Points de repère Histoire de France Dates et événements importants de notre Histoire
Points de repère de l'Histoire de France. Précis chronologique abrégé consignant les événements marquants et importants de notre Histoire. Pour retrouver, classés par date, les faits historiques notoires. Toutes les dates principales nécessaires à une bonne compréhension de l'Histoire.
Dates historiques principales

 

1783-1784
Long et très rigoureux hiver qui crée, en aggravant la misère, de lourdes charges à l'Etat.

1785
Affaire du collier : arrestation du cardinal de Rohan. — Le cardinal cherchait le moyen de se concilier les bonnes grâces de Marie-Antoinette. Une intrigante, la comtesse de La Motte, lui raconta que la reine désirait posséder un collier estimé 1 600 000 fr. et que le roi, eu égard aux embarras du Trésor, refusait de lui donner. Le cardinal acheta le collier, à crédit, aux joailliers Boehmer et Bossange qui le remirent, chez la comtesse, à un personnage qu'on leur dit être un serviteur de la reine et qui n'était que le complice ou l'amant de la comtesse. Le collier ne parvint naturellement pas à destination : le cardinal ne put payer le premier terme de ses engagements et les joailliers ébruitèrent l'affaire. Louis XVI fit enfermer le cardinal à la Bastille. Un procès s'ouvrit devant le Parlement ; la politique fit, de ce qui n'était qu'une escroquerie vulgaire, une affaire d'État : les nombreux ennemis de la reine y ayant vu une bonne occasion de ternir sa réputation de femme et sa respectabilité de souveraine. Rohan fut acquitté par le Parlement, mais exilé en Auvergne ; la comtesse condamnée à être fouettée, marquée au fer rouge et enfermée à la Salpêtrière ; son mari fut lui-même l'objet d'une condamnation : ils avaient volé le collier et vendu les diamants. Les joailliers ne furent qu'en partie payés. Cette affaire, dans laquelle la reine n'avait certainement rien à se reprocher, fut néanmoins le prétexte de vives attaques contre elle, et indirecte-ment, contre la monarchie.

1786
En cette année se peuvent constater les progrès faits pour le relèvement de notre marine : les forces navales et le personnel sont réorganisés. — Conclusion d'un traité de commerce et de navigation avec l'Angle-terre. — Introduction en France des moutons dits « mérinos » (à Rambouillet). — « Fardier » de Cugnot.

1787
Le ministère propose à l'Assemblée des Notables une répartition plus équitable des charges publiques, qui augmenterait les revenus : cette proposition qui menaçait les biens du clergé est rejetée. Le ministre Calonne se retire; il est remplacé par Loménie de Brienne qui ne fera pas mieux que lui, bien que Louis XVI essaie d'imposer, par des édits, les mesures qu'il préconise. — Le Parlement, (lui refusait d'enregistrer ces édits, est exilé à Troyes, et peu après rappelé. — Le Parlement ne s'oppose pas à la création de nouveaux impôts jusqu'à concurrence de 420 mil-lions, non plus qu'à la concession de tous droits civils et politiques aux protestants, que Malesherbes réclamait depuis 1771. — Louis XVI confie à Montmorin le ministère des affaires étrangères.

1788
Conflit entre le ministère (Loménie de Brienne, premier ministre et Lamoignon, garde des sceaux) et le Parlement, les ministres émettant la prétention de réduire les attributions de celui-ci à la connaissance des affaires privées, et de confier la connaissance des affaires de l'État à une cour plénière recrutée dans les classes privilégiées. — Le conseiller Duval d'Eprémesnil est arrêté pour avoir dénoncé publiquement ce projet ; un mouvement populaire en sa faveur fait différer la réunion de la cour plénière projetée : le mécontentement populaire est général et se traduit un peu partout par une vive agitation. — Le roi rend un édit de convocation des États généraux, pour l'ouverture en avoir lieu le ler mai 1789. — Loménie de Brienne, de plus en plus impopulaire, se retire (25 août) et Necker est rappelé au ministère des finances (27 août). Lamoignon se retire à son tour le Ier sept. — La fin de l'année est remplie d'incidents où continue à s'affirmer la tension entre la Cour et la Nation.

