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Une perle à restaurer : la chapelle de Brec'h habitée par une chouette

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Une perle à restaurer : la chapelle
de Brec’h habitée par une chouette
(Source : Le Télégramme)
Publié / Mis à jour le mercredi 1er avril 2015, par LA RÉDACTION
 
 
 
Datée de 1464, la chapelle Saint-Jacques, située en entrée de bourg, en venant de Sainte-Anne-d’Auray, est un joyau pittoresque. Une perle dans une coquille de verdure.

Depuis début mars, la toiture est bâchée afin de protéger des intempéries cet édifice, dont la commune est propriétaire. Le sort de cette chapelle, consignée à l’inventaire des Monuments historiques le 19 novembre 1946, s’inscrit désormais dans l’avenir. Un travail a été mené par l’architecte des Bâtiments de France, Dominique Lizerand, sollicité par le comité de chapelle né en 2010, lui-même poussé par l’association des Amis de Saint-Jacques-de-Compostelle.

L’édifice a été élevé sur les terres du seigneur Jehan Du Garo par Guillaume Le Guénec. Ce dernier aurait commis une exaction contre sa mère, pour laquelle il a été condamné. De retour d’un pèlerinage à Rome, avec la bénédiction de l’évêque de Vannes Yves de Pontsal (1450-1476), il a fait construire la chapelle. L’inscription et le blason en façade comportent ses noms, auxquels vient s’ajouter celui d’Henry Cadoret, curé de Brec’h. La façade du monument se compose de deux pilastres, en forme de prisme, encadrant la porte. On y trouve des feuilles de chou stylisées, quelques éléments gothiques, et au-dessus, le blason seigneurial supporté par deux angelots.

Chapelle Saint-Jacques, commune de Brech (Morbihan)
Chapelle Saint-Jacques, commune de Brech (Morbihan)

Des transformations sont intervenues au XVIIe siècle, avec l’ajout du clocheton sur le pignon ouest, et certainement l’installation d’un retable éclairé par une fenêtre au nord. Aujourd’hui, l’intérieur de la chapelle ne regorge plus de trésors. L’état est au délabrement. Les statues ont été entreposées à la chapelle Notre-Dame-des-Fleurs. Les travaux nécessaires avaient été évalués en février 2013, sous l’ancienne mandature. La restauration nécessite deux tranches, dont les coûts avaient été estimés ainsi : 238.990 € pour la première et 213.834 € pour la seconde.

Première tranche programmée à partir de juillet
Jusqu’alors, rien n’avait été entrepris. L’équipe municipale en place votera au prochain conseil les prestataires de service qui auront la lourde tâche d’accomplir cette restauration. En effet, elle est programmée en 2015, avec le démarrage des travaux de la première tranche en juillet. Elle concernera la charpente, la toiture et la maçonnerie. Clin d’œil de la nature, une chouette niche dans la chapelle : des pelotes de réjection, à l’entrée, témoignent de sa présence. Pendant les travaux, une structure va être mise en place pour qu’elle puisse continuer à fréquenter les lieux.

À l’entrée de Brec’h et sur la route des pèlerins
Le quartier Saint-Jacques se situe à l’entrée nord-est du bourg de Brec’h, aux frontières de Sainte-Anne-d’Auray et Plumergat. Surplombant la magnifique vallée du Loch, on peut imaginer l’activité qui régnait en ce quartier, autrefois sur la route de Vannes, une voie commerciale. De ce côté-là, la chapelle Saint-Jacques offre une entrée saisissante dans le bourg, elle trône dans un virage dangereux. Brec’h était un relais mentionné en 1648 sur la carte des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle, il sera également celui du Tro Breiz, le chemin s’appelait « Hent Er Chapeleu » pour honorer alors les sept saints fondateurs de la Bretagne.

Plus bas, la fontaine et le lavoir complètent l’ensemble décousu par la départementale D19, créée au XIVe siècle et agrandie au XXe siècle, et qui n’a fait, semble-t-il, qu’aggraver l’état du site. Jusqu’alors, il fallait traverser le pont Brec’h. Ce même pont qui a peut-être donné le nom à la commune, Brec’h voulant alors dire « pont » ; le doute est toutefois permis. Tout à côté, le chemin des demoiselles bleues, hommage rendu aux libellules d’une couleur si singulière qui parcourent le Loch, est un sentier prisé des randonneurs et remonte jusqu’au moulin de Treuroux.

Le Télégramme

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