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Repères de l'Histoire de France. Dates historiques, événements, personnages. Période première moitié du XVIe siècle - Histoire de France et Patrimoine


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Repères historiques

Points de repère de l’Histoire de France. Précis chronologique abrégé. Les événements marquants et importants de notre Histoire, classés par date


Première moitié du XVIe siècle
Publié / Mis à jour le jeudi 8 avril 2010, par LA RÉDACTION



 

Points de repère de l’Histoire de France : première moitié du XVIe siècle. Précis chronologique abrégé consignant les événements marquants et faits historiques notoires de la première moitié du XVIe siècle. Toutes les dates principales nécessaires à une bonne compréhension de l’Histoire.

1501-1503
Louis XII s’allie avec Ferdinand le Catholique, roi d’Espagne, pour faire la conquête du royaume de Naples dont il lui promet une part, par le traité de Grenade. Les deux souverains ont respectivement pour généraux le duc de Nemours et Gonsalve de Cordoue. Le royaume de Naples (où restaient çà et là des éléments français depuis l’expédition de Charles VIII) est rapidement conquis. Cependant les Espagnols soulèvent des difficultés à propos de la délimitation de leur part de la conquête : ils sont plus nombreux que les Français et en profitent pour chasser du midi de l’Italie leurs alliés de la veille : ils restent maîtres du royaume. C’est pour faire sauter les forts de Naples occupés par les Français, que l’on fait pour la première fois usage de la mine. Les faits d’armes les plus remarquables qui résultent de ces événements sont les défaites des Français à Seminara, Cérignole et sur le Garigliano. Dans cette campagne, se distinguèrent particulièrement les capitaines français : La Palisse, le chevalier Bayard, le duc de Nemours et Louis d’Ars. Ce dernier ayant été bloqué dans la ville de Venouse qu’il commandait, y soutint un siège d’une année, et ne l’abandonna qu’en 1504 sur l’ordre formel de Louis XII : il traversa alors toute l’Italie avec toute sa petite troupe, et ses armes et bagages, pour rentrer en France.

1504-1505
Traités de Blois (1505), qui consacrent la ruine des espérances des Français en Italie. Le royaume de Naples étant complètement perdu pour Louis XII, il lui reste le Milanais, sous réserve d’une redevance à payer à Maximilien d’Autriche. Il décide alors de fiancer sa fille Claude de France, née en 1499, à Charles d’Autriche, petit-fils de l’empereur d’Allemagne et du roi d’Espagne Ferdinand le Catholique ; Claude de France recevra en dot le Milanais et les duchés de Bourgogne et de Bretagne. Par un autre traité, est arrêté le mariage de Germaine de Foix, nièce de Louis XII, avec le roi d’Espagne, veuf de Isabelle de Castille.

1508
États généraux de Tours. — Convoqués par Louis XII, ils annulent le traité de Blois relatif au mariage de Claude de France, qu’ils supplient Louis XII de donner de préférence pour femme à François d’Angoulême (lequel doit être son héritier). Ainsi le Milanais peut-être, et en tout cas sûrement la Bourgogne et la Bretagne resteront à la Couronne de France. Pour témoigner à Louis XII la gratitude de la Nation pour sa bonté, et pour les réductions d’impôts qu’il a ordonnées, les États lui décernent le titre de Père du Peuple.

— Formation entre Louis XII, Maximilien d’Autriche, Ferdinand le Catholique et le pape Jules II de la Ligue de Cambrai contre la république de Venise dont les empiétements les inquiètent et dont les pro-cédés équivoques les ont tous plus ou moins lésés. Louis XII est à la tête des Français.

1509
Victoire des Français commandés par Louis XII, à Agnadel, sur les Vénitiens. Ceux-ci, après leur défaite, retirent dans leur territoire propre, toutes leurs troupes de la terre ferme qu’elles occupaient et ouvrent une campagne diplomatique dans le but de désunir les nouveaux alliés.

1511
Le pape Jules II, à qui les Vénitiens ont restitué les villes qu’ils lui avaient prises dans la Romagne, se réconcilie avec la République et se retourne contre Louis XII. Il noue à son tour une ligue dans laquelle ne tardent pas à entrer ceux qui hier encore étaient les alliés du roi de France, puis Henri VIII d’Angle-terre. Le but de cette ligue est de chasser complète-ment les Français d’Italie. — Mort de Commines.

