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Monastère royal de Brou (Ain) : chef-d’œuvre gothique flamboyant

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Monastère royal de Brou (Ain) :
chef-d’œuvre gothique flamboyant
(Source : Le Progrès)
Publié / Mis à jour le samedi 8 janvier 2022, par LA RÉDACTION
 
 
 
Le monastère royal de Brou, à Bourg-en-Bresse, dans l’Ain, est né du chagrin de Marguerite d’Autriche qui venait de perdre son troisième mari. Ce joyau de l’architecture gothique, écrin somptueux pour trois tombeaux princiers, abrite aujourd’hui aussi un musée des Beaux-Arts.

Marguerite d’Autriche a un destin peu ordinaire. Fille de Maximilien de Habsbourg, empereur du Saint-Empire romain germanique, elle sert d’instrument politique à son père, qui la destine successivement à trois mariages, pour sceller des ententes diplomatiques.

Elle épouse à trois ans le Dauphin de la couronne de France, avant d’être répudiée. Puis l’Infant d’Espagne, qui meurt précocement. Et enfin, l’héritier du duc de Savoie, pour garantir le passage des troupes impériales vers l’Italie. Mais le jeune Philibert le Beau meurt trois ans plus tard des suites d’un refroidissement. Marguerite d’Autriche n’a que 24 ans.

Monastère royal de Brou, à Bourg-en-Bresse (Ain)
Monastère royal de Brou, à Bourg-en-Bresse (Ain).
© Crédit photo : Office de tourisme de Bourg-en-Bresse

Pour surmonter son chagrin, elle fait construire un édifice... de 4000 m2 !
Même si l’amour n’a pas été à l’origine de ce mariage, ce sentiment semble avoir uni profondément Marguerite et Philibert. Le monastère de Brou, à Bourg-en-Bresse (Ain), en témoigne. Après la disparition de son époux bien-aimé, Marguerite d’Autriche fait édifier ce monument sur l’emplacement d’un vieux prieuré bénédictin. Avec l’aval du pape. L’édifice est construit en un temps record, de 1506 à 1532, avec l’aide des meilleurs maîtres d’œuvre et artistes de toute l’Europe.

L’édifice comprend à la fois une nécropole et un monastère occupé par des moines augustins, chargés de prier pour le prince enterré dans l’église. L’ensemble de 4 000 m2 carrés constitue un joyau du gothique flamboyant, le gothique de la Renaissance. Avec notamment trois cloîtres à étages, un chœur superbement décoré, des vitraux historiés, une haute toiture de tuiles vernissées et colorées...

Un somptueux tombeau
Philibert le Beau bénéfice d’un somptueux tombeau, proche des sépultures de sa mère, et plus tard, de sa femme. Les initiales du couple, un P et un M unis par un lacs d’amour, figurent à de nombreux endroits dans le monument. Un amour inscrit à tout jamais dans la pierre.

Le monastère royal de Brou est constitué de bâtiments monastiques, qui s'articulent autour d'une église et de trois cloîtres
Le monastère royal de Brou est constitué de bâtiments
monastiques, qui s’articulent autour d’une église et de trois cloîtres.
© Crédit photo : Jean-Christophe Ballot / Centre des Monuments Nationaux

Menacé à la Révolution, le monastère royal de Brou est heureusement classé parmi les monuments à conserver aux frais de la Nation. Il est malgré tout converti en prison, puis en caserne de cavalerie, en dépôt de mendicité et en hospice d’aliénés. Classé aux monuments historiques, le monastère fait ensuite l’objet de plusieurs restaurations. Cédé par l’État à la ville de Bourg-en-Bresse au début du XXe siècle, il accueille ses premiers visiteurs, ainsi qu’un musée municipal en 1922.

Aujourd’hui, il présente une large palette de peintures, sculptures, mobiliers et objets d’art du XVe siècle à nos jours. Avec des pépites signées Gustave Doré, Gustave Moreau, Maurice Utrillo, Pierre Soulages... Et une ouverture à l’art contemporain. Plusieurs siècles de l’histoire de l’art sont ainsi retracés dans ce temple dédié à l’amour.

Jeanne Palay
Le Progrès

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