LA RÉVOLUTION

1789
Ouverture des États généraux à Versailles (5 mai). — Le clergé renonce à ses privilèges pécuniaires (20 mai). — La noblesse renonce aux mêmes privilèges (23 mai). — Élection de Bailly à la présidence du tiers état (3 juin). — Le tiers état se constitue en Assemblée nationale (17 juin). — Le roi fait fermer la salle de l'Assemblée nationale à Versailles.
— Serment du Jeu de Paume (20 juin). — Séance royale des États généraux; le roi casse les résolutions du tiers état déclarant inviolables les députés de la nation (23 juin). — A la demande de Louis XVI, le clergé et la noblesse se réunissent au tiers état (27 juin). — L'Assemblée nationale se déclare constituante (9 juillet). — Renvoi de Necker (11 juillet). — Prise de la Bastille par le peuple de Paris (14 juillet).
— Commencement de l'émigration (16 juillet et suiv.).
— Bailly est nommé maire de Paris, et La Fayette commandant de la milice parisienne (16 juillet). — Le roi, à Paris, accepte la cocarde tricolore (17 juillet).
— Séance nocturne de l'Assemblée nationale dans laquelle sont décrétés : l'égalité d'impôts, l'abolition des droits féodaux, privilèges et justices seigneuriales et la vénalité des offices (4 août). — Décrets établissant la liberté religieuse (23 août) et la liberté de la presse (24 août). — Rappel de Necker à la tête du ministère (28 août). — Émeute à Paris : le peuple se porte à Versailles et force le roi et sa famille à revenir dans la capitale (6 octobre). — Translation (12 octobre) et première séance (19 octobre) de l'As-semblée nationale à Paris, salle du Manège, près des Tuileries. — Présentation au roi du premier texte des Droits de l'Homme. — Création des assignats (17 décembre).

1790
L'Assemblée nationale décrète la division de la France en 83 départements (15 janvier). — Le roi se rend à l'Assemblée nationale et jure de maintenir la Constitution (4 février). — Décrets : supprimant les
voeux monastiques (13 février) ; et les droits féodaux (15 mars); enjoignant la vente des biens nationaux, à concurrence de 400 millions (17 mars) ; attribuant à la nation seule le droit de guerre et de paix (22 mai) ; fixant la liste civile du roi et le douaire de la reine, ensemble à 29 millions (9 juin) ; supprimant tous titres de noblesse, ordres, livrées et armoiries (19 juin).
Fête de la Fédération (des 83 départements) au Champ-de-Mars (14 juillet). — Sédition militaire à Nancy (31 août). — Démission de Necker (4 sept.). — Décret sur l'organisation judiciaire et supprimant les Parlements (7 septembre). — Acceptation par le roi de la Constitution civile du clergé (26 décembre).

1791
Loi sur la prestation de serment des ecclésiastiques (26 janvier). — Le peuple de Paris détruit les parapets du château de Vincennes (28 février). — L'église Sainte-Geneviève prend le nom de Panthéon (4 avril) ; le corps de Mirabeau, qui vient de mourir, y est déposé. — Abolition de la torture ; adoption de la guillotine (31 mai). — Fuite du roi : il quitte clandestinement Paris avec la reine, leurs enfants, le dauphin et Madame Royale, sa soeur Madame Élisabeth et M. de Tourzel (20 au 21 juin) ; son arrestation à Varennes (22 juin). — Le roi et les personnes qui l'accompagnaient sont ramenés à Paris (25 juin). — Décret enjoignant aux émigrés de rentrer en France dans les deux mois (9 juillet). — Translation des cendres de Voltaire au Panthéon (11 juillet). — Le roi est suspendu de ses fonctions jusqu'à la présentation de l'Acte constitutionnel (15 juillet).
L'empereur d'Allemagne et le roi de Prusse se mettent d'accord, à Pilnitz, pour menacer l'Assemblée constituante de prendre les armes afin de délivrer le roi (27 août). — Acceptation par le roi de la Constitution (13 septembre). — Réunion à la France d'Avignon et du Comtat Venaissin (14 septembre). — Clôture de l'Assemblée nationale (30 septembre) et son remplacement par l'Assemblée législative (1er octobre). — Mesures contre les émigrés (28 octobre, 8 et 11 novembre). — Pétion est nommé maire de Paris (17 novembre), Manuel, procureur-syndic de la commune de Paris (2 décembre), Narbonne, ministre de la guerre (6 décembre).