1511-1513
La nouvelle campagne d’Italie est pour l’armée française et ses chefs une suite de faits glorieux, mais le résultat en est déplorable. Gaston de Foix (neveu de Louis XII) s’illustre à Bologne, à Brescia, à Ravenne. Bayard renouvelle ses exploits. Mais les Français sont battus à Novare entre Turin et Milan. Entre temps les Anglais avaient envahi la France au nord, et infligeaient à la chevalerie française une sévère défaite à Guinegate en une rencontre qui fut appelée « Journée des Eperons », à cause de la rapidité avec laquelle les nôtres se sauvèrent du champ de bataille. La France était envahie aussi dans le sud, en Navarre, et dans l’est, par les Suisses qui s’avancèrent jusqu’à Dijon. La guerre se faisait aussi contre les Anglais sur mer : notre marine, encore bien peu nombreuse, y perdit la Belle Cordelière, vaisseau d’un modèle alors tout nouveau, et que son capitaine Primoguet, fit sauter plutôt que de le rendre à la flotte ennemie supérieure en force.

1514
Mort d’Anne de Bretagne. Mariage de Claude de France avec François d’Angoulême. Louis XII se réconcilie avec Henri VIII, dont il épousa la soeur (Traité de Londres). Cessation des hostilités contre la France par suite d’accords entre Louis XII et les confédérés encore agissants. II est remarquable que les revers militaires et diplomatiques essuyés par Louis XII n’ont pas nui à la prospérité intérieure de la France. La Couronne s’est vue à plusieurs reprises dans de grands embarras financiers, néanmoins au cours du règne, la population s’est accrue, le commerce s’est développé, le bien-être s’est étendu — et le roi est resté populaire. Louis XII a été puissamment aidé dans la bonne conduite des affaires intérieures par son premier ministre, le cardinal Georges d’Amboise, auquel la population garde autant de reconnaissance qu’à lui-même.

1515
Mort de Louis XII. — Il ne laisse pas d’enfants.

VALOIS-ANGOULÊME
1515
La couronne passe au gendre de Louis XII, François d’Angoulême, fils de Charles d’Orléans et de Louise de Savoie, né en 1494, qui prend le nom de François Ier. L’année même de son avènement, impatient de venger les échecs militaires que la France vient de subir, et de reprendre le Milanais, François Ier rassemble en hâte une armée de près de 35 000 combattants, franchit hardiment les Alpes au col de l’Argentière et fond sur le Milanais où, la première surprise passée, les troupes suisses ennemies lui opposent une résistance héroïque. Néanmoins, elles sont taillées en pièces à Marignan (environs de Milan) dans une bataille de deux jours (13 et 14 septembre). Après cette victoire, François se fait armer chevalier par Bayard. La victoire de Marignan rend François Ier maître du Milanais et décide le doge de Gênes à lui faire la remise du territoire de cet État.

1515-1516
La victoire que François Ier vient de remporter lui donne un prestige immense en Europe. Les Suisses, redoutant sa puissance, renoncent à le combattre désormais ; ils signent avec lui, à Fribourg, un traité de paix perpétuelle, grâce auquel ils ne loueront plus leurs services à d’autres princes qu’aux rois de France. Le pape Léon X fait alliance avec lui ; la Pragmatique sanction est dénoncée et remplacée par un Concordat qui met fin à tous les différends entre la France et le Saint-Siège et aux termes duquel le roi de France se réserve le droit de nomination aux évêchés et abbayes, le pape ne gardant que le droit d’investiture canonique (Concordat de Bologne, 1516). Quelques semaines auparavant, François Ier avait signé avec Charles d’Autriche, roi d’Espagne, le traité de Noyon ; il renonçait en faveur de Charles à ses prétentions sur le royaume de Naples et Charles s’engageait à restituer la Navarre à Henri d’Albret. Ces divers traités mettent fin à la guerre.

1518-1517
Débuts de la Réforme religieuse ; en 1516, Zwingle, curé de Zurich, prêche en Suisse contre l’adoration des reliques, les mœurs des moines et le luxe de la cour de Borne ; en 1517, Luther, en Allemagne, prêche contre le trafic que fait des indulgences la cour de Rome pour remplir son trésor.

