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Légendes, croyances : superstitions liées au mariage dans le Sud-Ouest

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Légendes, Superstitions
Légendes, superstitions, croyances populaires, rites singuliers, faits insolites et mystérieux, récits légendaires émaillant l’Histoire de France
Mariage dans le Sud-Ouest (Superstitions liées au)
(D’après un récit paru en 1902)
Publié / Mis à jour le dimanche 24 janvier 2010, par LA RÉDACTION
 

La crédulité du peuple attribuait et attribue encore de nos jours à certains hommes et à certaines femmes le pouvoir de frapper d’impuissance les jeunes époux. Cet état d’impuissance était attribué à un maléfice. « Ce n’est pas un maléfice fantastique et imaginaire, dit l’abbé Thiers, mais un maléfice réel et effectif, puisque l’Église, qui est conduite par le Saint-Esprit, et qui par conséquent ne peut errer, reconnaît qu’il se fait par l’opération du démon ; qu’elle fulmine si souvent des anathèmes contre ceux qui le donnent ou qui le procurent, et qu’elle propose aux fidèles des remèdes pour le prévenir et pour s’en délivrer, lorsque Dieu permet qu’ils en soient affligés. (...) Ceux qui mettent ce maléfice en usage sont excommuniés par une infinité de règlements ecclésiastiques et par les statuts synodaux. »

Voici ce que dit le Rituel de Périgueux de 1536 : « Nous vous dénoncion per excumengants tous sorciers et sorcières, charmador et charmaressas, tous aquels et aquelles qui bouton empachement en maridages, qui sont à far, ou faits... »

Le premier soin de Bossuet, après avoir été nommé évêque de Condom (1670), fut de faire publier la liste des cas réservés. Il cite le suivant : « La magie, auquel cas sont compris les sorciers enchanteurs, devins et magiciens, ceux qui les consultent et se servent deux, et les noueurs d’aiguillette pour empescher la consommation du mariage. »

« Dans le pays basque, le jour de son mariage, et pendant la cérémonie, un fiancé prudent aura sur ses genoux un pan de la robe ou du tablier de sa fiancée. Cette précaution, disent les matrones, mettra les jeunes époux à l’abri du redoutable maléfice appelé esteca, par antiphrase, et qui consiste dans une inévitable et invincible antipathie qui les désunirait à jamais. » (Le Pays basque, par Francisque Michel, p. 149).

« Si deux époux veulent éviter d’être liés par le curé, le jour de leur mariage (sorte d’ensorcellement), il faut que la mariée mette du mil dans ses souliers, avant de se rendre à l’église, et que le mari s’agenouille sur la robe de sa femme. - Pour se faire désensorceler, verser du vinaigre dans une clef forée et la mettre au feu. » (Notes pour servir à l’étude des traditions, croyances et superstitions de la Gironde, par François Daleau, 1889).

On lit dans le Rituel romain, pour l’usage du diocèse de Bordeaux, publié par l’autorité de feu Messire Armand Bazin de Besons, archevêque de Bordeaux : « Avis touchant les personnes mariées qui sont empêchées par sortilège ou par maléfice d’user du mariage : Lorsque Dieu permet par un secret jugement que des personnes mariées soient empêchées par des sortilèges ou maléfices de consommer le mariage, si elles s’adressent à leur curé, pour obtenir le secours de ses prières et de celles de l’église, il doit les consoler charitablement, et les porter à la patience, en leur représentant que Dieu n’a permis ce mal que pour exercer leur foy, et leur donner moyen de satisfaire à sa justice pour leurs pechez. Il les exhortera à n’accuser ni soupçonner personne de le leur avoir causé... Si le maléfice continue, il leur assignera un jour pour dire à leur intention la Messe du Saint Esprit après laquelle, lorsque le peuple sera retiré, il fera pour elles les prières suivantes... etc. »

De Lancre (De l’Inconstance des démons, 1613), déclare que dès l’année 1609, le diable avait placé son trône dans les landes de Bordeaux. « L’on use, dit-il, de trop de douceur en France envers les sorciers ; tous bons juges doivent faire cette résolution générale en France et ailleurs de punir de mort les sorciers qui auront été simplement plusieurs fois au sabbat, bien qu’ils ne soient convaincus d’aucuns maléfices ; à quoi doivent être portés surtout les parlements, d’autant qu’il se voit réellement que le sortilège a déjà passé la frontière, ayant déjà outrepassé tout le labour et affligé rudement la ville de Bayonne, qui est cruellement affligée de ce voisinage, Satan ayant fait sauter à grandes volées et en pleine liberté le sabbat, et placé son trône en une infinité de lieux de nos déserts et landes de Bordeaux. »

« De jeunes époux doivent bien se garder de passer par des chemins de traverses avec le cortège nuptial, ils y trouveraient infailliblement des sorcières » (Erreurs et préjugés populaires concernant la médecine - Bulletin de la Société de Bordeaux et Dax, 1895)

D’après les anciennes coutumes de Bordeaux, « toute personne qui use de sortilèges doit être condamnée à un long emprisonnement et à la confiscation de ses biens ; puis elle est bannie. Si elle revient elle est punie de mort.

 
 
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