1792
Les princes de la famille royale et plusieurs autres émigrés sont décrétés d'accusation (1er janvier). — Déclaration de guerre à l'empereur d'Autriche François II (20 avril) et commencement des hostilités près de Lille (28 avril). — Échec des Français à Tournai. Le général Dillon est assassiné, le général Biron se replie sur Valenciennes. — Un décret menace de la déportation les ecclésiastiques non assermentés (26 mai). — Décret ordonnant la formation d'un camp de 20000 hommes près de Paris (8 juin). — Veto du roi à cette mesure (10 juin), les faubourgs se soulèvent contre le veto du roi (20 juin). — Luckner (maréchal français) est victorieux à Menin (19 juin), à Courtrai et à Ypres (20 juin).
Décret proclamant que la patrie est en danger (11 juillet).
Le roi est suspendu de ses fonctions et enfermé au Temple avec sa famille (10 et 12 août). — Décret convoquant une Convention nationale (10 août). — Décret d'accusation contre les Girondins (15 août). — Décret fixant à 21 ans la majorité des Français (16 août). — La Fayette quitte la France avec son état-major (20 août). — Luckner est remplacé par Kellermann (23 août). — Massacre, par la populace, des prisonniers détenus pour causes politiques dans les prisons de Paris (2, 3, 4 septembre). — Suppression par décrets des ordres : de Malte (19 septembre) et de Saint-Louis (15 octobre). — Dernière séance de l'As-semblée législative et installation de la Convention nationale (21 septembre). — La Convention déclare la royauté abolie et proclame la République (21 septembre). — Un décret rendu postérieurement fixe au 22 septembre le commencement de l'an W de la République. — Décret portant la peine de mort contre les émigrés pris les armes à la main (6 octobre). — Décret proscrivant les dénominations Monsieur et Madame et les remplaçant par citoyen et citoyenne
(10 octobre). — Réunion de la Savoie à la France: elle forme le département du Mont-Blanc (21 et 27 novembre). — Décret portant que Louis XVI sera jugé par la Convention (3 décembre). — Louis XVI, mandé à la barre de la Convention, répond aux quarante-deux questions de Barrère, président, et choisit pour ses défenseurs Tronchet et Target : le premier seul accepte
(11 décembre). — Nouvelle comparution de Louis XVI devant la Convention (26 décembre).
Faits de guerre : d'août à fin décembre. 2 septembre reddition de Verdun par Beaurepaire, marche du roi de Prusse sur Paris ; 11 septembre : le comte d'Artois se joint à l'armée prussienne avec 6 000 cavaliers; 14 septembre: retraite des Français sur Châlons-sur-Marne ; 20 septembre : victoire de Kellermann sur les Prussiens à Valmy ; 22 septembre : occupation de la Savoie par les Français ; 28 septembre : prise de Nice par les Français ; 29 septembre : bombardement de Lille, prise de Spire par Custine ; retraite des Prussiens ; 4 octobre : prise de Worms ; 13 octobre reprise de Verdun ; 21 octobre : prise de Mayence par Custine et de Longwy par Kellermann ; 22 octobre : évacuation du territoire français par les Prussiens 28 octobre : prise de Francfort-sur-le-Mein par Custine ; 6 novembre : victoire de Jemmapes, remportée par Dumouriez ; 8 et 12 novembre : prise de Tournai, de Gand et de Charleroi par les Français ; 13 au 30 novembre : les Français prennent les villes de Bruxelles, Ostende, Malines, Ypres, Furnes, Bruges, Anvers, Tirlemont ; 2 décembre : prise de Namur ; 10 et 14 décembre : prise de Ruremonde, Merzick, Freidenburg et Saarbrück ; 21 décembre : l'année française s'empare de tout le pays compris entre la Saar et la Moselle jusqu'à Consaarbrück.
Le 28 novembre, un corps de Hessois resté dans Francfort, a livré cette ville aux Prussiens qui en ont massacré la garnison française.

