
Quelques événements du 30 OCTOBRE
30 octobre 1242
Paix de Lorris avec le comte de Toulouse.
30 octobre 1632
Le duc de Montmorency est décapité à Toulouse. Très jeune, Henri II, duc de Montmorency, se montra digne du glorieux passé de ses aïeux. Après s'être signalé à plusieurs reprises contre les ennemis intérieurs de l'Etat, il devint maréchal de France et gouverneur du Languedoc. Pour son malheur, Gaston, duc d'Orléans, qui s'était brouillé avec son frère et le cardinal de Richelieu, vint se réfugier dans son gouvernement. Montmorency se laissa entraîner dans sa révolte ; il fut blessé et fait prisonnier à la rencontre de Castelnaudary contre le maréchal de Schomberg. Le cardinal fit instruire son procès par le parlement de Toulouse et employa tous les moyens pour qu'on le condamnât à mort. Au moment du supplice, lorsque le bourreau s'approcha pour lui lier les bras, le duc, qui tenait un crucifix entre ses mains, le remit au père Arnoux, son confesseur, en disant noblement : « Tenez, mon père, il ne faut pas que le juste soit lié avec le coupable. » Au-dessus de la porte de l'Hôtel de Ville, se trouvait la statue de marbre d'Henri le Grand ; elle arrêta son regard. En voyant son confesseur qui le considérait, il lui dit : « Mon père, je regarde la figure de ce monarque qui a été très bon et très généreux. » Montmorency continua sa marche et monta sur l'échafaud avec le même courage que s'il allait à une mort glorieuse.
30 octobre 1697
Signature de la paix de Ryswick par la France et l'Autriche.
30 octobre 1782
Naissance de Paganini. Son talent était si grand qu'il arrivait, avec son simple violon, à rendre des scènes fantastiques, des voix cassées et chevrotantes de vieilles sorcières, des cris surnaturels. L'illusion qu'il créait était telle que bien souvent dans la salle des femmes s'évanouissaient. Des hommes eurent des hallucinations et affrimèrent avoir vu de leurs yeux le diable en personne en train de guider l'archer. Le physique même de Paganini était diabolique, bizarre et fascinant. Il était long, maigre, d'une pâleur cadavérique, mais des yeux flamboyants qui le rendaient très impressionnant lorsqu'il arrivait sous les feux de la rampe. Il avait de longs cheveux noirs, des bras et des doigts démesurés, « son poignet tient au bras, écrit un de ses contemporains, par des articulations si souples que je ne saurais mieux comparer qu'à un mouchoir placé au bout d'un bâton et que le vent faisait flotter ! » C'était un personnage étrange : il donnait des soirées brillantes, obtenait des succès extraordinaires, puis disparaissait, s'évanouissait pendant quelques mois ou quelques années sans que personne ne sût jamais où il avait été. La sensibilité de son tympan était telle qu'il pouvait percevoir une conversation à voix basse, à une assez grande distance, et qu'il éprouvait même une véritable douleur lorsqu'on parlait à haute voix devant lui. Il était très nerveux ; pendant les répétitions, ses yeux jetaient des éclairs sur les musiciens terrifiés. Il éclatait en injures, se mordait les lèvres ou hurlait des Bravissimo ! enthousiastes. Parfois, il arrachait une, deux ou même trois cordes et jouait des morceaux entiers sur une seule corde de violon. Son avarice était devenue proverbiale.
30 octobre 1794
Création de l'Ecole Normale en France. Les premiers professeurs nommés étaient Lagrange, Charles Bonnet, Garat, Bernardin de Saint-Pierre, Daubenton, Thouin et Belle.
30 octobre 1828
Prise du château de Morée par les Français, condamnés par le général Maison. Cette prise acheva la libération du sol de la Grèce.
30 octobre 1912
Mort d'Henri Dunant. C'est à Heiden, en Suisse, au bord du lac de Constance, où « l'homme en blanc » était venu chercher refuge dix-huit ans auparavant, pauvre et déjà malade, que, ce matin du 30 octobre, Henri Dunant entra en agonie. A la fenêtre de sa chambre, l'instituteur suspendit un drapeau à la croix rouge. Le soir, il attacha un crêpe à la hampe. Henri Dunant, le visionnaire, avait cessé de vivre.
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