1518-1520
En 1516, Charles d’Autriche est devenu roi d’Espagne par suite de la mort de son aïeul maternel Ferdinand : il a pris le nom de Charles V (Charles-Quint). Ce prince devient le plus puissant de la chrétienté lorsque, en 1519, il succède à son aïeul paternel dans la possession des duchés d’Autriche : il possède alors les Pays-Bas, les Flandres, l’Espagne, le royaume de Naples et l’Autriche ; il a été élu empereur d’Allemagne, enfin il joint à ses possessions les immenses et riches territoires de l’Amérique dont on ne connaît pas encore à cette époque l’étendue.

La puissance de Charles-Quint, sans égale au monde, est une menace permanente pour la France et pour le reste de l’Europe ; l’équilibre européen est rompu à son profit. C’est pour rétablir cet équilibre que vont s’engager de nouvelles guerres, premiers résultats de la rivalité entre la Maison de France et la Maison d’Autriche. François Ier ne soutiendra pas moins de quatre de ces guerres.

1520
Entrevue du Camp du Drap d’or. — Dans le but de contracter alliance avec Henri VIII d’Angleterre, François Ier l’invite à une entrevue près de Gaines, et le reçoit dans un camp magnifique, qui fut appelé Camp du Drap d’or à cause de la magnificence qu’y déployèrent les seigneurs français. Ce déploiement de luxe froisse Henri VIII qui s’en retourne sans avoir conclu l’alliance désirée ; mais peu après, il accorde à Charles-Quint ce que n’a pas pu obtenir François Ier.

1521-1526
Première guerre entre François Ier et Charles-Quint. — François Ier avait posé sa candidature à l’empire d’Allemagne, mais les électeurs lui avaient préféré Charles-Quint. Autant par dépit de cet échec que pour ruiner la puissance impériale en Italie, François Ier arme contre son puissant voisin. Mais les Impériaux (troupes de toute origine au service de l’Empereur) envahissent la Champagne. Bayard les arrête par sa belle défense de Mézières. La lutte s’établit aussi sur la frontière du Nord et les Pyrénées. Les Français commandés par Lautrec ont envahi l’Italie ; Lautrec se fait battre à La Bicoque en 1522. En 1523, le connétable français duc de Bourbon, pour assouvir sa rancune contre Louise de Savoie, mère de François Ier et en ce moment régente du royaume, passe au service de Charles-Quint et s’entend avec lui pour démembrer la France. Mais il faut d’abord la conquérir. Les Impériaux et autres troupes de Charles-Quint envahissent la Guyenne, la Franche-Comté, la Cham-pagne, mais sont repoussés partout.

En Italie, le commandement de Lautrec a été donné à un protégé de la régente, Bonnivet, aussi incapable que lui ; en effet, il est battu à Biagrasso en 1524 et obligé de battre en retraite, pendant laquelle il subit deux nouvelles défaites, à la Sesia et à Romagnano. Blessé, il donne le commandement à Bayard, qui assure la retraite mais est lui-même atteint mortellement. Les Impériaux, menés par le connétable de Bourbon, poussant vivement devant eux les restes de l’armée française, envahissent la Provence et viennent assiéger Marseille. Le siège dure depuis quarante jours lorsque François Ier, arrivant à la tête de troupes fraîches, force les assiégeants à se retirer ; il les poursuit jus-qu’en Italie, s’empare de Milan, et met le siège devant Pavie, mais il commet l’imprudence de se séparer d’une partie de son armée qu’il envoie faire la con-quête du royaume de Naples. Sur ces entrefaites, les Impériaux reçoivent des renforts et l’attaquent vigoureusement : c’est la bataille de Pavie (fév. 1525) que François Ier perd par son excès de témérité, et où, ayant eu son cheval tué sous lui, il est fait prisonnier.

C’est un désastre pour les Français qui perdent là un grand nombre d’hommes et leurs meilleurs capitaines. François Ier est emmené à Madrid où, pendant une année de captivité, Charles-Quint essaie vainement à plusieurs reprises de lui imposer un traité dont le résultat serait le démembrement de la France. Il ne se résigne à le signer (Traité de Madrid, janvier 1526) que ne voyant aucun autre moyen de rentrer en France, mais avec l’intention de ne pas l’exécuter. Ce traité portait renonciation de François In à toute prétention sur l’Italie, la Flandre, l’Artois ; la Bourgogne était rendue à la maison de Charles le Téméraire, le connétable de Bourbon était amnistié et François Ier (devenu veuf de Claude de France) devait épouser la soeur de Charles-Quint.

