S’attachant affection et respect des flibustiers pourtant habitués à n’obéir qu’à eux-mêmes, l’angevin Bertrand d’Ogeron, nommé gouverneur de l’île de la Tortue et de Saint-Domingue en 1665, ouvre à la France le chemin d’une terre destinée à devenir l’une de ses plus riches colonies, sans quémander ni argent, ni secours, ni provisions, ni encouragements.
Chassés de Saint-Christophe en 1630 par l’escadre espagnole de Frédéric de Tolède, les Français s’étaient réfugiés dans la petite île de la Tortue, au nord de Saint-Domingue, un port sûr, un air salubre, de bonnes eaux mais peu abondantes, et une position facile à défendre les invitant à s’y fixer. Epris de liberté, affranchis des lois de leur patrie...
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(Juillet/Août/Septembre 2007) de notre trimestriel LA FRANCE PITTORESQUE |
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 La France pittoresque N° 23 |
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