1793
En cette année, le duc de Choiseul, combattu par la favorite de Louis XV, la comtesse du Barry, fut disgracié. Le prétexte de son renvoi fut l'appui qu'il donnait au Parlement, lequel était en lutte avec la Cour. Condamnation à mort de Louis XVI et son exécution (17 et 21 janvier). — Déclaration des princes (émigrés) reconnaissant le dauphin pour roi de France, (17 octobre). — Condamnation et exécution de vingt et un députés girondins (31 octobre). — Établissement du culte de la Raison (10 novembre). — Condamnation et exécution du duc d'Orléans, de Mme Roland, de Bailly, du général Houchard, de la comtesse du Barry (31 octobre au 8 décembre). — Reprise de Toulon aux Anglais par Dugommier (19 décembre), avec le concours de Bonaparte, alors capitaine d'artillerie et qui sera nommé l'année suivante général de brigade. — C'est en cette année qu'ont lieu les premiers essais de télégraphie optique par Chappe (12 juillet). — En cette année également que les mois de l'année commencent à porter les noms qui les mettent en concordance avec les saisons (Calendrier républicain).

1794
Le chancelier de Maupeou, créature du parti ennemi du duc de Choiseul, prit la place de ce dernier. Incapable, corrompu et vindicatif, Maupeou fit expier au Parlement ses velléités d'indépendance : les meilleurs de ses membres furent exilés, et le ministre forma un parlement de son choix (le Parlement Maupeou), dont la composition le fit tourner en dérision. Pendant ce temps, l'abbé Terray que Maupeou s'était adjoint pour les finances, gaspillait les deniers publics et lais-sait la concussion et la spéculation achever la ruine de l'État. Le duc d'Aiguillon, chargé des affaires étrangères, mais médiocre diplomate, complétait ce triumvirat dont l'administration acheva de consommer le discrédit et l'appauvrissement de la France. Marseille est déclarée rebelle et sans nom (16 janvier). — La Convention décrète la liberté des nègres et une loi proclame l'abolition immédiate de l'esclavage dans les colonies françaises (4 février). — Adoption par la Convention du drapeau national à trois couleurs : bleu, blanc, rouge (15 février). — Achèvement par les Anglais de la conquête de la Martinique (22 février). — Fondation de l'École polytechnique (11 mars). — Condamnation et exécution: des Hébertistes (24 mars), de Danton, Camille Des-moulins, etc. (5 avril). — Les rois d'Angleterre et de Prusse et le stathouder concluent à La Haye un traité contre la France (19 avril). — Les armées de la coalition s'emparent de Landrecies (30 avril). — Proclamation, à l'instigation de Robespierre, de l'existence de l'Être suprême (7 mai) et première fête nationale en son honneur (8 juin). — Condamnation et mort de Madame Élisabeth, soeur de Louis XVI (10 mai). — Succès des années de la République à Tourcoing, Fleurus, Ypres, Ostende, Mons, Tournai, Gand, Bruxelles, Namur, Nieuport, Anvers (du 15 juin au 31 juillet). — Atrocités ordonnées par les commissaires du gouvernement dans les départements : Carrier et Fouché à Nantes, Tallien à Bordeaux, Lebon dans le Pas-de-Calais, etc. — Chute de Robespierre et du parti de la Montagne ; exécution de Robespierre et de soixante et onze de ses partisans (27 et 28 juillet, soit les 9 et 10 thermidor : c'est la fin du régime dit de la Terreur).

