L'éphéméride, les événements du jour, anniversaires de faits historiques
Cette rubrique vous invite à découvrir des événements classés par dates et survenus avant 1900. Une façon instructive et amusante de graver dans sa mémoire quelques repères indispensables à une bonne connaissance de notre passé.
éphéméride et événements du jour

JOUR / MOIS


Quelques événements du 8 OCTOBRE

8 octobre 332 av. JC
Mort de Démosthène, celui dont le nom est devenu synonyme d'éloquence, qui obtint son premier triomphe à l'âge de dix-huit ans au cours d'un procès contre ses tuteurs. Ce succès l'encouragea ; il fut grisé et crut qu'il pouvait prendre la parole devant les Athéniens alors qu'il était loins de posséder la science grammaticale. Il fut hué par un public qui ne supportait pas le moindre barbarisme de langage ou la plus petite faute de syntaxe. Démosthène décida alors d'acquérir les connaissances de réthorique qui lui faisaient défaut. Il dut, en outre, surmonter de très nombreuses difficultés physiques. Sa constitution était faible et sa respiration courte. Pour tout arranger, sa voix n'était guère harmonieuse, enfin - et c'était là le comble pour un orateur - il était handicapé par un terrible zézayement. Il travailla avec un tel acharnement le style de ses phrases et sa prononciation que, lorsque huit années plus tard, il réapparut sur une tribune politique, le peuple d'Athènes lui réserva un accueil délirant. Devenu vite fort influent, il employa toute sa véhémence à dénoncer les ambitions territoriales de Philippe de Macédoine, espérant ainsi secouer la torpeur des Athéniens. Pour rendre ses discours plus percutants, il appuyait ses idées par de grands gestes, des cris et même des larmes. Bien que fort sobre, il buvait parfois un peu de vin avant de prendre la parole afin, disait-il, d'échauffer son imagination.

8 octobre 1361
Combat entre Macaire et le chien d'Aubry de Montdidier, ordonné par le roi Jean. Aubry de Montdidier, passant seul dans la forêt de Bondy, fut assassiné et enterré au pied d'un arbre. Son chien resta plusieurs jours sur sa fosse, et ne la quitta que pressé par la faim. Il vient à Paris chez un intime ami du malheureux Aubry, et par ses tristes hurlements semble vouloir lui annoncer la perte qu'ils ont fuite. Après avoir mangé, il recommence ses cris, va à la porte, tourne la tête pour voir si on le suit, revient à cet ami de son maître, et le tire par son habit, comme pour lui marquer de venir avec lui. La singularité de tous les mouvements de ce chien, sa venue sans son maître qu'il ne quittait jamais, ce maître qui tout d'un coup avait disparu ; tout cela détermina à suivre ce chien. Dès qu'il fut au pied de l'arbre, il redoubla ses cris en grattant la terre, comme pour faire signe de chercher en cet endroit : on y fouilla, et on y trouva le corps du malheureux.
Quelque temps après, il aperçoit par hasard l'assassin, que tous les historiens nomment le chevalier Macaire ; il lui saute à la gorge, et l'on a bien de la peine à lui faire lâcher prise ; chaque fois qu'il le rencontre, il l'attaque et le poursuit avec la même fureur. L'acharnement de ce chien, qui n'en veut qu'à cet homme, commence à paraître extraordinaire ; on se rappelle l'attachement qu'il avait toujours marqué pour son maître, et en même temps les preuves de haine que Macaire avait souvent données contre Aubry. Quelques autres circonstances augmentent les soupçons.
Le roi instruit de tous les discours qu'on tenait à ce sujet, fait venir ce chien qui paraît tranquille jusqu'au moment qu'apercevant Macaire au milieu d'une vingtaine d'autres courtisans, il tourne, aboie, et cherche à se jeter sur lui. Dans ces temps-là on ordonnait le combat entre l'accusateur et l'accusé, lorsque les preuves du crime n'étaient pas convaincantes : on nommait ces sortes de combats jugements de Dieu, parce qu'on était persuadé que le Ciel aurait plutôt fait un miracle que de laisser succomber l'innocence. Le roi, frappé de tous les indices qui se réunissaient contre Macaire, jugea qu'il échéoit gage de bataille, c'est-à-dire, qu'il ordonna le duel entre le chevalier et le chien.
Le champ-clos fut marqué dans l'Ile Notre-Dame, qui n'était alors qu'un terrain vague et inhabité. Macaire était armé d'un gros bâton ; le chien avait un tonneau percé pour sa retraite et ses relancements. On le lâche ; aussitôt il court, tourne autour de son adversaire, évite ses coups, le menace tantôt d'un côté, tantôt d'un autre, le fatigue, et enfin s'élance, le saisit à la gorge, le renverse et l'oblige à faire l'aveu de son crime, en présence du roi et de toute la cour. Ce combat était peint sur une des cheminées de la grande salle du château de Montargis. Pour en savoir plus, lire notre article

8 octobre 1754
Mort de Fielding, écrivain anglais, auteur des romans de Tom Jones, de Joseph Andrews, de la Vie de Jonathan Wild, et de diverses comédies estimées.

8 octobre 1799
Bonaparte débarque en France Sieyès avait préparé à Paris le retour du général.


 

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