
Quelques événements du 26 SEPTEMBRE
26 septembre 1494
Mort d'Ange Politien, l'un des poètes qui ont fleuri au temps des Médicis. Ses ouvrages sont écrits en grec, en latin et en italien.
26 septembre 1736
Mort de Duguay-Trouin, pour qui Louis XIV avait une grande admiration et aimait entendre de sa bouche le récit de ses exploits. Un jour, Duguay-Trouin racontait au roi une expédition où, entre autres vaisseaux, il en avait un qui se nommait La Gloire. - J'ordonnais, dit-il, à la Gloire de me suivre... - Vous savez bien qu'elle vous est fidèle, lui dit Louis XIV.
26 septembre 1783
Première représentation du Mariage de Figaro. Louis XVI en personne se fit lire la pièce en présence de la reine. « C'est détestable, aurait-il dit, cela ne sera jamais joué, il faudrait prendre la Bastille ! » Quand on sut dans Paris que la pièce était interdite, le public se passionna aussitôt et voulut savoir pourquoi le roil'avait trouvée trop hardie. On disait même la pièce indécente et subversive, aussi la cour et la ville voulurent la connaître. On pressa Beaumarchais, de toutes parts, de venir faire la lecture de sa comédie dans les salons. Après s'être fait longtemps prié, il confessa, un peu hypocritement, mais très habilement, que la pièce était réellement injouable, qu'elle risquerait d'être mal interprétée par le grand public, mais qu'il ne voyait aucun inconvénient à la lire devant des gens d'esprit ! C'est ainsi qu'il fit des lectures du Mariage de Figaro chez la princesse de Lamballe, chez la maréchale de Richelieu, chez la duchesse de Villeroy... Beaumarchais arrivait dans ces salons, portant sous le bras son manuscrit entouré de faveurs et de rubans roses, et il le lisait lui-même. C'était, disait-on, un acteur-né et on admirait « sa belle figure ouverte, spirituelle, un peu hardie peut-être. » Les lectures privées créèrent autour de la pièce une atmosphère de sympathie ; et Beaumarchais demanda que la censure examinât de nouveau son ouvrage. Le Mariage demeura encore interdit ; toutefois on finit par en tolérer la représentation dans une fête offerte au comte d'Artois le 27 septembre. - La pièce tombera ! avait prédit quelqu'un à Sophie Arnould. - Oui, répondit-elle, elle tombera cinquante fois de suite ! Beaumarchais savait parfaitement que le meilleur moyen d'assurer le succès d'une oeuvre était qu'on en parlât longtemps avant même de la connaître. Il laissa donc passer encore une année. Toutefois, afin que l'on n'oubliât pas le Mariage, il fit connaî,tre dans tout Paris la romance chantée par Chérubin : J'avais une marraine, Que mon coeur, que mon coeur a de peine ! La chanson eut une vogue incroyable. Beaumarchais revint à l'attaque, demanda un nouvel examen de la censure, et le rapport du censeur fut cette fois positif.
26 septembre 1786
L'Angleterre signe avec la France un traité mécontentant les industriels français. Il prévoit le libre-échange en termes de commerce et de navigation.
26 septembre 1791
Naissance de Théodore Géricault.
26 septembre 1829
Mort de Pelletan, chirurgien français, auteur d'un ouvrage en trois volumes, sous le titre de Clinique chirurgicale.
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