1795
— Succès des Français en Espagne (Fontarabie, 1er août; Saint-Sébastien, 4 août). — Occupation de Trèves par les Français ; reprise par eux du Quesnoy, de Valenciennes, de Condé (6 au 30 août). — Explosion de la poudrière de Grenelle à Paris (31 août). — Reprise du fort de Bellegarde et occupation d'Aix-la-Chapelle (18 et 22 septembre). — Destruction par la marine française des établissements anglais à Sierra-Leone et autres points de la côte d'Afrique (24 septembre). — Prise de Juliers, Bois-le-Duc, Cologne, Vanloo, par les Français (22 septembre au 7 octobre) et de Maestricht, Nimègue, puis Figuières (4, 8 et 27 nov.).
— Établissement, par décret, du Conservatoire des Arts et Métiers : 10 oct. et de l'EcoIe Normale : 30 oct.
— Suppression de toutes les mesures et lois édictées pour établir ou assurer le maximum (24 décembre). — Invasion de la Hollande par les Français (25 déc.). En cette année, la France perd les petites Antilles. — Les Anglais s'emparent momentanément de la Corse (fév. à juin). — Masséna, à la tête d'une armée française, envahit le Piémont (avril), est battu et obligé de battre en retraite sur Gênes. — Révolution à Genève en faveur de la France (19 juillet). — Grave disette en France. — Les Français occupent Amsterdam (19 janvier). — Prise de la flotte hollandaise (immobilisée par les glaces) par des hussards français (20 janvier). — Prise de Berg-op-Zoom et de Zwoll par les Français. — Prise de Rosas (act. Pyrénées-Orientales) par les Français (3 février). — Première pacification de la Vendée conclue à La Jaunaye (15 février). — Division, par décret, de la commune de Paris en douze arrondissements (21 février). — Les conventionnels Barrère, Billaaud-Varennes, Colot d'Herbois et Vadier sont décrétés d'accusation et arrêtés (2 mars). — Combat naval dans la Méditerranée (13 mars). Insurrection des faubourgs de Paris contre la Convention (1er avril). — Traité de paix, conclu à Bâle, entre la République française et le roi de Prusse (5 avril). — Décret introduisant le système décimal dans les poids, monnaies et mesures (7 avril). — Traité de paix et d'alliance entre la France et les Provinces-Unies (Hollande) (16 mai). — Insurrection à Paris des Jacobins (20 au 28 mai). — Suppression, par décret, du Tribunal révolutionnaire (31 mai). — Prise de Luxembourg par les Français (7 juin). — Déclaration de la mort au Temple du dauphin, fils de Louis XVI (8 juin). — Le comte de Provence, frère de Louis XVI, alors à Vérone, prend le titre de roi de France sous le nom de Louis XVIII, le nom de Louis XVII ayant été censé porté par le dauphin mort au Temple (juin). — Combat naval à la hauteur du Morbihan (23 juin). — Reprise par Charette de la guerre en Vendée (24 juin). — Occupation par les Français de Bilbao et Vittoria (17 juill.). — Traité de paix, à Bâle, entre la France et l'Espagne (22 juillet). — Établissement, par décret, du Conservatoire de musique (3 août). — Passage du Rhin par l'armée française de Sambre-et-Meuse, et prise de Dusseldorff (6 septembre). — Capitulation de Manheim (20 septembre). — Proclamation de la Constitution de l'an III (23 septembre). — Décret incorporant au territoire de la République tous les pays conquis en deçà du Rhin, la Belgique, l'État de Liège et le Luxembourg Ier octobre), — Débarquement d'une cadre anglaise à l'île d'Yeu (2 octobre). — Insurrection des Sections de Paris contre la Convention, écrasée par le général Bonaparte : 13 vendémiaire (5 octobre). — Défaite des Français par les Autrichiens à Hochst et devant Mayence (11 et 29 oct.). — Création de l'Institut de France (25 octobre). — Fin de la session de la Convention nationale et sa clôture (26 octobre). — Première séance des deux Conseils législatifs (28 octobre). — Combats de Manheim et de Morbach (29 octobre).

LE DIRECTOIRE

Formation du Directoire exécutif (ler novembre), son installation au Luxembourg (4 novembre). Les nouveaux pouvoirs se partagent comme suit: le Conseil des Anciens, le Conseil des Cinq-cents et le Directoire exécutif ; les premiers Directeurs sont : Rewbell, Barras, La Réveillère-Lépeaux, Letourneur et Carnot. — Évacuation de l'île d'Yeu par les Anglais (17 novembre). — Les Français (Schérer) battent les Autrichiens à Loano, d'où suspension d'armes (23 novembre). — Prise de Creuznach (1er décembre). — L'Autrichien Wurmser reprend Manheim (21 décembre). — En cette année (28 décembre), Madame, fille de Louis XVI, est échangée contre les représentants français que Dumouriez avait livrés à l'ennemi le ler avril 1793. — Carnot a organisé trois armées : celles de Rhin-et-Moselle (Moreau), Sambre-et-Meuse (Jourdan, puis Hoche), Italie (Bonaparte). Elles devront se réunir sous les murs de Vienne et porter ensemble un coup décisif à la monarchie autrichienne.

