victoires comme dans les défaites, reçut deux millions de francs en récompense. Assis dans son lit, tenant d’une main une planche en carton, trempant de l’autre sa plume dans l’encrier tendu par celui qui sera l’un de ses trois exécuteurs testamentaires, Napoléon écrit, le 16 avril 1821 : « Je désire que mes cendres reposent sur les bords de la Seine au milieu de ce peuple français que j’ai tant aimé. »

Extrait du testament de Napoléon
« Je désire que mes cendres reposent sur les bords de la Seine au milieu de ce peuple
français que j’ai tant aimé », écrit Napoléon dans son testament, le 16 avril 1821

Cette phrase légendaire est en tête des deux premiers codicilles du testament que Drouot mettra en vente le 6 novembre, sous le marteau de Me Castandet. Napoléon l’écrivit en plusieurs fois, du 13 au 29 avril 1821, et il exigea que son ouverture soit « faite en Europe en présence de toutes les personnes qui ont signé sur l’enveloppe ». Cette déclaration sera suivie d’une suite numérotée de legs d’argent, meubles, bijoux, argenterie, porcelaines, armes et livres. Pour éviter la mise sous séquestre par les Anglais, tout ce qui lui appartint à Sainte-Hélène fut donné à ses proches, Bertrand, Montholon ou Marchand, et à sa « très bonne et chère mère », mais à la seule condition que ne soit vendu aucun des effets lui ayant servi. L’histoire des enchères en a évidemment décidé autrement...

Un sort mouvementé
Ces deux premiers codicilles qui tiennent en deux pages manuscrites sont uniques. Ils furent rédigés spécialement à l’attention des geôliers britanniques qui devaient ignorer le reste du testament. Dès sa traversée vers l’Angleterre à bord du Bellerophon, sur lequel il embarque le 15 juillet 1815, Napoléon commence à le rédiger. Il fait une première version, en août 1819, dont le général Bertrand fut le dépositaire, puis une seconde, du 13 au 29 avril 1821.

L’Empereur était soucieux d’échapper aux limitations que le gouvernement anglais pourrait opposer à l’exécution de ces dernières volontés. « Il avait d’ailleurs tellement peur qu’on lui détruise son testament, ajoute Pierre-Jean Chalençon, administrateur du Souvenir Napoléonien, qu’il en a ordonné une copie conforme et immédiate par Montholon. Elle a été faite dans la foulée de l’originale, avec la même encre, le même papier. D’où les trois signatures de Montholon sur la première page manuscrite de ce codicille pour le certifier authentique. Napoléon savait que le comte échapperait à la fouille. Mais les Anglais n’ont pas voulu rendre le testament avant le 16 mars 1853, soit treize ans après le retour des cendres ordonné par Louis-Philippe. Et c’est son fils naturel, le comte Alexandre Colonna Walewski, qui le réclama à la reine Victoria de l’autre côté de la Manche, avant d’être déposé, sous Napoléon III, dans l’Armoire de fer avec tous les documents d’état civil des maisons souveraines de France. »

Le sort mouvementé du testament de Napoléon n’est pas sans rappeler celui de Louis XIV qui fut enfermé dans l’une des tours du Palais de justice, avant de disparaître totalement pendant deux siècles puis d’être offert aux Archives nationales. L’original du testament de l’Empereur conservé aux Archives est composé de quatorze pages auxquelles s’ajoutent huit codicilles, des mémoires et des lettres, dont un petit mot à son fils, le duc de Reichstadt, sur une carte à jouer. Un second exemplaire du testament, en partie écrit de la main de l’Empereur en date du 15 avril, fut confié à l’abbé Vignali, son aumônier, sous le sceau de la confession. Il est aujourd’hui dans les archives de S.A.I. le prince Napoléon.

Ces deux copies de codicilles sont les uniques documents du testament de l’Empereur encore en mains privées. Elles sont arrivées jusqu’à nous par la descendance de Montholon avant d’entrer dans une collection privée française. L’estimation de 80.000 à 120.000 euros paraît plus que raisonnable pour ce joyau de l’histoire de France. Mais que vaudrait alors le premier codicille du premier testament de 1819, entièrement autographe et signé de la main de Napoléon ? Il est aujourd’hui au secret dans une des plus grandes collections parisiennes sur l’Empereur.

Béatrice De Rochebouet
Le Figaro

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