1527-1529
Deuxième guerre avec Charles-Quint. — Le traité de Madrid constitue un danger non seulement pour la France, mais pour l’Europe. D’ailleurs, deux grandes assemblées : Assemblée de Cognac et États de Bourgogne en délient le roi, en proclamant qu’il n’était pas maître d’aliéner aucune province du royaume. Henri VIII rompt son alliance avec Charles-Quint pour se ranger à côté de François Ier, et les républiques italiennes, menacées dans leur indépendance par la puissance de l’Empereur, font cause commune avec eux. La guerre recommence. Charles-Quint jette en Italie des bandes de lansquenets allemands contre lesquelles les Italiens, mal organisés, ne peu-vent se défendre. L’Italie est ravagée par ces pillards que commande l’ex-connétable de Bourbon. Ils mettent à sac la ville de Milan, et marchent sur Rome, qu’ils prennent d’assaut le 6 mai 1527. Le duc de Bourbon est tué en montant à l’assaut ; mais sa mort n’arrête pas les Allemands, et la ville, livrée pendant huit jours au pillage, est complètement vidée des richesses artistiques et mobilières qu’elle renfermait.

En apprenant ces événements, François Ier envoie en hâte en Italie une armée commandée par Lautrec. Les Allemands se retirent devant elle jusqu’à Naples où ils s’enferment, tandis que les Français occupent le royaume. Lautrec assiège la ville et la fait bloquer par mer par l’amiral génois André Doria. Mais ce der-nier, prenant acte de quelques vexations subies du fait de la cour de France par la république de Gênes, se retire avec sa flotte. D’ailleurs la peste se met dans les rangs des Français, Lautrec meurt. Le siège de Naples est levé et les troupes de François Ier regagnent la haute Italie (1528). L’année suivante, une autre armée française est battue et détruite en Lombardie (à Landriano). L’Italie, cette fois, est définitivement perdue pour la France. François Ier est contraint de conclure la paix de Cambrai (dite Paix des Dames), parce qu’elle fut négociée par la mère du roi de France, Louise de Savoie et la tante de Charles-Quint). François Ier devra payer à Charles-Quint deux millions d’écus d’or, et épouser Éléonore de Portugal (soeur de Charles-Quint, mariage qui a lieu en 1530). Il conserve la Bourgogne et Charles lui rend ses fils (qu’il avait dû faire venir en Espagne comme otages, lors de la signature du traité de Madrid). L’Italie tout entière reste sous la domination de Charles-Quint, lequel se fait couronner en 1531 à Bologne, empereur d’Allemagne et roi d’Italie.

Entre temps, François Ier a fait alliance avec le sultan des Turcs, Soliman le Magnifique et s’est ménagé le bon vouloir des protestants de Suisse et d’Allemagne.

1536-1538
Troisième guerre avec Charles-Quint. — Celle-là eut pour prétexte l’assassinat à Milan d’un agent politique que le roi de France y entretenait secrète-ment. La vraie raison en fut, comme pour les précédentes, la nécessité de combattre l’extension de la puissance de Charles-Quint.

Une armée française s’empare sans coup férir du Piémont, mais doit bientôt se retirer devant les Impériaux qui, en la poursuivant, envahissent la Provence. Partout les populations se défendent bravement, et poussent l’abnégation jusqu’à aider les troupes royales à ravager le pays, afin que les ennemis n’y trouvent pas de quoi vivre. En effet, celles-ci ne pouvant subsister dans les campagnes où tout a été détruit, abandonnent le pays. Pendant ce temps, une armée allemande a échoué dans sa tentative d’envahir la Picardie. Enfin, Soliman le Magnifique en envahissant la Hongrie, a créé de nouveaux embarras à Charles-Quint. L’Empereur est bien aise de pouvoir signer avec François Ier une trêve de dix ans (trêve de Nice, 1538).

1542-1544
Quatrième guerre avec Charles-Quint. — En 1534, la ville de Gand se révolte contre Charles-Quint qui, pour aller la châtier, est obligé de traverser le territoire de la France. Il en obtient l’autorisation de François Ier qui, d’autre part, donne de grandes fêtes en son honneur, mais lui demande en échange le Milanais pour son fils.