1796
Création du ministère de la police (let janvier). — Bonaparte est nommé commandant en chef de l'armée d'Italie (23 février). — Fin de la guerre de Vendée, les chefs vendéens Stofflet et Charette sont fusillés (février et 29 mars), au général Hoche est due l'heureuse terminaison de la guerre. — Insurrection dans le Berry (2 au 9 avril). — Début des opérations de Bonaparte en Italie : batailles de Montenotte (11-12 avril), de Millesimo et de Diégo (14-15 avril), de Mondovi (22 avril). — Combat du Pont de Lodi (10 mai). — Traité de Paris entre la République française et le roi de Sardaigne (15 mai). — Bataille d'Albenkirchen (4 juin). — Passage du Rhin par les Français à Kehl (24 juin). — Prise du château de Milan (29 juin). — Bataille de Rastadt (5 juillet). — Occupation de Stuttgart (25 juillet) et de Bamberg (4 août). — Traité de Berlin, entre la République française et le roi de Prusse (5 août). — Victoire de Castiglione (5 août) et occupation de Vérone (8 août). — Bataille de Neresheim (11 août). — Mesures de pacification en Vendée (août). — Occupation, après combat, d'Amberg (17 août). — Traité de Saint-Ildefonse: alliance offensive et défensive entre la France et l'Espagne (18 août). — Combat de Neumarck (23 août). — Bataille de Wurtzbourg (3 septembre). — Combats de Roveredo; occupation de Trente; combat de Bassano (3, 4, 5, 8 sept.). — Bataille de Biberach (2 octobre).
— Le roi d'Espagne déclare la guerre à l'Angleterre (8 octobre). — Traité de paix, à Paris, entre la République et Ferdinand IV, roi des Deux-Siciles (10 octobre). — Les Anglais sont chassés de la Corse, qui rentre sous la domination française (22 octobre). — Bataille d'Arcole (15-17 novembre). — Formation et départ d'un corps expéditionnaire pour aider l'Irlande à chasser les Anglais (décembre).

1797
Kehl se rend à l'archiduc Charles (9 janvier). — Bataille de Rivoli (victoire des Français) (14-18 janvier). — Occupation de Trente (29 janvier). — Prise de Mantoue (2 février). — Reddition de la tête de pont d'Huningue (5 février). — Prise d'Ancône par les Français (9 février). — Traité de paix à Tolentino entre la République française et le pape Pie VI (19 février). — Passage du Tagliamento (16 mars). — Prise de Gradisca (19 mars) et de Botzen (22 mars). — Combat de Tarvis (24 mars). — Prise de Trieste (24 mars), de Klagenfurth (29 mars), de Laybach (let avril). — Signature, à Léoben, des préliminaires de paix entre la France et l'Autriche (15 avril). — L'armée de Sambre-et-Meuse passe le Rhin à Neuwied (18 avril). — Passage du Rhin par l'armée de Rhin-et-Moselle, qui prend Kehl et Offenbourg. — Armistice sur le Rhin (20, 21, 23 avril). — Éntrée d'Augereau à Venise (16 mai). — Prise de Corfou (28 juin). — Proclamation de la République cisalpine (9 juillet). — Coup d'État du Directoire contre les membres opposants du Conseil des Cinq-Cents et des Anciens (4 septembre : 18 fructidor). — Loi excluant les ex-nobles des fonctions publiques et les privant de leurs droits politiques (15 septembre). — Mort de Hoche à Wetzlar (18 septembre). — Traité de paix de Campo-Formio, suite des préliminaires de Léoben, entre la France et l'Autriche ; fin de la guerre d'Italie (17 octobre). — Ouverture du Congrès de Rastadt (9 décembre). — Présentation solennelle au Directoire du général Bonaparte qui lui remet le traité de Campo-Formio (10 décembre).

