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Être un pigeon. Origine et signification. Dictionnaire proverbes et expressions

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Expressions, Proverbes
Proverbes et expressions populaires d’usage courant : origine, signification d’expressions proverbiales de la langue française
Être un pigeon
(Source : Le Figaro)
Publié / Mis à jour le vendredi 27 avril 2018, par LA RÉDACTION
 
 
 
Se faire duper, passer pour un imbécile

Imbécile, sot, crétin... Quand il est question de qualifier le degré d’idiotie d’un individu, le dictionnaire n’est jamais en reste. Et a fortiori, il ne manque pas de mots d’oiseau. C’est le cas par exemple de l’expression « être pris pour un pigeon ». Mais que vient faire cet étrange volatile dans nos conversations ? Le Figaro revient sur son histoire.

Du bas latin pipionem, accusatif de pipio « pigeonneau », lui-même dérivé des verbes pipiare, pipire « piauler », le mot pijon, ainsi orthographié au XIIIe siècle, désigne tout d’abord le « petit d’un oiseau ». Pas question de « cœur de pigeon », « sorte de cerise » ou de « pigeon vole » c’est-à-dire le « refrain de chanson ». Ces derniers arriveront respectivement au XVIIe et XIXe siècles. Le mot caractérise jusqu’au XIVe siècle un bébé oiseau.

Au XVe siècle, le mot admet de nouvelles acceptions. Non content de prendre, à quelques exceptions près, l’orthographe que nous lui connaissons aujourd’hui, le mot s’emploie dans l’usage populaire dans le sens de « pigon », à savoir « homme naïf, facile à duper ». Mais pourquoi l’oiseau a-t-il sauté du coq à l’âne, ou en l’occurrence ici, à la « dupe » ? Georges Planelles nous éclaire dans son livre Les 1001 expressions préférées des Français.

Un aspect stupide
Loin d’être capillotracté, ce changement de sens est en effet dû à une origine, celle du mot « dupe ». Un animal tout droit descendu d’un sacré oiseau, la « huppe ». Un volatile qui doit son nom à sa huppe, c’est-à-dire sa crête. Ou du moins, comme l’indique Le Trésor de la langue française, « à son aspect stupide ». Quel rapport nous direz-vous encore avec le pigeon ? Eh bien ! il faut maintenant se diriger vers le verbe « duper ».

« Dé-hupper » (contracté en duper), note l’auteur Georges Planelles, c’était enlever la huppe de l’animal, et par là, le plumer. » Celui qui se faisait « duper », se faisait donc « plumer ». C’est-à-dire « avoir », mais aussi, par extension, « voler » et « dépouiller ».

Comme le pigeon était bien plus présent dans les rues que la huppe, les habitants ont naturellement préféré le mot « pigeon » au terme « huppe » pour qualifier une « dupe », puis, par vases communicants, un « sot ». Le dupé devant être quelque peu imbécile pour se laisser becqueter...

À noter qu’il existe d’autres noms d’oiseau pour qualifier notre transformation en « idiot ». Rappelons le terme « dindon », dans l’expression « être le dindon de la farce » mais également le mot « boloss ».

Alice Develey
Le Figaro

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