Charles promet tout ce qu’on lui demande, tant qu’il est en territoire français, mais une fois rentré dans ses États, refuse de tenir ses promesses. Du reste, il essuie un grave revers en s’attaquant aux pirates barbaresques. Un envoyé du roi de France au sultan est assassiné à point pour justifier la reprise de la guerre. François Ier prend l’offensive, sur toutes nos frontières à la fois, pendant qu’une flotte turque vient aider la nôtre à bombarder Nice (1544). En Italie, l’armée française du comte d’Enghien couronne une série de succès partiels, par la victoire de Cérisoles. Mais Charles-Quint a proclamé une sorte de croisade contre François Ier" coupable de faire la guerre avec l’appui des mahométans à un prince chrétien, et Henri VIII, bien qu’il ait rompu avec le pape et qu’il soit un chrétien des plus tièdes, se découvre des convictions qui l’entraînent dans le parti de l’Empereur. Pendant que ce dernier envahit la Picardie et la Champagne où il s’avance jusqu’à Château-Thierry, le roi d’Angleterre fait une descente sur nos côtes du Pas-de-Calais ; il s’empare de Boulogne, mais se borne ensuite à guerroyer dans le pays. Cependant les Impériaux ont été arrêtés en Champagne par une partie des troupes rappelées d’Italie, et aussi par l’éclosion de troubles sus-cités en Allemagne par les protestants, troubles que Charles-Quint juge assez menaçants pour lui faire abandonner la partie en France. En effet, il consent à signer avec François Ier le traité de Crespy qui termine (sept. 1544) cette quatrième guerre dont la France ne recueille aucun avantage. Quant à Henri VIII, il continue à occuper le Boulonnais sans faire de grands efforts pour élargir sa conquête momentanée : cette situation prend fin en 1546 par le Traité d’Ardres.

1547
Mort de François Ier (mars) et de Henri VIII (janvier). Le règne de François Ier" a été marqué, outre les grands faits qu’on vient de rapporter, par deux grands et considérables événements, qui intéressaient l’ensemble du monde civilisé : la Réforme et la Renaissance. Bien que presque continuellement occupé par les nombreuses guerres qu’il a soutenues, François ler donna aux Lettres et aux Arts un essor considérable. Il réorganisa et disciplina l’armée : on lui doit la création du Havre, et le développement de notre marine ; il encouragea les découvertes maritimes et favorisa le commerce ; de son règne date l’établissement de l’état civil. Les guerres qu’il entreprit étaient nécessaires et sauvèrent l’Europe de la domination de Charles-Quint. Ses victoires, et même ses défaites, qui furent toujours glorieuses, intimidèrent l’Europe et lui imposèrent le respect du nom français. Sous le règne de François Ier, les divers éléments de la nationalité française achevèrent de se souder, si bien que la France était le seul grand État de l’Europe dont les populations étaient complètement unifiées. François Ier se montra habile politique dans ses alliances et par l’encouragement qu’il donna (pour créer des difficultés à Charles-Quint) au protestantisme naissant. Par contre, il se montra à l’intérieur intolérant, en permettant le massacre des Vaudois, secte hérétique, mais inoffensive, qui habitait le versant des Alpes.

De Claude de France, François Ier eut plusieurs enfants : François, dauphin, qui mourut empoisonné vers l’âge de vingt ans ; Henri, duc d’Orléans, qui lui suc-céda sous le nom de Henri II ; Charles, duc d’Orléans à l’avènement de son père, et qui mourut sans enfants ; Madeleine, qui épousa Jacques V, roi d’Écosse, et Marguerite, duchesse de Berry, qui épousa Emmanuel-Philibert, duc de Savoie.

Avènement de Henri II, fils de François W et de Claude de France, né en 1519. Il a épousé en 1533 Catherine de Médicis (née aussi en 1519), fille de Laurent de Médicis, duc d’Urbin et de Madeleine de La Tour d’Auvergne (princesse française).

1548
Cette année est marquée par le mariage de Jeanne d’Albret, fille de Henri, roi de Navarre, avec Antoine de Bourbon, duc de Vendôme, descendant de Robert de Clermont, cinquième fils de saint Louis ; de ce mariage naîtra Henri IV. — En 1548 également, Marie Stuart, fille du roi d’Écosse, Jacques V et de Marie de Guise, est envoyée en France et fiancée au dauphin, fils de Henri II (qui sera François II). — C’est à partir de cette année que les monnaies en France portent l’effigie du souverain (jusqu’alors, elles étaient marquées d’une croix, ce qui en rendait l’imitation trop facile).




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