1798
Invasion de la Suisse. — Réunion de Mulhouse au territoire français (28 janvier). — Prise de Fribourg ; occupation de Soleure et Morat ; prise de Berne (2 et 5 mars). — Traité réunissant Genève à la France (26 mars). — De la première coalition contre la France, l'Angleterre est restée seule ; mais elle n'a pas désarmé. Bonaparte fait approuver par le Directoire son projet d'aller l'attaquer dans ses possessions de l'Inde : la première partie de ce projet comporte l'expédition d'Égypte. — Départ de l'expédition d'Égypte (19 mai). — Prise de Malte (10-13 juin). — Prise d'Alexandrie (Ier-3 juillet). — Bataille des Pyramides (21 juillet). -- Bataille navale d'Aboukir, désastreuse pour la flotte française (Ier août). — Loi établissant la conscription militaire en France (5 septembre). — Déclaration de guerre de la Turquie à la France (12 septembre). — Bataille de Sédyman (7 octobre). — Combat de Civita-Castellana (5 décembre). — Déclaration de guerre de la France aux rois de Naples et de Sardaigne (8 décembre). — Occupation de Turin (8 et 10 décembre). -- Occupation de Rome par Champion-net (15 décembre). — L'Angleterre s'allie avec la Russie contre la France (18 décembre). La Russie prend également pour alliée la Turquie (23 déc.). — Au cours de cette année, les derniers Français (blancs) ont été chassés par les noirs du territoire de la République d'Haïti (ancienne colonie de Saint-Domingue).

1799
Championnet occupe Naples et proclame la République Parthénopéenne (23 janvier). — Prise de Corfou et des autres îles Ioniennes aux Français par les flottes russe et turque. — Démission du général Joubert ; destitution du général Championnet, accusé de concussion (mars). — Remaniement dans le commandement des armées ; Schérer, armée d'Italie ; Macdonald, armée de Naples; Masséna, armée d'Helvétie ; Jourdan, armée du Danube ; Bernadotte, armée du Rhin ; Brune, armée de Hollande (mars). — L'archiduc Charles passe le Lech (mars). — Déclaration de guerre du Directoire à l'Autriche (12 mars). — Une deuxième coalition se déclare contre la France : elle englobe l'Autriche, l'Angleterre, une partie de l'empire germanique, le royaume de Naples (réduit à la Sicile), le Portugal, la Turquie, les États barbaresques et la
Russie (mars). — Jourdan battu à Stockach (22 mars). — Défaites des Français par les Autrichiens sur l'Adige (30 mats) et à Magnano (5 avril). — Assassinat des plénipotentiaires français à Rastadt (28 avril).
Souwaroff prend le commandement des Russes et des Autrichiens en Italie; Moreau celui de l'armée française (27 avril). — Remaniement dans le Directoire et dans les ministères (juin et juillet). — Levée en masse (12 juillet). — Combats de la Trébie (17-19 juin) qui achèvent la ruine de la domination française sur l'Italie et la Lombardie. Perte par les Français de la bataille de Novi, où Joubert est tué (15 août). — Les Anglais débarquent au Helder (27 août). — Victoire de Brune sur les Anglais et Russes en Hollande
(19 sept.), capitulation des mêmes à Alkmaer (6 octobre). — En Syrie et Égypte : prise par Bonaparte d'Él Arisch, de Jaffa et de Gaza. — Siège de Saint-Jean-d'Acre. — Victoire de Bonaparte au Mont Thabor (février au 18 avril). -- La peste sévit dans l'armée française ; Bonaparte ramène ses troupes en Egypte
(20 mai). — Destruction d'une armée turque à Aboukir (24 juillet). — Bonaparte remet le commandement de l'armée à Kléber et s'embarque en secret pour la France (22 août). II débarque à Fréjus (8 octobre). — Coup d'État du 18 brumaire : un décret préparé par les partisans de Bonaparte lui confère le commande-ment général et ordonne la translation du Directoire et des Conseils à Saint-Coud (9 nov.). — Le Conseil des Cinq-cents est chassé par la force armée de la salle de ses séances (9 novembre, dix-huit brumaire) ; Bonaparte, Roger Ducos et Sieyès sont proclamés consuls provisoires (10 novembre) par le Conseil des Anciens.


 
 

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