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19 janvier 1903 : naissance officielle de l'académie Goncourt

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19 janvier 1903 : naissance officielle
de l’académie Goncourt
(D’après « Revue universelle », paru en 1903)
Publié / Mis à jour le dimanche 19 janvier 2020, par LA RÉDACTION
 
 
 
C’est seulement six ans après la mort de son fondateur Edmond de Goncourt, à la suite de difficultés de tout genre, de contestations, d’incidents judiciaires et de transactions, que l’académie des Goncourt obtient enfin son existence légale

Les frères Edmond et Jules de Goncourt, qui détestaient l’Académie française, eurent un jour l’idée de fonder une académie nouvelle, composée de littérateurs ayant une originalité tranchée. Cette société devait fonctionner après leur mort, et chacun de ses membres, désigné d’abord par eux, recevrait une rente annuelle.

Cette idée n’était qu’un pur rêve, car la fortune des Goncourt était alors médiocre. Elle ne prit corps qu’après la mort de Jules (1870), lorsque Edmond de Goncourt, qui, pour se distraire de la perte de son frère, s’était mis à collectionner des œuvres d’art, apprit un jour que sa collection de dessins seule valait environ 250 000 francs. Il reprit alors son projet abandonné et, de concert avec son ami le plus cher, Alphonse Daudet, arrêta toutes les dispositions qui devaient, pensait-il, assurer la réalisation de son œuvre.

Edmond et Jules de Goncourt. Dessin de Gavarni
Edmond et Jules de Goncourt. Dessin de Gavarni

Son académie devait comprendre dix membres. Les dix premiers qu’il choisit étaient Gustave Flaubert, Paul de Saint-Victor, Fromentin, Barbey d’Aurevilly, Léon Cladel, Théophile Gautier, Théodore de Banville, de Chennevières, Veuillot et Vallès. Beaucoup d’entre eux moururent et, à partir de ce moment, la liste fut fréquemment modifiée. Avec Alphonse Daudet, on y vit figurer Guy de Maupassant, Paul Bourget, Pierre Loti, Emile Zola, Joris-Karl Huysmans et Henry Céard. Maupassant mourut à son tour ; les noms de Bourget, de Loti et de Zola furent effacés lorsqu’ils posèrent leur candidature à l’Académie française. Il en fut de même de Céard, à la suite d’une discussion.

Edmond de Goncourt fit de nouveaux choix parmi les habitués de son « grenier » qui l’affectionnaient et qui lui étaient particulièrement chers. Par son testament, ouvert quelques jours après sa mort, le 19 juillet 1896, il consacrait tout ce qu’il possédait à la fondation de son académie, destinée à soutenir l’art indépendant ; il en excluait les hommes politiques, les fonctionnaires, les grands seigneurs et les poètes.

L’académie devait comprendre dix membres, se compléter elle-même en cas de vacance, constituer une association cordiale se réunissant en un dîner mensuel et distribuer chaque année un prix de 5000 francs à un jeune écrivain. Chaque membre devait recevoir 6000 francs par an à titre de rémunération. Goncourt désignait pour ses exécuteurs testamentaires Alphonse Daudet et Léon Hennique. Il les chargeait de liquider sa succession et de faire divers dons. Enfin il désignait comme membres de l’académie future Alphonse Daudet, Huysmans, Octave Mirbeau, Rosny aîné, Rosny jeune, Léon Hennique, Paul Margueritte et Gustave Geffroy.

Edmond de Goncourt. Photographie colorisée de Nadar réalisée en 1890
Edmond de Goncourt. Photographie colorisée de Nadar réalisée en 1890

Pour assurer l’avenir et le fonctionnement de son institution littéraire, il fallait qu’elle pût jouir d’un revenu annuel de 65 000 francs. La vente des collections et de la maison de Goncourt n’atteignit pas la somme sur laquelle il comptait. Les droits de succession, les frais des procès engagés par des collatéraux qui demandaient la nullité de son testament, les transactions faites vinrent ébrécher le capital réalisé. La mort d’Alphonse Daudet, exécuteur testamentaire, compliqua encore la situation.

Et il ne fallut pas moins de six ans avant que l’académie, qui s’était complétée par l’adjonction de Léon Daudet, Lucien Descaves et Élémir Bourges, pût se réunir officiellement pour la première fois en janvier 1903. L’actif de la nouvelle société littéraire étant d’environ 50 000 francs de rente, les dix académiciens délibérèrent lors de cette réunion sur la question de savoir si, pour faire fonctionner pleinement l’académie, il n’était pas nécessaire de capitaliser le montant de l’héritage jusqu’au jour où on aurait obtenu les revenus indispensables.

 
 
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